[RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

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[RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Patience le Jeu 29 Oct - 0:28

--Baka_Boo a écrit:[RP ouvert à tous dans l' respect des règles du RP.
Les puristes m'objecteront p't-être qu'il y a une incohérence, Tiadriel étant d'garde sur Montpensier c'te s'maine et non Rick. Mais j'ai vu avec LJD Rick et LJD Tiadriel. Ils souhaitaient qu'mon intervention s'passe comme ça !
Bonne lecture !
LJD le PNJ Baka_Boo]




Il n'était qu'colère et haine. Il v'nait d'passer trois mois à croupir, à moisir au fond d'ce trou, d'ce cachot sordide, puant, à écouter les autres lavettes chouiner. Un ramassis de mauviettes ! Des pleurnichards pour la plupart. Lui n'était pas comme cela. Il avait réfléchi. Trois longs mois à fomenter un plan pour se venger d'elle. C'te garce ! C'te gueuse qui l'avait envoyé là. C'te maréchale d'malheur. Il en cracha par terre d'dégoût.
Mais aujourd'hui... Un rictus mauvais étira ses lèvres, laissant découvrir deux rangées de dents gâtées. Aujourd'hui, l'heure d'la vengeance avait sonné. Elle allait l'payer ! L'payer très cher.

C'tait fou c'qu'un peu d'troc pouvait apporter comme infos. Bien sûr, il fallait avoir des objets de valeur, mais en rapinant quelques nobles... Ça s'trouvait facilement. Et après... Ben après, les informations tombaient toutes seules.
Son adresse, ses tours de garde et surtout ceux d'l'époux. Impossible d'le manquer. Un grand moustachu chauve. Ça s'trouvait pas à tous l'coins d'rues. Trois chiards pour compléter la panoplie. Un p'tit pisseux suivi d'une paire d'chialeuses. L'avait du avoir un prix d'gros d'là-haut. Deux pour une ! Pfff !

Il avait pensé s'en prendre à elle en premier avant d's'décider à la briser d'abord. L'mari, puis les mioches ! Ensuite, si elle s'accrochait, il suffirait d'lui donner l'coup d'grâce, si c'tait nécessaire. Elle et son Aristote ! Pouah ! Il cracha à nouveau son dégoût.

Il avait échaffaudé un super plan. Il y croyait dur comme fer. Un truc infaillible.
Il avait rejoint Montpensier depuis plusieurs jours déjà, épiant, glânant des informations supplémentaires. Installé à l'auberge, se faisant passer pour un poivrot la plupart du temps, il avait étudié les lieux et savait, maintenant, exactement d'où il m'nerait son attaque.
L'diacre, il portait l'épée qu'sur les remparts. Ensuite, il l'enl'vait. Il s'rait facile à éliminer. Il suffisait qu'il ait quitté son groupe. Il n'tait pas bien malin. Il allait toujours dans sa taverne ensuite. Il était rare qu'il s'attarde en ch'min. Mais il était aussi médicastre. L'tromper pour l'approcher au plus près discrètement. Il n'verrait pas l'attaque partir.


[Montpensier, 21 octobre 1457]

Il l'attendait au bas des marches des remparts c' matin là, comptant le suivre jusqu'à l'Antre des Bûcherons quand il la vit ! Il n'savait pas c'qu'elle f'sait là. Les chiards n'étaient pas avec elle. Sûr'ment qu'ils étaient avec l'autre. Une belle p'tite donzelle. Personne n'avait du la toucher celle-là. Il se s'rait bien porté volontaire lui !
Mais il s'égarait là. Il posa d' nouveau les yeux sur c'te garce ! Et son sang n' fit qu'un tour. Elle était armée mais lui aussi. Il n'avait pas acheté son épée pour s'curer les dents avec ! Une fraction d' seconde avant d' lui sauter d'ssus, il s'demanda si elle l'reconnaîtrait.


Crève charogne !

Il la bouscula et ils roulèrent tous les deux sur l' sol, dans l'sens opposé. Son plan bien huilé oublié, il s' releva prestement et s' rua sur elle, les yeux exorbités par la haine, l' regard fou.

J'vais t'étriper et m'faire un collier d' tes viscères ! Puis, j'enverrai tes lardons t'rejoindre !
--Esteban. a écrit:[Ventre maternel - Jour J]

Cela faisait maintenant plusieurs jours, qu'il s'était caché là, dans le ventre de sa maman. Il était très discret, trop peut-être. Il voulait faire une surprise à tout le monde et il s'était préparé pendant des jours et des jours à cela. Peut-être même des semaines. D'abord, il fallait qu'il grossisse un peu et après il pourrait sortir de cet endroit si chaleureux qui lui avait permis de grandir doucement mais sûrement. Il avait hâte de voir à quoi ressemblaient les voix qu'il entendait tous les jours. D'abord il y avait une voix douce et mélodieuse, celle de sa maman, puis celle plus grave mais chaleureuse de son papa et enfin, il y en avait trois autres plus fluettes, sûrement celles de ses aînés. Il avait eu le temps d'y penser pendant ces longs mois à sa manière de sortir. Un petit coup sur le ventre maternel, un grand coup pour éclater la bulle d'eau et à lui la sortie à l'air libre.

Maman n'était pas au courant, il était prêt à parier son prochain repas. Quoi que c'était peut-être cher parier cela. Il faudrait qu'il réfléchisse à cela une fois dehors. Après tout, il ne savait rien de la vie hors de la bulle. Il entendait plein de choses mais ne comprenait pas toujours tout. De toute manière, il en était sûr que sa maman ne savait pas qu'il était là, car elle ne faisait pas attention à lui. Parfois, il était bousculé de ci et de là. Certes, il essayait de bouger un peu, mais à peine, pour ne pas gâcher l'effet de surprise quand même. Parfois, il appuyait même sur quelque chose dont il ne savait pas comment ça s'appelait et sa maman était obligée de courir. C'était son petit bouton d'urgence ! C'était marrant ce petit jeu d'ailleurs ! Ainsi quand il s'ennuyait et qu'il ne réfléchissait pas à son plan, il appuyait sur cette chose ! Cela lui passait quelque temps et cela calmait un peu les ardeurs maternelles.

Et soudain, alors qu'il n'avait rien demandé, il fut bougé dans tous les sens. Que faisait donc sa mère si tôt le matin ? Elle faisait la fête ou quoi ? Il avait la tête qui tournait et pas que la tête d'ailleurs. Il ne savait plus où il en était et où se trouvait son bouton d'urgence pour que sa maman arrête de gesticuler partout... Il fallait qu'il le retrouve au plus vite.
Rick a écrit:[Remparts de Montpensier]

Le matin se levait timidement, dans la brume, derrière les volcans. Du haut des remparts, Rick avait une belle vue sur la plaine alentour, qui ressemblait à un océan de nuages. Dans quelques minutes, elle aurait disparue. Encore une grosse demie-heure et le jeune maréchal pourrait quitter son poste pour rejoindre son lit douillet, chauffé par son épouse. Rick s'étira et remplit son rapport de gardes. Aujourd'hui, la nuit avait été des plus calmes : aucun berrichon, aucune bagarre dans l'une ou l'autre des tavernes de la ville, pas de nuisances sonores, une nuit des plus agréables, bien que légèrement fraîche.
Rick assista au lever du soleil, entre les Monts Dôme et commença à entendre les charettes qui déambulaient dans les rues de la ville, se dirigeant vers le marché. C'était le signal de départ pour le jeune homme. Il distribua la paye des miliciens qui l'avaient accompagné pour la nuit, puis il commença à descendre les escaliers des remparts. Arrivé presqu'en bas, la main sur la garde de son épée, pour s'apercevoir qu'il l'avait laissée là-haut, comme à son habitude. Il entendit un bruit étrange, un bruit sourd. Sixième sens pour certains, signe d'Aristote pour d'autres, Rick sut qu'il se passait quelque chose d'anormal dans les environs. Il dévala les dernières marches, cherchant ce qui lui avait mis la puce à l'oreille. Là, il crut s'étouffer. Un homme venait de se ruer sur une femme, mais pas n'importe quelle femme, c'était son épouse, c'était Tia qui se trouvait en mauvaise posture. Il n'eut pas le temps de se poser la question, pour savoir ce qu'elle faisait là. Il lui fallait agir et vite.

A ce moment-là, Rick ne prit pas le temps de réfléchir, à son manque d'expérience au combat, ni au fait qu'il était désarmé et encore moins qu'il ne devait pas céder à la violence, en tant que diacre. Seule une phrase retentissait dans sa tête, comme les cloches de l'Eglise qu'il sonnait avant la messe.


J'vais t'étriper et m'faire un collier d' tes viscères ! Puis, j'enverrai tes lardons t'rejoindre !

L'homme menaçait son épouse et ses enfants. Ses bottes martelant le sol, il se rua à son tour sur l'homme, le déséquilibrant et l'empêchant de mettre son funeste projet à jour. Tia était pour un instant sauvée. Un premier coup de poing jaillit sur l'arcade de son ennemi. Il ne savait pas s'il aurait l'avantage sur lui, mais il avait au moins celui de la surprise, ainsi que son passé de forgeron qui lui avait musclé le corps. Il avait aussi son expérience de souleur de son côté. Mais avant de le poutrer définitivement, il fallait que son épouse s'éloigne au plus vite.

Tiaaaa ! Fuisssss ! Parssssss ! Dépêches-toi !

Rick espérait maintenant que sa femme n'était pas assez sonnée pour pouvoir partir et ne plus être le point faible du combat.
Tiadriel a écrit:[Montpensier, matin du 21 octobre 1457]

Tiadriel s'était réveillée tôt ce matin là.
Un cauchemar.
Elle chercha son époux à tâton de la main mais ne trouva qu'une place vide et froide. Il était de garde encore cette nuit. Elle se pelotonna en boule sous les couvertures, cherchant le sommeil qui la fuyait, en vain.
Passablement énervée, elle repoussa les draps et se leva. Pieds nus, les cheveux en bataille, elle enfila rapidement sa robe de chambre, jeta un oeil aux enfants qui dormaient encore à poings fermés, puis rejoignit silencieusement la cuisine.
Elle alluma le fourneau et mit de l'eau à chauffer. Quand elle frémit, elle y jeta quelques fleurs de camomille et les laissa infuser. Elle se coupa une tranche de pain et y déposa une fine couche de confiture qu'elle grignotta du bout des lèvres. Elle n'avait pas d'appétit ce matin. Délaissant sa tartine, elle sortit les fleurs de camomille et se versa la tisane dans une tasse. Elle s'installa ensuite sur le fauteuil à bascule, les pieds relevés sur l'assise, sa tasse entre les mains, soufflant sur le liquide brûlant. Elle la but à petites gorgées tout en essayant de se souvenir de son cauchemar. Quelque chose la gênait. Elle ignorait quoi.
Inuki vint poser sa tête contre ses jambes et la tira de sa rêverie. Elle avait bu son infusion sans même s'en rendre compte. Elle lui caressa la tête puis se leva pour lui ouvrir la porte, les deux "louveteaux"sur les talons. Ils avaient bien grandi eux aussi.

Plutôt que de tourner en rond en attendant que les enfants se réveillent, elle leur prépara leur petit-déjeuner. Puis elle fit ses ablutions matinales avant de s'habiller et de se coiffer. Elle revenait à la cuisine pour faire la vaisselle quand un discret coup à la porte d'entrée retint son attention.
Elle sourit en trouvant Marthe sur le seuil. Il lui arrivait de passer de bonne heure quand elle savait Rick de garde sur les remparts. Tiadriel la fit entrer et lui servit une boisson chaude, ainsi que de quoi petit-déjeuner. Puis n'y tenant plus, elle lui demanda si elle voulait bien garder les enfants.
Tiadriel voulait faire une surprise à Rick. Un grand sourire éclaira son visage quand Marthe accepta. Tiadriel lui montra où était le petit-déjeuner de ses canailles avant d'enfiler sa cape. Elle remercia Marthe et s'apprêta à sortir. Au dernier moment, la main déjà sur la poignée, elle se décida et prit son épée. Elle ne savait pas ce qui l'avait poussée à le faire mais elle attacha le ceinturon sur ses hanches avant de filer.

Elle traversa les rues calmes et presques désertes, frissonnant sous la froidure de l'automne. Elle avait hâte que le soleil se lève enfin pour réchauffer la terre de ses doux rayons.
Encore un angle de rues et elle aperçut la porte des escaliers menant aux remparts. Une ombre entra alors dans son champ de vision comme sortie de nulle part. Deux mots prononcés avec haine...


Crève charogne !

Elle se retrouva à rouler sur le sol, elle ne savait trop comment. Déjà son agresseur se relevait et revenait à la charge.

J'vais t'étriper et m'faire un collier d' tes viscères ! Puis, j'enverrai tes lardons t'rejoindre !

Etait-elle tombée sur un aliéné ? Elle ne comprenait pas du tout pourquoi il s'en prenait à elle avec autant de force et de violence.
Dans la semi-obscurité, elle ne décelait que la vague forme de ce corps lui fonçant dessus. Soudain la lueur d'une lame déclencha une montée d'adrénaline dans les veines de la jeune femme. L'épée sortie d'un geste rapide et sûr de son fourreau, les sens en alerte, elle attendit qu'il se rapproche encore pour bondir sur le côté et l'éviter.
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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Patience le Jeu 29 Oct - 0:34

--Baka_Boo a écrit:

[Montpensier, toujours l'm'me jour, fichu jour !]

Elle était rapide c'te garce. Déjà, elle s' r'l'vait. Elle d'vait passer sa vie à s'entraîner pour ça. Mais il s'en fichait final'ment. Lui, il voulait l'amocher sérieus'ment pour s'venger.
Un seul hic, l'chauve moustachu. Il v'nait d'entendre des bruits bottes sur l'sol, dans son dos et un rapide coup d'oeil derrière l'avait renseigné. L'sans nom n'était pas d'son côté c'matin !

Il n'stoppa pas pour autant sa course folle. Il était tout près d'elle. Il allait l'avoir ! L'mari réussit cependant à l'déséquilibrer, mais pas total'ment. Un violent uppercut dans l'bide d'c'te garce, à défaut d' lui asséner un bon coup d'épée.
Au cri qu'elle poussa en s'affalant, il savait qu'elle v'nait d'le sentir passer.
Un coup d'poing dans l'arcade lui effaça son sourire des lèvres. L'crâne lisse voulait en découdre ! Il trouverait à qui parler !


J't'l'ai abîmée ? T'as pas l'air d'apprécier mon gars !

Il s'frotta l'arcade, s'badigeonnant d'son propre sang. Déjà ça gonflait et l'sang lui brouillait la vue. Sal'té d'Aristote. L'allait finir borgne ?
L'mari pouvait toujours lui d'mander d'fuir à c'te garce. L'étonnerait bien qu'elle en soit capable.


Tsss ! Rêves ! L'est KO là !
Pourtant, j'l'ai juste chatouillée un peu. L'est pas résistante pour deux sous.
J's'rai toi, j'la laisserai pas comme ça !


Il cherchait l'ouverture pour prendre la poudre d'escampette. Il appliquerait l'plan B plus tôt qu'prévu. Il aurait sa vengeance d'une manière ou d'une autre ! L'chauve n'le poursuivrait pas s'il d'vait laisser sa femme derrière à moitié crevarde.
Tiadriel a écrit:[Montpensier, près des remparts, 21 octobre 1457]

Il arrivait. Il était tout près. Elle était prête. Les muscles tendus, elle projetait de l'éviter en sautant de côté. Puis, avec un peu de chance, elle pourrait le frapper par derrière et lui faire goûter le sol.
Mais souvent entre ce que l'on voudrait faire et ce que l'on finit par faire, il y avait un fossé. Et là, le fossé se nommait Rick.

Elle loupa le moment où elle aurait pu éviter son agresseur et bien que déséquilibré, il réussit à lui asséner un violent coup dans le ventre. Elle en lâcha son épée, laissant échapper un cri avant de se plier en deux sous la douleur et de s'écrouler par terre. Et dire que c'était lui qui aurait du se retrouver là.
Le souffle coupé, pantelante, elle ne bougea pas. Les mots de son époux résonnèrent dans sa tête.


Tiaaaa ! Fuisssss ! Parssssss ! Dépêches-toi !

De moins en moins forts au fur et à mesure qu'ils repassaient. Ils finirent par se faire murmure. La vision trouble, une main sur l'abdomen, tentant de se relever de l'autre, elle fut prise d'une crampe à l'estomac et répandit son contenu sur le sol. Le liquide gastrique lui brûla la gorge, la faisant tousser. La tête lui tournait et elle s'allongea au sol. Les choses finirent par retrouver leur place et elle jeta un oeil aux deux hommes.
Ils se faisaient face et elle se demandait comment tout cela finirait. Elle ne comprenait pas ce qu'ils se disaient.
Inquiète pour son mari, elle lui aurait bien lancé sa propre épée si elle l'avait pu, mais ses crampes d'estomac ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Un simple coup ne pouvait pas donner de tels symptômes. Quelque chose n'allait pas...
Rick a écrit:[Aux pieds des remparts de Montpensier - 21 octobre, tôt dans la matinée]

Rick avait cru entendre son sang se glacer dans ses veines, lorsqu’il entendit hurler Tia. Un cri de femme, surtout lorsque c’était la sienne, était un son horrible à entendre. Il avait vraisemblablement réussi son coup le triste sire. Les poings de Rick se refermèrent dans un mouvement de colère, prêts à nouveau à frapper, celui qui avait osé faire cela. Il se tenait face à lui, pissant le sang. Au moins, le maréchal avait réussi à le blesser sérieusement. La tête saignait beaucoup mais les plaies étaient jamais bien profondes. Et cet affreux homme, aux dents terriblement gâtées, se tenait devant lui. Il semblait vouloir jouer, comme un chat avec une souris. Ce serait à celui qui ferait le premier, le faux pas

J't'l'ai abîmée ? T'as pas l'air d'apprécier mon gars !

Tu aurais vraiment pas dû faire cela ! Je vais te le faire payer, tu n’as même pas idée à quel point !

Il ne comprenait pas pourquoi son épouse était pas encore partie. Il ne pouvait quitter des yeux cet homme prêt à foncer sur une Tia sans défense. Par moment, il clignait des yeux, gêné par le sang qui se répandait sur son visage. Et cet affreux qui se maquillait avec. D’où sortait-il pour être si bête ? Rick cherchait le meilleur moyen d’en finir avec lui. Et cet affreux qui le narguait.

Tsss ! Rêves ! L'est KO là !
Pourtant, j'l'ai juste chatouillée un peu. L'est pas résistante pour deux sous.
J's'rai toi, j'la laisserai pas comme ça !


Il fallait qu’il jette un œil à son épouse là. Mais était-ce bien raisonnable ? Si Aristote pouvait l’aider à ce moment-là. Et comme si ce dernier avait entendu l’appel de deux de ses plus fidèles serviteurs, le nuage cachant le soleil s’éclipsa. Le brigand fut ébloui par l’astre solaire et pendant un court laps de temps, il cligna des yeux. C’était le signe que le diacre attendait pour foncer tête baissée sur son ennemi. Il ne s’arrêta pas de suite pour autant et l’accula jusqu’au mur du rempart, l’assommant sûrement sur le coup. Un coup de poing dans les dents de l’individu ainsi qu’un coup dans le ventre termina de le mettre au tapis.

Tiens, voilà un coup de la part de Tia et un autre pour moi ! J'en ai pas fini avec toi, mais tu perds rien pour attendre !

Il était persuadé que l’homme, allongé par terre, ne le dérangerait plus maintenant. Il fonça donc vers son épouse et se mit à genoux à côté de Tia, allongée à même le sol.

Tia ! Ca va ? Tu peux te relever ?

Il ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi elle était encore couchée. Pourtant, en bonne souleuse qu’elle était, elle avait pris des coups bien pires que ceux-là, même si elle avait son équipement sur elle, à ce moment-là. C’est donc un homme inquiet, la main dans celle de son épouse, qu’il attendit de la voir prendre la parole.
Eliott a écrit:[Aux pieds des remparts de Montpensier - 21 octobre, tôt dans la matinée]




Le jeune Eliott aurait bien dormi encore un peu, mais sa maitresse en avait décidé autrement. Ne prenant plus de gardes sur les remparts depuis quelques jours, cette dernière ne sortait quasiment plus de son échoppe, ne serait-ce que pour aller vérifier l’état de ses champs et le travail que les ouvriers qu’elle employait, accomplissaient. Cela l’inquiétait un tantinet. Depuis quelques temps la jeune femme avait l’air absente. Lorsqu’elle ne plongeait pas le nez dans un parchemin, son regard se perdait dans le vide, comme si elle demeurait en chair et en os présente, mais que son âme s’évadait dans on ne savait quel endroit de sa création. Enfin bon, il ne voulait se mettre martel en tête ; elle se remettait fort bien de sa maladie et reprenait des couleurs, là était le plus important pour le garçon.

C’était donc lui, depuis qu’il était rentré pour quelques jours de chez les moines qui l’éduquaient, qui se chargeait, à l’aube, d’aller sur le marché et d’acquérir les denrées dont elle avait besoin pour lui préparer des repas plus succulents les uns que les autres. Cela le changeait considérablement de la soupe nauséeuse que lui offraient les moines à chaque diner… Certes, il est vrai que lorsqu’il ne restait plus que quelques cuillerées du consommé, les frères avaient l’habitude de rajouter un peu de vin, ce qui n’était pas pour lui déplaire, loin de là. Cependant rien n’était comparable à ce que, Elle, lui cuisinait.

Il laissa ses pensées de côté, puis bifurqua dans une ruelle lorsque des cris provenant de derrière, l’arrêtèrent.
L’ouïe et l’œil à l’affut, il rebroussa chemin. Sa curiosité l’avait guidé bien souvent dans des histoires dont il n’avait voulu se mêler et qui ne lui avaient apporté que malheur, mais c’était plus fort que lui, il voulait savoir ce qu’était ce cri étrange et pourquoi il avait été poussé.

Tandis qu’il se rapprochait des remparts, il jeta un regard circulaire avant de tomber sur trois personnages dont il ne distinguait pas le visage, -deux étant couchés à terre et le dernier agenouillé auprès de l’un d’eux. Plus curieux que jamais, il s’avança et fut surpris de reconnaitre le maréchal Rick. Même si il se faisait souvent discret, le jeune garçon connaissait bon nombre des villageois et le maréchal était une personne importante dans la ville puisque c’est lui qui faisait la loi avec sa dame. Rassuré, il accéléra le pas pour rejoindre l’homme et passa près du premier corps étendu. Pfiouuu… C’est qu’il faisait drôlement peur lui avec son visage écarlate, il avait dû prendre une sacrée rouste… Puis se rapprocha du diacre et constata qu’il se trouvait en compagnie de la Charmante dame Tiadriel. Inquiet, il fourra ses mains dans ses poches et se pencha légèrement vers la dame avant de se tourner vers le Sieur Rick.


Hey… il est arrivé quoi à votre dame... et le monsieur là-bas, c'est qui ?
Vous avez, pt'être, besoin d’aide ?


Sur ces mots il se redressa et fit mine de bomber le torse, il n'était pas aussi grand que le maréchal, mais du haut de sa dizaine d'années, il était aussi fort que lui... pour sûr.

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Eliott, Dix ans et toutes ses dents.
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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Patience le Jeu 29 Oct - 0:36

--Baka_Boo a écrit:

[Montpensier, toujours l'm'me jour, fichu jour ! Sacrebleu !]

Qu'le moustachu riposte, soit ! Mais qu'en plus les éléments s'mettent contre lui...
La créature sans nom avait vraiment abandonné son enfant.

Un filet d' sang barrait maint'nant sa joue. Chaque goutte v'nait s'écraser sur son mantel crasseux, formant une auréole rouge. Il n'quittait pas des yeux l'mari. Des fois qu'il veuille encore jouer au héros ! Il voulait s'donner le beau rôle. C'lui du sauveur, du preux chevalier volant au s'cour de sa dame. Beurk ! A gerber des pensées pareilles !


Tu aurais vraiment pas dû faire cela ! Je vais te le faire payer, tu n’as même pas idée à quel point !

Ahahahahah ! J't'attends ! Viens ! Tu m' fais pas peur. Un avorton d' ton genre, m'me pas foutu d' m'arrêter alors qu' tu m' tenais presque !

Il cracha aux pieds d' crâne chauve avant de rel'ver à nouveau les yeux sur lui. Pile poil au moment où l' soleil s' montra. Un instant aveuglé, il cligna des yeux. Le clignement d'trop ? P't-être ?!
Sans trop comprendre comment, il s' retrouva à moitié écrasé contre l'mur. Il s'prit ensuite une mandale dans la tête et un marron dans l'bide. Il s'défendait bien l'bougre d'animal ! Il fit alors l'mort. Il avait préjugé d' ses forces. Il d'vait avoir des séquelles des mois passés au trou. Puis l'autre avait une sacrée poigne. Sûr'ment qu'il y avait une coquille dans les infos qu'il avait glâné.


Tiens, voilà un coup de la part de Tia et un autre pour moi ! J'en ai pas fini avec toi, mais tu perds rien pour attendre !

Il respirait l' plus calmement possible, l'oreille aux aguets. Il guettait l' moment propice pour passer au plan B. Il n'comptait pas rester là pour qu' l'autre l'achève joyeus'ment.
Un gamin s'pointa. Un jeune freluquet, un tantinet curieux d'après c' qu'il pouvait percevoir. C' tait l' moment. Il s'releva l'plus vite qu'il put. Occupés qu'ils étaient, ils n' le verraient point s'éclipser. Il serra les dents. L' saligot n'y était pas allé d'main morte. Une main sur l'bide et l'autre s' frottant la mâchoire, il longea l'mur, puis l'suivant.

L'plan B en tête ! Il lui fallait trouver la rue d'la mandragore !
Tiadriel a écrit:[Montpensier, à côté des remparts, 21 octobre 1457]

Tout en essayant de suivre l'échange entre les deux hommes, elle tentait de réfléchir à ce qui pouvait lui déclencher de telles douleurs. Rick serait inquiet de voir qu'elle ne se relevait pas et voudrait une explication, une logique de préférence. Elle le savait. Mais comment rassurer quelqu'un quand on ne l'était pas soi même ?

Elle n'en savait toujours pas plus quand Rick s'approcha. Il venait de laisser KO son adversaire et courait vers elle. Arrivé à sa hauteur, il s'agenouilla à ses côtés.


Tia ! Ca va ? Tu peux te relever ?

Allait-elle bien ? Pouvait-elle se relever ? Très bonnes questions...

J'ai mal... Mais si tu m'aides, je devrais pouvoir me mettre debout.

Elle lui sourit timidement, cherchant dans les yeux aimés la force de faire ce qu'elle proposait. Un jeune garçon arriva alors, proposant son aide. Il devait avoir tout juste une dizaine d'années. Elle lui sourit aussi, reconnaissante de voir qu'il s'inquiétait pour elle.

Elle commença par s'asseoir avec l'aide de son époux, grimaçant sous la douleur. Une idée se fit alors un chemin dans sa tête. Elle la connaissait. C'était une douleur oubliée mais déjà vécue... Non... Ce n'était... pas possible. Comment ? Non, non et non ! Elle la refusa d'un bloc. Comme si le fait de la nier pouvait la faire disparaître. D'ailleurs, elle se fit moins forte et elle respira plus librement.
Prête à se relever, elle replia les jambes, s'accrochant au bras de Rick. Une fois debout, elle lutta contre le vertige qui l'assaillit. Décidément, elle était mieux couchée...


Je crois que... que j'ai besoin de m'asseoir. Je...

Elle s'arrêta alors au début de sa phrase. Un liquide chaud venait de lui couler le long des jambes, maculant ses braies et ses chausses, débordant pour former une flaque à ses pieds. Elle retint un cri de surprise et leva les yeux vers Rick. Elle venait de perdre les eaux. Peur, incrédulité, angoisse... Elle dut passer par elle ne savait combien d'expressions dans un laps de temps extrêmement court.

Aide-moi !

Elle ne comprenait toujours pas. Comment un bébé aurait pu se cacher dans son corps pendant neuf mois ? L'avait-elle seulement porté pendant neuf mois ? Etait-il viable ? Le coup qu'elle avait reçu aurait-il déclenché le travail ? Elle n'arrivait pas à réaliser ce qu'elle saisissait. Et Rick ? Avait-il compris ? Elle craignait sa réaction. Elle avait failli le perdre quand elle lui avait annoncé qu'elle attendait Georges, puis les jumelles étaient arrivées... Et maintenant un bébé surprise ? Il fallait qu'elle se calme. Elle ne savait même pas si le bébé pouvait vivre.

Amènes-moi à l'Antre ! Viteeeee ! Dépêches-toi...

Elle paniquait légèrement, elle avait beau essayer de ne pas laisser ses sentiments l'assaillir, elle n'y arrivait pas. Elle serra les dents quand la contraction suivante arriva, la pliant une nouvelle fois en deux. Elle espérait juste qu'elle n'aurait pas à accoucher dans la rue...
--Baka_Boo a écrit:

[Montpensier, toujours l'm'me jour, passage au plan B !]

Il s'tait r"tourné un nombre incalculable d'fois pour voir s'il n'tait pas suivi. Il avait du sacrément l'amocher final'ment ! Il rit douc'ment. Il s'rapprochait d'son objectif. Il l'savait. Il était parti du mauvais côté mais avait réussi à r'trouver son ch'min.
Avec son mouchoir crasseux, il avait épongé l'sang d'son arcade. Ça n'pissait presque plus. Mais il était loin d'être présentable. La donzelle n'ouvrirait pas la porte ! D'ailleurs, m'me si c'tait l'cas, le f'rait-elle ? Sur'ment qu'non. Donc autant foncer dans l'tas et défoncer la porte. Ensuite, il chop'rait l'premier gosse à portée d'main et disparaîtrait avec. Il lui faudrait p't-être assomer la donzelle, histoire qu'elle n'donne pas l'alerte trop tôt. Il lui fallait s'laisser l'temps d' partir.

Il s'approcha donc d'la cabane. Quelle idée d'mettre un truc en l'air pour habiter d'dans. Ils étaient bizarres c' deux là. Il monta l'escalier et r'garda discrèt'ment par la première fenêtre qu'il trouva.
Rick a écrit:[Sous les remparts de Montpensier - 21 octobre 1457, tôt dans la matinée]

Rick était à genoux, inquiet pour son épouse. Il ne comprenait pas qu'elle mette si longtemps à se lever.

J'ai mal... Mais si tu m'aides, je devrais pouvoir me mettre debout

Quelque chose clochait et à ce moment-là, Rick prit peur pour elle, qui était son tout, son univers. Mais il était hors de question de l'ausculter, ici, dans la rue, au vu et au su de tous, dans le vent. Elle lui souriait timidement et le jeune homme lui en rendit un, dans lequel il mit tout son amour, pour lui inssuffler tout le courage dont elle avait besoin. Un jeune homme arriva et le maréchal lui sourit. Lui qui croyait Montpensier encore endormi, il se trompait.

Hey… il est arrivé quoi à votre dame... et le monsieur là-bas, c'est qui ?
Vous avez, pt'être, besoin d’aide ?


Bonjour mon jeune ami ! Ma femme vient de se faire agresser par cet individu ! Fit Rick en se retournant vaguement.

Il se retourna à nouveau pour mieux voir ce qu'il pensait avoir entraperçu. Il étouffa un juron, serrant involontairement la main de son épouse, plus que nécessaire. L'individu s'était enfui. Avec les coups qu'il lui avait donné, il était forcément encore dans les parages ou peut-être à proximité, à guetter le moment propice pour intervenir. Cependant, il était hors de question pour le jeune homme de laisser son épouse ici, dans cet état et partir à sa recherche. Et puis, le jeune garçon semblait plein de bonne volonté.

P’tit, va falloir que j’emmène mon épouse au chaud. Ma taverne L’Antre des Bûcherons est à côté, c’est donc là que je l’emmène. Tu te souviendras du nom ? Bon, j’aimerais que tu ailles voir si tu trouves une trace du gars que j’ai assommé. Peut-être que tu l’as vu en arrivant. Peut-être qu’il a laissé des traces de sang sur son chemin. Essayes de le retrouver, mais surtout fais très attention à toi et sois le plus discret possible. Cet homme est fou et dangereux. Dès que tu as trouvé sa planque, tu viens me trouver d’accord ?

Rick espérait ne pas commettre d'impair en donnant se travail à ce jeune garçon, qui semblait débrouillard. Mais il l'avait toujours dit, après son expérience à Montbrisson, Tia et sa famille passerait désormais avant tout le reste. Il se retourna ensuite vers son épouse qui peinait à se lever. Tant bien que mal, elle réussit à se mettre sur ses jambes mais quelque chose clochait toujours aux yeux du médicastre. Tia n’était pas femme à se laisser abattre si facilement et surtout elle n’était pas femme à se plaindre. Si elle était ainsi, c’est que quelque chose n’allait pas. Et là, à peine, fut-elle, à nouveau debout, qu’elle vacilla. Le jeune homme eut tout juste le temps de la soutenir par les reins pour lui éviter une chute. Il la retint contre lui, la regardant d’un air inquiet.

Tia… Parles-moi… Que t’arrive-t-il ?

Je crois que... que j'ai besoin de m'asseoir. Je...

La jeune femme n’avait pas finit sa phrase qu’elle jeta un cri de surprise et le regarda. Tout contre elle, il avait senti quelque chose dégouliner sur la jambe de ses braies. Alors là c’était le bouquet ! Il n’y croyait pas, son épouse venait de se soulager sur lui. Cela ne lui ressemblait pas du tout ! Et son visage qui devenait si expressif et changeait tellement à la fois que Rick n’arrivait pas à suivre le cheminement de ses pensées. Cela n’allait pas l’aider. D’ailleurs, en parlant d’aide, Tia en réclamait maintenant.

Aide-moi !

Rick était déboussolé et en proie à de nombreuses questions, tant par la situation inédite que par l'attitude de son épouse. La voilà qui se pliait en deux, comme si une contraction venait de se faire sentir. Il regarda à nouveau le sol, où se trouvait désormais une flaque, l’expression de son épouse, le ciel, le sol, le visage de Tia. Il y avait quelque chose qu’il ne comprenait pas mais il fallait absolument agir et vite. Cette eau au sol ne ressemblait rien à une suite de commission involontaire dût à une grosse frayeur, comme il l'avait cru au début. Elle semblait légérement gluante, un peu comme.... du placenta. Se pourrait-il que... Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longuement que déjà, elle l'implorait

Amènes-moi à l'Antre ! Viteeeee ! Dépêches-toi...

Euh… oui… Tia… oui…

Rick déglutit et une main sous les genoux de son épouse, l’autre dans son dos, il la souleva comme un fêtu de paille, emporté par le vent. Le jeune homme en avait oublié l’épée, aux pieds des remparts, mais l’important n’était pas là. Tia était en train d’accoucher par l’opération dont on ne sait quel saint. Il se mit donc à courir, espérant que les secousses de ses pas ne provoqueraient pas de dommages irréversibles pour celui qui s'était fait une place dans le ventre maternel, mais heureusement que la taverne était à côté de la porte des remparts. En moins de cinq minutes, il se trouva devant l’établissement destiné à la soule montpensiéroise. A l’intérieur du monde et tout en continuant dans l’arrière-boutique, séparée juste par un drap, Rick hurla.

Tous les hommes dehors et plus vite que ça, avant que je ne m’énerve. Mon épouse est sur le point d’accoucher et je veux pas voir d’homme à ses côtés, ça porte malheur.

Puis, il déposa délicatement son épouse sur le lit qui servait autant au couple, après les gardes, qu’aux enfants pour la sieste méridienne.

Tia, ça va aller ! Tu vas voir, tout va très bien se passer ! Ne bouges pas, je vais prendre la trousse…

Il lui fallait de l’eau et des linges propres. Il espérait maintenant qu’à l’intérieur de la taverne, il était resté des femmes, clientes ou voyageuses, prête à lui donner un coup de main.

Edit : pour minuscule faute Embarassed
--Esteban. a écrit:{Ventre maternel - Jour J - Heure H - ?}

Toujours la tête sans dessus dessous, à la recherche du bouton d'urgence qui calme sa maman, l'habitant du ventre maternel reçut un nouveau coup sur le mur de son habitation. Un de ses coups qui font trembler les murs, un de ses coups qui sont là dans le but de tout casser, un de ses coups, plein de haine et de rage non retenue. Il fut projeter dans tous les sens, la tête à l'envers. Le coup avait été tellement violent que les murs de l'endroit qu'il avait habité depuis plusieurs mois déjà, étaient en train de se fissurer, lentement mais sûrement. Ils étaient en train de faire exactement comme son plan si longuement réfléchi. Un peu comme si on venait de l'accuser d'avoir un atout important caché dans sa manche pour le dernier tour. Mais bien sûr, tout cela, il ne le savait pas. Il fallait trouver un plan B et très rapidement. Jamais il n'avait pensé à une autre solution car il savait que sa maman ne connaissait pas sa présence ici. Mais maintenant que l'effet de surprise était gâchée, il ne voulait plus sortir. A quoi bon sortir, alors qu'il n'y avait plus de suspens.

Et soudain son monde si noir s'éclaircit d'un coup. Un peu comme si quelqu'un d'extérieur lui montrait le chemin de la vérité. Il avait donc une aide en dehors de son petit espace vital qui voulait l'aider à faire sa surprise. C'était sa maman tout compte fait qui lui faisait un signe pour lui dire qu'elle ne lui en voulait pas. Elle était trop trop bien sa maman ! Il s'apprêtait donc à prendre le chemin de la sortie, lorsqu'il se mit à tressauter, sans comprendre ce qui lui arrivait. Heureusement qu'il avait encore son tuyau le reliant à maman, car sinon il serait tombé plus vite que prévu. Puis, le calme se réinstalla, juste bercé par le coeur de sa maman qui battait de plus en plus fort. Il était peut-être temps de sortir, non ?
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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Jeu 29 Oct - 0:39

Cham a écrit:
L'aurore ce matin me parut si belle, que , Cham s'étant habillé précipitamment , elle se hâtais de gagner le campagne pour voir lever le soleil. Elle goûtais ce plaisir dans tous son charme. Le terre , dans sa plus grande parure , était couverte des premières gelées blanche annonçant l'hiver .Les oiseaux en groupe faisaient en concert leurs adieux à la belle saison .

Le travail l'attendant , Cham s'éloignait sensiblement de paysage automnal fabuleux pour se rendre suffisamment joyeuse a mon échoppe afin de parfaire les commandes de tapisseries .

Toute la journée le métier avait chanter au passage du doux file de laine joliment torsadé qui en faisait une magnifique étendu coloré a l'image de ce qui lui restait de ce qu'elle c'était imprégner au matin. Bien fatiguée mais heureuse de son ouvrage , Cham s'en était aller à l'auberge du village non loin des remparts , celle dont son beau frère Rick en était propriétaire , « l'antre des bûcherons », afin d'étancher sa soif , et y voir quelques tête connus.

La taverne était pratiquement a son comble ce soir la , mais aucun de ses amis était présent , seulement quelques mineurs et paysans qui après une bonne journée de dur labeur , s'adonnaient des discutions sérieuse comme un peu moins a en entendre leur rires.

Cham décidé a libéré son corps et son esprit de tâche qui l'avait bien occupé ce jour, c'était assise à une table après avoir commandé une chopine de bière. Elle tendit l'oreille ici et la pour entendre les derniers potins du village quand elle vit Rick entrer précipitamment , Tiadriel dans les bras , la conduisant dans l'arrière boutique ou un lit y avait été installé.Cham fut surprise et inquiète , que c'était il passé?

Rick avait tiré le rideau , cham se leva tremblante essayant de se frayer chemin dans la foule tout aussi curieuse d'en connaître d'avantage quand elle entendit Rick hurler .


Tous les hommes dehors et plus vite que ça, avant que je ne m’énerve. Mon épouse est sur le point d’accoucher et je veux pas voir d’homme à ses côtés, ça porte malheur.

Cham s'arrêta net dans son élan , effrayé de ne l'avoir jamais entendu crier de la sorte . Comment Tia allait accoucher ????

Elle prit sur elle et de manière non conventionnel , poussa tous les hommes mécontent de ne pas avoir pu finir leur breuvage , hors de la taverne.

Allez !! Allez tous le monde dehors !! Vite ! Vite !vite !Hop ! Hop hop !!

Les hommes râleur sortirent, sauf quelques Tête dur bien décider a rester accroché au comptoir pour assouvir leur soif , ce qui fit monter une colère monstrueuse à Cham qui c'était approché d'eux , les bras tendu et crispé , gonflant ses poumons afin de leur entendre sa voix non des moins mélodieuse au vu de son état .

J'ai dis...TOUT LE MONDE DEHOOORS !!!!!!!! Me suis je bien fais comprendre ?

Espérant ne pas les avoir rendu sourd , elle plaqua ses mains sur eux et les aida en les poussant hors des lieux , finissant par claquer la porte au dernier pochetron . Cham eu comme un sentiment de fièreté en elle ,sourire aux lèvres , se frottant les mains , satisfaite d'avoir usé d'une certaine autorité dont elle n'avait encore jamais laissé paraître .
--Eliott a écrit:[Entre les remparts, le chemin du cimetière, la rue de la Mandragore et le n°136]



Bonjour mon jeune ami ! Ma femme vient de se faire agresser par cet individu !

Ses yeux s’ouvrirent de stupeur en entendant qu’on venait d’agresser une jeune dame à Montpensier, et qui plus est, dame Tiadriel, une femme des plus discrète. La ville avait pour habitude d’être très calme et accueillait peu de brigands notoires, enfin à ce qu’il savait. Alors que venait faire cet homme ici et surtout pourquoi s’en était-il pris à la maréchale ? Cela avait-il été intentionnel ou bien s’était-elle trouvée sur son chemin par un mauvais hasard ?

Tout à ses questions, il suivit le regard du diacre et se retourna pour poser à nouveau ses iris brunes sur l’homme à terre. Mais plus rien ; l’endroit où gisait le corps du malfaiteur était à présent vide. Quelque peu alarmé par cette disparition, il retira vivement les mains de ses poches et jeta un œil tout autour de lui, attentif à tout mouvement, quand le maréchal reprit la parole l’incitant à tourner le visage vers lui.


P’tit, va falloir que j’emmène mon épouse au chaud. Ma taverne L’Antre des Bûcherons est à côté, c’est donc là que je l’emmène. Tu te souviendras du nom ? Bon, j’aimerais que tu ailles voir si tu trouves une trace du gars que j’ai assommé. Peut-être que tu l’as vu en arrivant. Peut-être qu’il a laissé des traces de sang sur son chemin. Essayes de le retrouver, mais surtout fais très attention à toi et sois le plus discret possible. Cet homme est fou et dangereux. Dès que tu as trouvé sa planque, tu viens me trouver d’accord ?


Il notait mentalement chaque détail : L’Antre des bucherons, trouver des traces du gars, du sang, se faire discret… puis revenir voir le Sieur Rick. Le jeune Eliott se sentit regonflé de confiance, la tâche qu’on venait de lui confier était souvent attribuée aux grands, du moins c’est ce qui lui avait expliqué sa maitresse lorsqu’il s’intéressait d’un peu trop près à son travail. Là, il allait pouvoir lui prouver une bonne fois pour toute qu’il était lui aussi un grand et non plus le petit garçon qu’elle s’évertuait à vouloir protéger. S’il retrouvait ce malandrin, elle serait probablement fière de lui et le garderait auprès d’elle au lieu de l’envoyer étudier chez les moines…

Après avoir acquiescé de la tête en signe de compréhension, il reporta son attention sur la seule rue par où l’homme aurait pu s’échapper : Rue de la Mandragore. Justement de là où il arrivait et surtout là où il habitait. Une soudaine angoisse l’étreignit, il espérait que l’homme n’eut l’idée de se cacher dans une des premières maisons avoisinantes. La sienne se trouvait juste au coin de la fameuse ruelle et « Elle » y était à cet instant. Plus inquiet que jamais, il se retourna vers le maréchal qui tentait d'aider sa femme à s’asseoir et fut stupéfait lorsqu’il aperçut les braies de cette dernière s’auréoler d’une tâche bien sombre qui s’élargissait alors que quelques gouttes commençaient à tomber sur le sol. Le jeune garçon tourna les yeux aussitôt, un peu gêné de constater que la dame se faisait encore pipi dessus à son âge.


Hum… euh… J’y vais !

Sur ces derniers mots, il courut aussi vite qu’il le put jusqu’à chez lui. Tout d’abord il voulait être sûr qu’elle ne courrait aucun danger. Lorsqu’il atteint le numéro cent trente six de la rue de la Mandragore qui se trouvait qu’à quelques pas du lieu où s’était déroulé le drame, il ralentit son pas et se fit plus discret. Zieutant du côté de la fenêtre, il constata qu’il n’y avait eu aucun changement depuis son départ puis se rendit du côté de la porte où il prit soin de l’ouvrir le plus doucement possible. Il passa la tête à l’intérieur discrètement. Rien à l’horizon hormis sa douce Elais attablée devant un tas de parchemins. Soulagé, il rentra vite et referma la porte prestement derrière lui avant de rejoindre la jeune femme qui leva des yeux légèrement réprobateurs.

Et bien que t’arrive-t-il Eliott ? Ne t’ai-je pas déjà dit de ne pas claquer les portes ? A ce rythme je vais devoir faire appel au Sieur Patxi pour qu’il vienne la remplacer, et cela va probablement coûter quelques écus. Des écus que je prendrais sans égards dans tes petites économies.


Dans son regard, il voyait bien que la menace n’était pas réelle pourtant il ne put s’empêcher de rougir et s’excusa tout en tentant de s’expliquer.


Pardon Ela, mais j’me suis inquiété et fallait que j’vienne voir si vous alliez bien … Dehors y’a un vilain qui rode, il a attaqué la dame Tiadriel, et M’sieur Rick l’a mis au tapis, mais il a réussi à s’relever et à s’enfuir par not’e rue. J’ai cru qu’il pourrait s’cacher ici ou dans une maison pas loin. Il fait jour et tout le monde va s’réveiller, il ne peut pas vraiment trainer dans le village comme ça, sinon y s’f’rait vite attraper avec son sang sur la figure...

Il s’arrêta pour reprendre son souffle, constatant que le visage de la jeune femme devenait de plus en plus livide. A cet instant il se demandait s’il devait continuer et lui dire que le maréchal lui avait confié une mission. A y réfléchir, il préféra se taire sinon il savait très bien qu’elle l’enfermerait à double tour dans la maison en lui ordonnant de ne pas en bouger le temps que l’homme ne serait pas arrêté. Durant cette pause, il vit Elais se rendre dans sa chambre et attraper son épée qu'elle attacha autour de sa taille puis prendre sa cape avant de la passer sur ses épaules et revenir.

Où sont le maréchal et sa femme exactement, Eliott ?

Ils sont partis à l’Antre des bucherons…

A peine eut-il prononcé le nom de la taverne qu’il la vit se diriger vers la porte et l’ouvrir avant qu’elle ne se retourne.

Tu restes bien ici, tu m’entends ? Je t’interdis de sortir de la maison. Dès que je serais partie, tu fermes la porte à clé derrière moi et tu n’ouvres à personne.

Suite à cela il la vit disparaitre. Comme il l’avait prévu, elle lui ordonnait de ne pas bouger. Mais il n'allait pas en rester là -Le Sieur Rick comptait sur lui. Epiant le départ de la jeune femme par la fenêtre, il attendit qu'elle s'éloigne avant de sortir à son tour à la recherche de l'homme.

_______________________

Eliott, Dix ans et toutes ses dents.
--Patience. a écrit:[137 rue de la Mandragore - Chez Maman et Papa]



Cette nuit-là, la petite Patience avait mal dormi, un peu comme si, au final, elle avait eu l'intuition que la journée qui allait arriver serait spéciale, sur plusieurs points de vue. Depuis quelques semaines maintenant, elle arrivait à descendre du lit toute seule, sans se faire trop mal. Accompagnée par sa vache Marguerite, le doudou marionnette offert pour son anniversaire, elle fila donc tout droit dans la pièce principale, espérant voir Maman. En se levant première, elle aurait la chance de se faire câliner plus longtemps que les autres. C'est qu'il y en avait dans cette petite tête d'un peu plus d'un an. Elle se mettrait dans les bras maternels sur le fauteuil qui se balance, écoutant la douce voix de maman. Mais avant cela, fallait surtout pas réveiller les autres, sinon elle devrait partager.

Arrivée dans la pièce principale, elle chercha du regard celle à qui elle voulait faire un gros câlin. Mais de Maman, il n'y en avait point. A la place, il y avait Marthe, celle qui travaillait avec Papa. La déception se lisait sur le visage de la petite fille. C'est pas qu'elle aimait pas la jeune apprentie mais elle, elle savait pas faire les câlins comme Maman. Maman, c'était la trop trop forte des câlins, avec sa voix douce pour parler. Après la nuit très mauvaise, la journée commençait mal.

Elle était déçue de s'être levée si tôt. Mais peut-être que Maman était juste partie apporter son petit déjeuner à papa et qu'elle allait revenir. La petite fille regarda donc à travers la fenêtre de la cuisine et là, elle crut voir quelque chose ou quelqu'un qui la regardait.

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Jeu 29 Oct - 0:40

--Hibouscule a écrit: Laughing

Dans la forêt lointaine

Hibouscule ne portait plus de missives depuis quelques jours, la "patronne" était chez les soeur, cela réglait le problème et lui laissait du temps libre, il pouvait donc jouer son voyeur sans trop de problème. Enfin plutôt son curieux, après tout, c'est bien un hibou curieux non ? Pis toute façon vous n'avez jamais été dans la tête d'un hibou vous n'pouvez pas réellement savoir ce qu'il s'y passe. Bref, il était donc dans une forêt pour le moment, sans doute celle de Cournon d'Auvergne ou de Mirefleurs, il traînait pas mal par là-bas, la dernière qu'il porta fut celle d'Eléa. Elle était bien gentille la petite baronne, la fille de sa patronne.

Mais aujourd'hui, il avait décidé de chasser la nuit dans la forêt à la recherche d'un rongeur quelconque qu'il pourrait se glisser dans le bec, sauf que voilà, la nuit était là et lui avait quelque problème de vue, alors la chasse se tourna rapidement en quelque chose d'impossible. Il plongea en piquer plusieurs fois sur plusieurs rongeurs différents, combien de fois rata-t-il ? Toutes les fois, soit il se trouvait qu'il était trop lent, soit et bien en fait il se prenait une branche en pleine tête ce qui était bien peu agréable, des "houhou" s'échappant à chaque fois qu'il se cognait et bien entendu il perdait des plumes à chaque fois, déjà qu'il n'était pas très beau. Toujours est-il qu'il se retrouva l'on ne savait pas trop par quelle miracle il se retrouva dans la forêt de Montpensier...

Au petit matin, il se trouva être dans le village de Montpensier et il n'avait toujours rien mangé, Hibouscule s'approcha d'une auberge qu'il connaissait bien pour y avoir porté du courrier plusieurs fois, cette fois une drôle d'agitation se tenait là, une dame hurlait fortement pour que les hommes sortent. Hibouscule était un hibou donc pas un homme, sauf que la porte se ferma au moment où il allait entrer et voilà qu'il s'écrasa dessus et se laissa tomber en glissant contre la porte. Il voyait des étoiles au dessus de sa tête, il mit un petit moment avant de se redresser sur ses pattes, il se décala ensuite pour se mettre à la fenêtre, il resta planter là et regarda à l'intérieur.

Cela semblait pas aller bien fort, une dame qu'il connaissait semblait souffrir. Parait que la dame allait accoucher et bien heureusement que les dames Hiboux pondent des oeufs, z'imaginez vous une dame Hibou qui hurle. Et bien entendu en langage Hibou cela donnait cela :


Houhou !

Peut-être que quelqu'un le verrait et lui apporterait quelques graines... Mais bon là comme elles semblaient un peu occupées à pondre un enfant sans coquille, ce qui se trouvait être fort intrigant pour un hibou.
_________________
Fidèle messager de Korydwen.
Vous avez compris mon nom ?
Non ? Bein tant pis, cherchez !
--Hydromel a écrit:

Elle était à sa place bien calé au coin de la cheminée a écouter tous le badauds et les racontars . Elle était vieille ,trés vieille , trés ridées aussi, avec un en bon point certain , la dentition n'était pas parfaite , le manque d'hygiène s'en faisait ressentir . Les clients de la taverne la connaissait bien , et évitait de s'en approcher , peu commode qu'elle était !
Mais elle n'était pas du genre a garder sa langue dans sa poche , surtout après un nombre incalculable de verre consommé . Hydromel qu'on l'appelait au village , bien sur ce n'était pas son vrai nom , mais cela lui allait si bien .

On dit que c'est une sorcière qu'elle connais des posions qui peuvent même vous transformer , si si c'est vrai , enfin a ce qu'on dit .

Hydromel était resté sans broncher a regarder son verre a la main la bousculade qui c'était déroulé sous ces yeux. D'abord le dénommer Rick le propriétaire des lieux qui était entrée en trombe avec ce qui lui sert de femme dans les bras . Puis cette attroupement qui cherchait a tous voir et tous savoir . Hydromel riait intérieurement mais ne pu se contenir d'avantage.

Houhahaha héhé vous fatigués pas bande de vaut rien !! vous ne saurez riiiiiiiien et riiiiiiien de riiien !

Agitant son bras tenant son verre elle s'essaya a vouloir se lever mais retomba le cul sur la chaise aussi sec par la lourdeur de l'alcool qui l'imbibait .

Arf non di diou !!

Elle voulu prendre la parole quand elle vit une petite bonne femme se lever et s'égosiller sur tous les bonhomme de la taverne , le jetant dehors avec perte et fracas . Elle la regarda faire se demandant qui était cette petite pimbêche dévergondé . Qui fait claquer la porte si fort que les vitres de l'auberge en tremblait . Cette femelle sur deux jambes semblait fort fière de ce qu'elle avait accomplie .

Ahhh mais c'est qu'elle a de la voix la p'tite !! Héhé !!
vous vous prenez pour qui jeune demoiselle criarde !!!


Hydromel prit une bonne gorgée et lui fit un sourire édentée.
Cham a écrit:Cham face à la porte était bien fière , les mains sur la taille sourire aux lèvres , elle heureuse d'avoir affronté aux d'hommes en même temps. Elle n'en revenait pas elle même. Qu'est ce qui a bien pu déclencher chez elle se soudain débordement d'énergie. Cham pensa qu'elle devrait essayer cette méthode sur son époux pour le ramener à la maison .Mais son sourire ne tarda pas a s'effacer quand elle entendit derrière elle , une voix quelque peut chancelante visiblement qui s'adressait a elle.

Ahhh mais c'est qu'elle a de la voix la p'tite !! Héhé !!
vous vous prenez pour qui jeune demoiselle criarde !!!


D'une volte face Cham se retourna , toujours les mains sur la taille , regarda cette horrible vieille femme . Elle fit une légère grimace , discrète a sa manière .

Heu... c'est a moi que vous parlez la hein .. parce que ...bein .. j'ai pas vraiment .. crié quoi hein..

cham lui fit un large sourire se déplaçant discrètement vers le rideau ou Rick et Tia se trouvaient , de peur que la vieille dame ne fasse qu'une bouchée d'elle .Cham approcha son visage du rideau ne la quittant pas des yeux essayant de ne pas laisser paraître sa peur.

Heu Rick ? Rick ? Comment ça va la dedans ?

Cham ne décoinçait pas de son sourire tout en se forçant a garder son calme.
Tiadriel a écrit:[Montpensier, 21 octobre, toujours près des remparts, mais plus pour longtemps]

Elle avait vu passer le visage de Rick par tout un tas de questions, interrogeant tout ce qu'il pouvait du regard, cherchant un lien. Avait-il compris ce qu'elle venait à peine de comprendre elle-même ?
En tout cas, il répondit rapidement à sa dernière demande. Il la souleva comme si elle ne pesait rien et se dirigea rapidement vers l'Antre des Bûcherons. Elle avait glissé sa tête contre le creux de l'épaule de son mari, étouffant un sanglot, refoulant les larmes qui menaçaient de déborder. Elle ne voulait pas craquer... Du moins, pas maintenant. Ce n'était vraiment pas Le moment pour ça.


[Montpensier, L'Antre des Bûcherons]

Ils entrèrent tous les deux. Rick hurla à tous les hommes de sortir rapidement. Elle sut alors, avant même qu'il ne prononce la suite, qu'il avait tout deviné. Elle reçut un choc en l'entendant dire qu'elle était en plein travail. Ça posait la situation et il fallait bien qu'elle l'accepte.
Une angoisse au fond de la gorge et une douleur lancinante au creux des reins, elle serrait les dents quand il la déposa sur le lit.


Tia, ça va aller ! Tu vas voir, tout va très bien se passer ! Ne bouges pas, je vais prendre la trousse…

Il essayait de la rassurer. Mais ça ne marchait pas. Comment voulait-il que ça aille ? Elle allait avoir un bébé... Et Là-Haut, Il se passait bien de lui donner plus d'explications sur le pourquoi et le comment d'une telle chose.
Elle aurait voulu le retenir, mais elle savait que sans linge propre et sans eau...

Pendant le court laps de temps qu'ils avaient passé dans l'arrière boutique, elle avait entendu une voix de femme crier de l'autre côté du rideau. Elle connaissait cette voix... Elle lui était familière, mais elle n'arrivait pas à mettre un nom dessus.
Elle cherchait toujours quand la voix se fit entendre tout près. Elle devait se tenir juste derrière le rempart de tissu. Une image passa alors dans son esprit en même temps que la douleur la fulgura. Elle étouffa un autre cri et haleta avant de retrouver une respiration un peu plus normale quand la douleur baissa.


Heu Rick ? Rick ? Comment ça va la dedans ?

Cham ? C'est toi ?
Entre... s'il te plaît !

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Jeu 29 Oct - 0:42

--Georges a écrit:

Georges avait plutôt bien dormi. Bien au chaud, emmitouflé dans sa couette, couché en chien de fusil, il hésitait à se lever. Il tourna sur le dos et écouta. Tout semblait calme.
Il entendit une de ses soeurs se retourner dans son lit. Puis, des bruits de pas lui parvinrent, semblant venir de la cuisine. Finalement, il n'était pas le premier debout. Il s'assit sur son lit et se frotta les yeux des deux mains. Il se demandait quelle heure il pouvait bien être. En tout cas, ça ne pouvait être que l'heure du petit-déjeuner car son estomac criait famine.
Il se leva et se dirigea vers la fenêtre pour tirer le rideau.


Oh ! Le 'oleil fait enco' dodo ?

Bizarre... Peut-être que son papa était rentré plus tôt de son travail. Il surveillait la ville et les remparts pour pas que des méchants volent la mairie ou les villageois.
Il se dirigea vers la chambre de ses parents. Il poussa la porte, glissa la tête par l'ouverture, sa grande spécialité et chercha sa maman, elle ne pouvait que dormir encore elle ! Elle n'était pas là... Un peu déçu, il prit alors la direction de la cuisine. Il voulait manger. Il y trouva Marthe ?! Et Patience. Elle était déjà debout elle aussi ? Un peu surpris de voir Marthe, il courut quand même vers elle et lui déposa un gros bisou mouillé sur la joue.


Bonzou' Ma'the ! Mama pa'tie ?
Z'ai faim moi !


Bonjour Georges !
Oui, elle voulait faire une surprise à ton papa, mais elle a dit qu'ils rentreraient tôt.
Elle a même préparé ton petit-déjeuner et celui de tes soeurs avant de s'en aller. Je vais te le servir si tu veux, ainsi que celui de Patience.
Tu veux bien aller la décoller de la fenêtre s'il te plaît ?


Oui ! Ze veux bien !

Il s'approcha alors de sa petite soeur et déposa le même genre de bisou sur la joue de la petite fille.

Pa'ien' ! Tu 'iens manzer ? Ma'the, elle a dit !
Tu fais 'oi de'ant la fenêt'e ?
Rick a écrit:Rick laissa Cham s’occuper des clients. Il ne connaissait pas cet aspect autoritaire de sa belle-sœur mais sur le coup, il en fut très ravi. Elle avait maille à partir avec une vieille dame, mais étant donné que c’était une dame, le jeune maréchal la laissa en prise avec Cham. Cela aurait été un homme, il aurait sûrement, dans l’état de stress où il était, mis son poing dans la figure du ou des récalcitrants. En plus, y avait cet hibou qui venait hululer devant ses fenêtres. Peut-être s’il était moins stressé par les événements, aurait-il reconnu le messager de sa sœur, mais là, il allait pour la première fois de sa vie, devoir mettre au monde un enfant. Qui plus est son enfant… leur enfant. Et là, vu l’état de panique qu’il lisait dans les yeux de son épouse, un accident pouvait si vite arriver. Il ne fallait surtout pas qu’il pense à cela, mais si cet hibou, animal réputé de mauvaise augure, voulait bien arrêter de chanter dans ses oreilles, cela serait tellement plus simple. N’avait-il donc pas vu que le jour se levait et qu’il était temps pour lui d’aller se coucher ? N’avait-il donc pas vu que s’il n’arrêtait pas rapidement, il y aurait un rôti super chouette à manger ce soir, sur la carte de l'Antre des Bûcherons ? Ben oui faute de grives, on mange des merles et faute de merle, on mange du hibou…

Heu Rick ? Rick ? Comment ça va la dedans ?

Le jeune homme se força à sourire lorsqu’il entendit sa belle-sœur, de l’autre côté du rideau. Il pourrait au moins compter sur elle pour l’aider. Il entre-ouvrit le passage afin que Cham puisse entrer, puisque telle était la volonté de son épouse. Il lui glissa à l’oreille.

Je veux que tu rassures Tia sur ce qu’il va se passer… Moi, je m’occupe du linge et de l’eau.

Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il fit chauffer de l’eau, sur le poêle de la taverne et activa ce dernier un peu plus, afin que son épouse n’ait pas froid. Il récupéra ensuite une pile de torchons propres, dédiés en temps normal, à la vaisselle. De retour vers son épouse, il l’embrassa sur le front en lui souriant. Un de ces sourires qu’il voulait encourageant. Il ne lui restait plus qu’à lui enlever ses braies, trempées par la perte des eaux. Il la couvrit d’un drap, qu’il avait emmené avec lui, plus par soucis de décence que pour autre chose. Puis avec les tissus qu’il avait à ses côtés, il commença à nettoyer son épouse. Cela serait plus agréable pour tout le monde ainsi.

Le médicastre se pencha ensuite pour mesurer la taille du col. Et là, la surprise fut de taille, car le travail était tellement bien commencé que le jeune homme voyait déjà la tête du nouveau-né. C’était un encouragement pour son épouse ça.

Vas-y Tia pousse ! Je vois la tête ! Vas-y ma jolie colombe, encore un effort ! Il est bientôt sorti !
Cham a écrit:Elle se sentait observé par cette femme fort ridé , cela mettait Cham fort mal à l'aise et fit de sa surprenante autorité qu'un bien loin souvenir. Elle s'efforçait a sourire alors qu' elle ne désirait qu'une chose ce faufiler derrière se rideau pour ne plus être en sa présence lorsqu'elle entendit Tiadriel lui parler.

Cham ? C'est toi ?
Entre... s'il te plaît !


Heu .. vi c'est moi !!

Un grand soulagement la prit quand le rideau s'ouvrit par Rick pour la laisser entrer , ce qu'elle fit avec empressement . Rick semblait dans tout son état . Tia était allongé la , dans l'état d'une femme allant mettre au monde un nouveau né . Cela fit penser a Cham qu'elle était elle aussi passé par la mais a vrai dire ne savait pas trop si elle saurait gérer une telle situation que celle qui se présentait sous ses yeux. Elle sourit a Tia quand Rick se pencha pour donner a Cham quelques recommandation afin de soutenir Tiadriel.


Je veux que tu rassures Tia sur ce qu’il va se passer… Moi, je m’occupe du linge et de l’eau.

Cham le regarde un peu inquiète et surprise , mais elle ferait de son mieux pour que Tiadriel se sente en confiance avec elle , même si la panique commençait a la prendre.

Heu.. moi ?...bein vi je fais le faire mais Rick ...

Elle ne put finir sa f phrase que Rick était déjà affairé a préparer l'eau et les chiffons . Cham s'approcha alors de Tiadriel , lui prenant la main , elle lui dit quelques mots .

Heu.. Tia ça va ..? ah bein non ça va pas pff suis je bête ..

Cham grimaça se sentant ridicule d'une telle question, elle chercha alors a lui changer les idées.

Tu vas voir tout va bien se passer hein..et puis Rick c'est y faire enfin je sais pas mais il a l'air hein ...pis si t'as mal tu cris hein sa soulage tu verras ..heu en plus tu vas avoir un beau bébé alors sa vaut le coup non ....

Cham fut heureuse de voir Rick revenir , sentant qu'elle s'enfonçait d'avantage auprès de Tia. Il examina son épouse et dans un élan de surprise et de spontanéité , il lui conseilla de se lancer dans un effort qui la soulagera surment
.

Vas-y Tia pousse ! Je vois la tête ! Vas-y ma jolie colombe, encore un effort ! Il est bientôt sorti !

Cham paniqua se tournant et se retournant sur elle même elle lâcha la main de Tiadriel et chercha un morceau de bois qu'elle donna à la futur maman afin qu'elle le mette entre les dents pour qu'elle puisse donner de sa force autant qu'elle le pourrait pour faire sortir l'enfant . Une main sur son front , Cham l'aida dans son effort .

Heu.. la tête ...déjà ?..oohhh allez Tia pousse !!!! Mmmmmmmhhh allez pousse !!!!
--Patience. a écrit:

[137 rue de la Mandragore - Chez Maman et Papa]

Patience était toujours concentrée sur cette fenêtre. Elle était sûre d'avoir vu quelque chose ou quelqu'un. Et soudain, elle fut déconcentrée et surprise par l'arrivée de son grand frère. Georges lui fit un gros bisou mouillé sur la joue, ce qui eut le don de faire rire la petite fille.

Pa'ien' ! Tu 'iens manzer ? Ma'the, elle a dit !
Tu fais 'oi de'ant la fenêt'e ?


Miam miam 'oge ? Agada badibo

Le grand garçon lui posait une question étrange tout de même. Comment pouvait-elle lui dire qu'il y avait une ombre derrière la fenêtre à l'instant ? Elle montra donc l'endroit qu'elle regardait tout à l'heure et lui dit

'Oge Mama là ! Bidi boup ! Apa gadaslop areuh !

La petite fille lui expliqua qu'elle venait de voir leur maman et peut-être aussi papa. Avec un peu de chance, ils auraient le droit à un baiser chacun. Elle dans les bras de maman et lui dans ceux de Papa.

'Oge Apa ! Païen Mama ! dacadac badabip !

La petite fille se rapprocha de la porte pour montrer à Georges ce qu'elle voulait qu'il fasse ! Elle voulait leur sauter dans les bras dès qu'ils arriveraient.

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Jeu 29 Oct - 0:44

Tiadriel a écrit:[Montpensier, dans l'arrière boutique de l'Antre des Bûcherons]

Rien n'allait... Tout s'enchaînait à une vitesse folle. Les contractions étaient trop rapprochées pour que le travail n'ait commencé que depuis si peu de temps... Le bébé était-il à terme ? Cette question la hantait. Elle tournait et retournait dans l'esprit de la future mère.

Elle avait vu juste. C'était bien Cham qui se trouvait tout près. Elle la vit entrer quand Rick souleva le drap. Cham lui sourit et elle tenta d'en faire de même, malgré les efforts qu'elle faisait pour lutter contre la douleur.
Elle s'approcha ensuite de Tiadriel et lui prit la main. Elle acceptait de la sacrifier ?


Heu.. Tia ça va ..? ah bein non ça va pas pff suis je bête ..

Ça pourrait... aller mieux !

Elle sourit franchement devant la grimace de Cham. Icelle semblait être aussi à l'aise qu'un poisson hors de l'eau.

Tu vas voir tout va bien se passer hein..et puis Rick c'est y faire enfin je sais pas mais il a l'air hein ...pis si t'as mal tu cris hein sa soulage tu verras ..heu en plus tu vas avoir un beau bébé alors sa vaut le coup non ....

Un... beau... bébé ?
Je ne sais... même pas... depuis quand... je l'attends... Je ne sais... pas s'il est... viable... Je ne sais... même pas comment... j'ai fait pour... ne pas m'en... apercevoir !
Ça n'est pas... possible... un truc pareil...
Ce n'est pas... mon bébé...


Si ça ne la mettait pas à l'aise des paroles pareilles...
Mais elle n'y pouvait rien. Elle ne se sentait pas prête. Elle ne l'avait pas senti grandir en elle, elle ne le connaissait pas. Alors comment aurait-elle pu en être la mère ?


Rick revint alors avec du linge propre et de l'eau chaude. Il ne devait jamais avoir accouché personne... Alors sa propre femme... Et s'il oubliait de débloquer les épaules ? Le bébé resterait coincé ? Ou alors il était tellement petit que tout passerait d'un coup ?
Raaah ! Il fallait qu'elle arrête de se poser autant de questions. Qu'elle le veuille ou non, il allait sortir et elle devait au moins l'aider, ne serait-ce que pour arrêter d'avoir mal.
Son époux l'embrassa sur le front avant de lui enlever ses braies collantes. Elle se sentit déjà mieux. Elle commençait à avoir froid avec. Il la recouvrit ensuite d'un drap avant de la laver un peu. L'eau chaude lui fit du bien et elle se détendit un tout petit peu. Mais la détente fut de courte durée...


Vas-y Tia pousse ! Je vois la tête ! Vas-y ma jolie colombe, encore un effort ! Il est bientôt sorti !

Déjà ? Elle manqua s'étouffer.
Surtout bien respirer le plus calmement possible. Ne pas céder à la peur panique qui lui tiraillait les boyaux. C'était plus facile à dire qu'à faire.
Cham se mit alors à tourner et retourner sur elle-même. Quelque chose l'avait peut-être piquée ? Une araignée ? Elle avait vu des toiles hier en passant dans la taverne et n'avait pas eu le temps de les enlever. Elle finit par se calmer et arrêta de tourner en rond, juste à temps. Tiadriel commençait à en avoir le tournis. Elle vit Cham lui tendre un morceau de bois. Elle lui fit non de la tête. Elle n'en voulait pas.
A la contraction suivante, elle poussa tout ce qu'elle put...
--Georges a écrit:

[Montpensier, 137, Rue de la Mandragore, près de la fenêtre avec Patience]

Miam miam 'oge ? Agada badibo

Vi ! 'iens manzer !

Puis sa petite soeur sembla réfléchir à son autre question. Elle lui montra quelque chose du doigt et Georges suivit la direction indiquée. Il y avait bien quelque chose derrière la fenêtre comme elle essayait de lui expliquer. Il n'avait pas compris ce qu'elle disait, mais le mime, ça marchait mieux ! Surtout qu'elle ne parlait pas bien du tout sa petite soeur. Vivement qu'elle apprenne !

'Oge Mama là ! Bidi boup ! Apa gadaslop areuh !

Il regarda mieux. Il colla même son petit nez à la fenêtre pour mieux voir. Il faisait encore sombre dehors et la visibilité était très limitée. Mais le petit garçon savait que son papa ne rentrerait pas avant que le soleil soit complètement levé. Il ne pouvait donc pas croire que c'était Maman qui leur faisait une surprise. Marthe venait de lui dire qu'elle était partie chercher Papa.
Patience fila vers la porte.


'Oge Apa ! Païen Mama ! dacadac badabip !

Non Pa'ien' ! Atta !
Ma'the a dit que Mama étai' pa'tie che'che' Papa ! C'es' pas Mama !


Il courut vers Marthe pour l'avertir.

Ma'the !Ma'the ! Y a que'qu'un à la fenêt'e !
Ze 'ais che'che' ma z'épée !


Il courut jusqu'à sa chambre, sauta sous son lit et rampa pour récupérer son précieux objet. La tenant bien en main, il revint en courant jusqu'à la cuisine.

'oilà ! Ze 'uis p'êt !
Ze 'ais vou' p'otéze' !

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Fils de Tiadriel & Rick
Grand frère d’Aliénor, de Patience & de la crevette Esteban
Cou-zin d'Eléa, Matthis & Timothée
Cousin d’Aëlys
Presque Filleul d'Althiof & Elwë*
--Patience. a écrit:

[137 rue de la Mandragore - Chez Papa et Maman]

Patience était maintenant juste à côté de la porte, prête à sauter dans les bras de sa maman. Mais quelque chose ne tournait pas rond. Georges s’était approché de la fenêtre, puis lui dit

Non Pa'ien' ! Atta !
Ma'the a dit que Mama étai' pa'tie che'che' Papa ! C'es' pas Mama !


Pa Mama ? Gada bidi Apa ? Agadabap areuh !

Patience se demandait pourquoi Georges, il voulait qu’elle attende. Et avant qu’elle obtienne une réponse, le voilà qui courait voir Marthe pour lui dire

Ma'the ! Ma'the ! Y a que'qu'un à la fenêt'e !
Ze 'ais che'che' ma z'épée !


La petite fille n'avait rien compris à ce que son frère avait dit, mais elle le vit détaler en direction des chambres. Chouette, il préparait un jeu ! Peut-être qu’il voulait se cacher pour pas que Maman et Papa ne les trouvent tout de suite. D’un côté, c’était dommage parce que la petite fille, elle voulait son bisou du matin. Mais de l’autre, elle aurait un, un peu plus gros, si ses parents avaient peur pour eux. Donc ni une ni deux, elle se mit à courir derrière Georges en riant.

‘Ogeeee ! ‘Oggggeeeeee !

Elle en oublia presque que sa jumelle dormait encore. Si avec tout ce raffut, Aliénor ne se réveillait pas, on aurait de la chance ! Mais de toute façon, c’était décidé dans la tête de la petite fille, Maman serait pour elle, Papa pour Georges et du coup sa jumelle, elle aurait Marthe. Georges avait sauté sur son lit et était passé dessous. C’était amusant son jeu ! La petite fille voulait bien essayer. Mais déjà le petit garçon repartait de la chambre en criant

'oilà ! Ze 'uis p'êt !
Ze 'ais vou' p'otéze' !


La petite fille avait vu son frère tenir son jouet préféré dans la main. Elle n’avait pas eu le temps de grimper sur le lit, ni de passer dessous mais pas grave, elle irait rejoindre Georges, avec son jouet préféré, sa marionnette vache Marguerite.

‘Ogeeee ! Gadabé bidibi ! Edébé bou potobabe vi vi vé ‘ite !

Patience n’avait pas tout compris ce que Georges avait dit, mais elle aussi, elle voulait copier son frère et elle répéta tout ce qu’il avait dit. Elle aussi, elle voulait pote et geai avec Marguerite. Elle attendait maintenant à côté de son frère, voir ce qu’il fallait faire dans son jeu !
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Grande sœur d’Esteban
Rick a écrit:[L’Antre des Bûcherons - Quand le numéro quatre pointe sa petite frimousse]

Les choses commençaient à se compliquer. Tia semblait refuser de voir la réalité en face.

Un... beau... bébé ?
Je ne sais... même pas... depuis quand... je l'attends... Je ne sais... pas s'il est... viable... Je ne sais... même pas comment... j'ai fait pour... ne pas m'en... apercevoir !
Ça n'est pas... possible... un truc pareil...
Ce n'est pas... mon bébé...


Il espérait qu’elle ne refuserait pas de l’aider à sortir l’enfant de son ventre. Il avait lu dans ses livres de médecine qu’il était possible d’ouvrir le corps maternel pour récupérer le bébé, mais il se refusait à cela, s’il pouvait éviter. Il préférait que cela soit fait naturellement. D’un autre côté, elle avait raison, l’enfant était-il viable ? Toutes les questions qu’elle se posait, Rick se les était posées en courant jusqu’ici. Et tout en encourageant son épouse, il priait Aristote tout en lui posant des questions intérieurement. Il voulait savoir comment il fallait réagir dans ce genre de situation. Il n’avait jamais entendu parler d’une mère qui rejette ses enfants, ni d’une maman qui n’avait pas conscience de la présence de son enfant, en elle. Mais déjà, il ne pouvait plus se poser plus se questionner, car c’était le moment le plus délicat, celui où il fallait dégager les épaules.
Le jeune homme dit alors à son épouse.


Attends jolie colombe, il faut maintenant laisser passer les épaules ! Doucement ma jolie Tia !

Il savait que cela ne devait pas être facile pour elle, mais il avait confiance en elle. Lorsque l’enfant fut à moitié sorti, il recommença à encourager son épouse !

Allez Tia, il est presque sorti ! Encore un effort !

Et poussée après poussée, l’enfant fut éjecté du corps maternel. Le jeune papa coupa le cordon qui reliait l’enfant et la mère. Il était minuscule le chérubin mais tellement beau à sa façon. Rick le souleva haut dans ses bras pour le montrer à Aristote. Une manière à lui de remercier le Très-Haut pour cet enfant qui semblait être en bonne santé.



Tia se remettait doucement des efforts physiques. Rick confia donc l’enfant à sa belle-sœur.

Cham, peux-tu nettoyer notre fils pendant que je m’occupe de Tia ?

Une fois les mains libérées de son si précieux fardeau, le jeune médicastre s’occupa de son épouse. Il récupéra la secondine et l’enveloppa dans un linge propre. Puis, avec un autre linge, il nettoya le corps de Tia, pour qu’elle se sente plus à l’aise, il lui passa aussi un linge mouillé sur le front et l’embrassa tendrement. Le linge souillé fut ensuite envoyé dans une bassine se trouvant à proximité. Puis, il lui mit une couverture sur le corps, beaucoup plus chaude, pour la protéger du froid qui allait se faire ressentir. Ce n’était pas le moment de tomber malade, maintenant qu’il fallait nourrir l’enfant. Rick récupéra le linge où se trouvait les restes, sortis avec l’enfant et fit un échange avec Cham.

Cham, peux-tu enterrer cela sous un arbre s’il te plaît ? Tu trouveras une pelle, dans la remise, à côté de l’Antre. Moi, je vais présenter notre enfant à sa maman.

Rick sourit à sa belle-sœur, lui fit un gros bisou sur la joue pour la remercier.

Merci d’avoir été là pour Tia et pour notre fils.

L’enfant dans les bras, Rick se rapprocha de sa femme pour lui présenter. Il lui tendit, avec le sourire. Cette fois-ci, il n’avait pas prévu la chemise paternelle comme il l’avait fait pour Georges. Il avait rompu avec la tradition, à son plus grand regret. Il se sentait mal à l'aise à propos de cela, car il était homme à suivre les us.

Ma jolie Tia, voilà notre fils ! Il va falloir lui trouver un nom maintenant !

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Sam 5 Déc - 1:08

Cham a écrit:Cham était dans tout ses état , c'était une grande première pour elle d'assister une mise au monde , même si la panique était la , elle était au fond d'elle très émue de ce qu'elle vivait .Mais Tia semblait , elle ne pas trop comprendre ce qu'il se passait même si elle savait que c' était son bébé qui annonçait sa venue.
Cham lui tenait la main quand Tiadriel essayait de s'exprimer avec les douleurs qui la gagnait
.

Un... beau... bébé ?
Je ne sais... même pas... depuis quand... je l'attends... Je ne sais... pas s'il est... viable... Je ne sais... même pas comment... j'ai fait pour... ne pas m'en... apercevoir !
Ça n'est pas... possible... un truc pareil...
Ce n'est pas... mon bébé..


A ces mots Cham ouvrit de grand yeux ne comprenant pas la situation . Comment est ce possible ?

Heu.. mais si c'est ton bébé .. il est en toi Tia ..mais t'inquiète pas tous va bien aller hein ..

Tout en faisant de son mieux pour détendre et rassurer la futur maman, Cham regardait Rick qui avait l'air de faire ça comme un maître . Il annonça le passage des épaules , Cham en frissonna d'émotion , ce petit être allait être vraiment la ..

Cham ne put s'empêcher d'embuer ses yeux quand Rick sortit l'enfant fier a en remercier le très haut , cham sourit légèrement en pensant qu'il avait rien fait lui le très haut .enfin Rick avait sûrement ces raisons pour le remercier ainsi . Mais Cham revint vite sur terre quand Rick lui tendit l'enfant pour parfaire a son tout premier nettoyage .

Heu... moi ? Tu veux que je le nettoies.. heu.. bein .. vi mais bon hein ..

Mais se trouvant avec l'enfant dans elle les bras elle n'eut pas le choix que de se dépêcher pour qu'il ne prenne pas froid . Elle le tenais bien contre elle avant de le déposer sur un linge qui recouvrait la table , ou la une écuelle l'attendait avec de l'eau tiède . Cham prit le nouveau né qu'elle mit délicatement dans l'eau prenant garde qu'il s'y sente bien . D'une main douce elle le frotta dans les coins et les recoins afin qu'il ne reste rien du monde ou il vient . Elle l'emmaillota ensuite dans un linge pour le sécher avant de le langer dans une toile plus douce . Cham sourit encore émue de tout ce qui lui était arrivée aujourd'hui , la nature lui semblait encore plus belle , plus délicieuse à vivre .

Rick avait prit soin de Tiadriel , il prit l'enfant tendant en échange un linge avec les résidu de cette naissance dont il lui confia d'aller l'enterrer près d'un arbre . Ce qu'elle fit avec empressement après que Rick l'eut remercié de son aide
.

Merci d’avoir été là pour Tia et pour notre fils.

Elle lui sourit .

Oh mais Rick ne me remercie pas ! Ce fut pour moi un grand moment charger d'émotion et puis félicitation à toi et à Tiadriel . Cet enfant est magnifique .

Cham sorti de la pièce grimaça de voir que la vieille dame se trouvait encore la légèrement assoupi par le trop d'hydromel ingéré . Elle se dirigea a pas de chat vers la remise le linge sous le bras , prit la pelle et sorti dehors a la recherche du plus belle arbre qui fera de ces restes un sore de bonne chance et de longue vie heureuse a ce petit être qu'elle avait vu naître en ce jour.
Tiadriel a écrit:[Montpensier, dans l'arrière boutique de l'Antre des Bûcherons, quand le bébé "surprise" paraît]

Malgré toutes les inquiétudes de la future jeune mère, le travail avançait bien et ne semblait présenter aucune complication. Cham tenta bien de la rassurer quand au futur bébé, mais rien n'y fit. Elle faisait un blocage.
La tête du bébé finit par sortir facilement et le moment délicat du passage des épaules arriva.


Attends jolie colombe, il faut maintenant laisser passer les épaules ! Doucement ma jolie Tia !

Elles ne... passeront pas... toutes seules... Il faut que... tu aides le... bébé en dégageant... la première... puis la seconde...
Ensuite, il glissera... tout seul...


Elle espérait qu'il avait compris comment s'y prendre. Après tout, c'était son premier accouchement et il était de coutume qu'aucun homme ne soit admis pour cet évènement. Il s'en sortait plutôt bien jusqu'à présent.

Allez Tia, il est presque sorti ! Encore un effort !

Une épaule, puis l'autre, une dernière poussée et elle put vraiment reprendre son souffle. Le bébé poussa son premier cri. Puissant et sûr. Au moins, il était vivant. Rick le confia à Cham après avoir coupé le cordon ombilical pour qu'elle le nettoie. Elle sembla un peu surprise.

Cham, peux-tu nettoyer notre fils pendant que je m’occupe de Tia ?

Heu... moi ? Tu veux que je le nettoies.. heu.. bein .. vi mais bon hein ..

Alors, c'était un petit garçon ? Elle ne savait pas si elle devait s'en réjouir ou non. Elle... Elle ne savait plus. Elle était soulagée que le travail ait presque pris fin. Il ne restait plus que la secondine à expulser. Mais d'un autre côté, elle ne ressentait rien pour ce bébé. Elle était tiraillée par des sentiments opposés. Elle se sentait coupable de ne pas l'aimer alors qu'il était son fils. Elle ne pouvait douter de cela. C'était bien elle qui venait de le mettre au monde... Alors pourquoi ? Pourquoi Aristote lui jouait-il un tour pareil ? Testait-il encore sa foi ? Encore et toujours pour s'assurer qu'elle était toujours là ? Fidèle servante ?!

Rick récupéra la secondine et l'enveloppa. Puis, il prit soin de la nettoyer et elle se sentit déjà mieux. Il l'embrassa et elle lui rendit tendrement son baiser, laissant échapper les larmes qui avaient menacé depuis qu'elle s'était rendue compte qu'elle allait, de nouveau, être "mère" bien qu'elle fut loin de ressentir ce sentiment.
Pour elle, une maternité se vivait du début à la fin, la grossesse étant un moment privilégié entre le futur bébé et sa mère. Et elle avait été privée de ça. De cette joie et de ce bonheur de sentir cette vie se développer en elle pendant ces longs mois. D'attendre cette arrivée. De pouvoir offrir ce cadeau à l'homme aimé, fruit de leur amour.
L'amour était bien là, le fruit aussi, mais... Il y avait ce maillon manquant, ce chaînon qui faisait qu'elle n'y arrivait pas...
Pour toutes ces raisons, ses larmes coulaient.

Alors quand Rick revint avec un bébé tout propre en emmailloté, elle ne réagit pas comme elle aurait dû le faire. Elle s'en voudrait sûrement plus tard, mais sur le moment...


Ma jolie Tia, voilà notre fils ! Il va falloir lui trouver un nom maintenant !

Il lui tendit et au lieu de le prendre dans ses bras, elle leur tourna le dos.

Ce n'est pas mon fils, tu peux bien l'appeler comme il te plaira !
Rick a écrit:[L’Antre des Bûcherons quand une réaction est bien étrange aux yeux du Diacre]

Si Rick s’était attendu à une telle réaction, cela serait mentir. Jamais au grand jamais, il n’aurait pensé que Tia refuse de prendre son enfant, leur enfant. Il était là, le bébé dans les bras, un grand sourire aux lèvres et devant lui, allongée sur le lit, son épouse venait de leur tourner le dos. Au début, il avait cru à une blague de la part de la jeune femme, ou peut-être un contre coup de l’attaque qu’elle avait subi, quelques heures auparavant. Mais sa phrase fut comme une claque, prise en plein visage.

Ce n'est pas mon fils, tu peux bien l'appeler comme il te plaira !

Il resta un instant interdit, son sourire totalement effacé. Que venait-elle de dire ? Que ce petit être n’était pas son fils ! Il avait mal entendu, c’était sûr. Mais tout dans son attitude, laissait voir le contraire. Il réfléchit un instant. Dans pas longtemps, l’enfant réclamerait le sein maternel et si Tia n’était pas décidée à le nourrir, l’enfant ne passerait pas la fin de la semaine. Rien qu’à cette idée, l’homme déglutit. Une révolte se passa dans sa tête et il se décida pour une fois, à aller contre la volonté de son épouse. Il fit le tour du lit, pour que Tia le voit, les voit tous les deux.

Tia, je t’interdis de dire ça ! Tu m’entends ? Cet enfant est notre fils à tous les deux. Il est autant le tien que le mien ! Pourquoi veux-tu le renier ? Renier ce petit garçon c’est comme renier notre amour et ce joli fruit qui vient agrandir notre jolie famille ! Le refuser c’est comme si tu souhaitais mettre un terme à ses sentiments immenses qui nous habitent l’un l’autre. Ce n'est pas envisageable une seule seconde à mes yeux.

Rick força la jeune femme à regarder leur enfant.

Regarde-le Tia ! Regarde-le juste un instant ! Il a les même fossettes que Georges à sa naissance, ses yeux sont les tiens aussi ! Vas-tu renier cela ? Et puis, regarde il est à peine plus gros que Patience à sa naissance !

Le jeune homme parlait avec entrain devant ce petit être tout minuscule qui ne demandait qu’à vivre.

Tia, regardes-moi un instant ! Je ne sais pas par quel miracle, il est là, mais il est là et c’est un miracle ! Tu as bien entendu, c’est un don d’Aristote ! Le Très-Haut a choisi de nous offrir un nouvel enfant. Tu n’as pas le droit d’aller à l’encontre de SA volonté. Regarde ce petit être fragile ! Vas-tu vraiment refuser de le nourrir ? Vas-tu le regarder mourir sans rien faire ? Je ne te laisserais pas faire. Ce garçon est notre fils est nous avons un devoir envers lui, un devoir de faire tout notre possible pour qu’il vive. Aristote nous l’a envoyé avec le Livre de sa vie. Il t’a choisit toi, pour lui raconter la jolie histoire de sa vie, car à SES yeux, tu es la meilleure mère qu’un enfant peut rêver d’avoir. Tu es la meilleure épouse qu’un mari peut rêver d’avoir à ses côtés. Mais, là, je n’arrive pas à te comprendre ! Serais-tu prête à fermer le Livre de sa vie, d’un coup, pour un motif que je ne connais pas ? Moi, je refuse cette solution. Je veux tourner les pages, avec toi, jour après jour, de cette fabuleuse histoire qu'est sa vie.

Rick était toujours à proximité de son épouse, l’enfant contre son torse, prêt à lui montrer si elle acceptait de le prendre et de lever les yeux vers lui.

Tia, souviens-toi, que nous avons toujours construit notre vie, en fonction des choix qu’Aristote a fait pour nous. Certaines fois se fut plus dur que d’autres. Certaines fois, les demandes du Très-Haut m’ont paru insupportables comme l’idée d’accepter cet enfant, le semble pour toi, en ce moment. Mais ensemble, nous avons réussi à surmonter les épreuves. Ensemble, nous avons réussi à passer outre. Et aujourd’hui, ensemble, nous allons encore passer par-dessus celle-ci.

Rick était maintenant assis sur le lit, une main posée sur le corps de Tia.

Ma jolie colombe, j’ai du mal à comprendre ta réaction, mais tu sais que je peux tout entendre, mais il faut pour cela que tu me parles. Il faut que tu me dises en quoi, je peux t’aider. Si tu te tais, comment veux-tu que je fasse ? Je suis prêt à faire tout ce qu’il faut pour cet enfant, comme pour les trois autres, mais j’ai besoin de ton aide pour cela.

Le regard de Rick était légèrement embué par le chagrin.

Tia, souviens-toi de cette magnifique bataille de boules de neige, qui a scellé notre amour… Souviens-toi de ce désir qui nous brûlait l’un l’autre juste après, alors que nous étions en train de nous réchauffer vers ce feu de cheminée… Aristote nous a montré sa colère, juste avant que nous transgressions les lois de la morale, avant le mariage. La tempête fut violente ce jour-là, autant que la colère du Très-Haut….

Rick avait le visage pâle en se disant que son refus pouvait avoir de graves conséquences pour la suite.

Ma tendre aimée, je n’ai pas envie, de perdre un seul de nos enfants. Alors par la grâce de Dieu, parles-moi et prends ce petit-être dans tes bras. Il ne demande qu’à t’aimer. Il ne demande qu’à vivre… Il ne demande qu’à avoir un joli prénom que tu pourrais lui donner….

La main toujours sur le corps de Tia, Rick murmura

Je t’aime Tia… Ne l’oublies jamais… La vie c’est à deux qu’elle se construit dans les bons comme les mauvais moments.

De son bras de libre, le jeune homme berçait l’enfant contre lui.
Tiadriel a écrit:[Montpensier, l'Antre des Bûcherons, quand le Chemin est trouble...]

Couchée sur le côté, elle pleurait toujours silencieusement. Elle n'arrivait toujours pas à avoir les idées claires. Elle sentait les yeux de son époux posés sur elle. Il ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. Elle ne le savait pas très bien elle-même, non plus.
Il resta un instant silencieux, accusant sûrement le coup qu'elle venait de lui donner. Mais comment lui expliquer ce qu'elle ressentait ? Il fallait qu'elle trouve les mots, mais... Voudraient-ils seulement franchir ses lèvres ?

Rick fit le tour du lit et vint se planter devant elle. Elle le distinguait plus qu'elle ne le voyait devant le rideau de larmes qui coulaient toujours. Elle n'arrivait pas à les arrêter. Elle ferma les yeux et tenta de se calmer.


Tia, je t’interdis de dire ça ! Tu m’entends ? Cet enfant est notre fils à tous les deux. Il est autant le tien que le mien ! Pourquoi veux-tu le renier ? Renier ce petit garçon c’est comme renier notre amour et ce joli fruit qui vient agrandir notre jolie famille ! Le refuser c’est comme si tu souhaitais mettre un terme à ses sentiments immenses qui nous habitent l’un l’autre. Ce n'est pas envisageable une seule seconde à mes yeux.

Les foudres tombaient ! Elle se recroquevilla un peu plus sur elle même.
Ce n'était pas ça. Il n'avait pas compris... Elle ne voulait pas le perdre. Elle l'aimait plus que tout. Elle en mourrait de chagrin si un jour il la laissait derrière lui et s'en allait.


Regarde-le Tia ! Regarde-le juste un instant ! Il a les même fossettes que Georges à sa naissance, ses yeux sont les tiens aussi ! Vas-tu renier cela ? Et puis, regarde il est à peine plus gros que Patience à sa naissance !

Elle se moquait que le nouveau-né ait les fossettes de son aîné ou bien même ses yeux. Elle ne retint qu'une seule chose. Sa taille. Que Patience ait été un "poids plume", cela s'expliquait par le fait qu'elle avait du partager la place avec sa soeur Aliénor. Mais lui... Pourquoi était-il si petit ? Etait-il venu trop tôt ? Survivrait-il ?
L'angoisse lui serra à nouveau les entrailles. Son époux la forcerait-il à accepter un enfant qui était "condamné" car né trop tôt ? Un enfant non "fini" ? Il allait bien falloir qu'elle se décide à, au moins, le regarder pour s'en assurer.


Tia, regardes-moi un instant ! Je ne sais pas par quel miracle, il est là, mais il est là et c’est un miracle ! Tu as bien entendu, c’est un don d’Aristote ! Le Très-Haut a choisi de nous offrir un nouvel enfant. Tu n’as pas le droit d’aller à l’encontre de SA volonté. Regarde ce petit être fragile ! Vas-tu vraiment refuser de le nourrir ? Vas-tu le regarder mourir sans rien faire ? Je ne te laisserais pas faire. Ce garçon est notre fils est nous avons un devoir envers lui, un devoir de faire tout notre possible pour qu’il vive. Aristote nous l’a envoyé avec le Livre de sa vie. Il t’a choisit toi, pour lui raconter la jolie histoire de sa vie, car à SES yeux, tu es la meilleure mère qu’un enfant peut rêver d’avoir. Tu es la meilleure épouse qu’un mari peut rêver d’avoir à ses côtés. Mais, là, je n’arrive pas à te comprendre ! Serais-tu prête à fermer le Livre de sa vie, d’un coup, pour un motif que je ne connais pas ? Moi, je refuse cette solution. Je veux tourner les pages, avec toi, jour après jour, de cette fabuleuse histoire qu'est sa vie.

Un don d'Aristote ? Mais pourquoi l'avoir caché ? Si elle pouvait trouver la réponse à cette question là, alors elle pourrait peut-être apprendre à l'aimer.
Rick ne lui demandait que de le nourrir, ça, elle pouvait le faire. Si ce n'était que ce qu'il exigeait d'elle pour l'instant, alors, pour lui, elle le ferait. D'ailleurs, ne l'aurait-elle pas fait pour le fils d'une de ses amies si le cas s'était présenté ? Elle n'aurait pu lui dire non, surtout si elle avait été en mesure de nourrir deux nourrissons.


Tia, souviens-toi, que nous avons toujours construit notre vie, en fonction des choix qu’Aristote a fait pour nous. Certaines fois se fut plus dur que d’autres. Certaines fois, les demandes du Très-Haut m’ont paru insupportables comme l’idée d’accepter cet enfant, le semble pour toi, en ce moment. Mais ensemble, nous avons réussi à surmonter les épreuves. Ensemble, nous avons réussi à passer outre. Et aujourd’hui, ensemble, nous allons encore passer par-dessus celle-ci.

Toujours Lui... N'avaient-ils pas toujours répondu présents quand le Très-Haut leur avait demandé ? Ne pouvait-Il pas les oublier de temps en temps ? Les laisser décider tous seuls pour une fois ? Il fallait bien croire que non. Il était encore et toujours là. Ses exigences dépassaient, ce coup-là, l'entendement et elle avait bien du mal à l'accepter. Mais Il avait choisi. Il fallait se plier à Sa demande. Tel était le Chemin qu'Il avait tracé pour eux. Tous les deux, ensemble, toujours !

Rick s'approcha encore et elle sentit qu'il s'asseyait sur le bord du lit, son poids affaissant le matelas. Le bébé avait l'air de se tenir tranquille car elle ne l'entendait pas. Il tendit alors une main vers elle et la posa sur son corps. Elle tressaillit légèrement à ce contact, comme à chaque fois qu'il la touchait. Elle avait toujours réagi à son contact et les années passées à ses côtés n'avaient pas atténué cette réaction.


Ma jolie colombe, j’ai du mal à comprendre ta réaction, mais tu sais que je peux tout entendre, mais il faut pour cela que tu me parles. Il faut que tu me dises en quoi, je peux t’aider. Si tu te tais, comment veux-tu que je fasse ? Je suis prêt à faire tout ce qu’il faut pour cet enfant, comme pour les trois autres, mais j’ai besoin de ton aide pour cela.

Elle ouvrit les yeux et essuya ses larmes avec le bord de la couverture, avant de lever le regard vers lui. Elle avait entendu la détresse dans sa voix et la vit au fond de ses yeux. Il avait l'air épuisé. Elle savait qu'il était sensible et que rien ne le frustrait plus que de ne pas la comprendre. Mais parfois, sans les mots, les réactions les plus inattendues ne pouvaient être expliquées.

Tia, souviens-toi de cette magnifique bataille de boules de neige, qui a scellé notre amour… Souviens-toi de ce désir qui nous brûlait l’un l’autre juste après, alors que nous étions en train de nous réchauffer vers ce feu de cheminée… Aristote nous a montré sa colère, juste avant que nous transgressions les lois de la morale, avant le mariage. La tempête fut violente ce jour-là, autant que la colère du Très-Haut…

Elle écoutait toujours, muette, se remémorant les évènements qu'il venait d'évoquer. Les révélations qu'elle lui avait faites cette nuit là, croyant qu'elle le perdrait à jamais quand il saurait. Mais il était resté. Toujours présent quand elle lui avait demandé de l'être. Oh, il y avait bien eu des hauts et des bas, comme dans tous les couples, mais ils n'en étaient ressortis que plus forts. Leur union faisait leur force et elle le savait.
Il était pâle, elle ne devait pas avoir meilleure mine que lui. Elle venait de donner la vie et pourtant... On aurait dit qu'ils veillaient un mort.


Ma tendre aimée, je n’ai pas envie, de perdre un seul de nos enfants. Alors par la grâce de Dieu, parles-moi et prends ce petit-être dans tes bras. Il ne demande qu’à t’aimer. Il ne demande qu’à vivre… Il ne demande qu’à avoir un joli prénom que tu pourrais lui donner…

Elle se redressa alors, serrant les pans de la couverture contre elle.

Je t’aime Tia… Ne l’oublies jamais… La vie c’est à deux qu’elle se construit dans les bons comme les mauvais moments.

Elle tendit une main et l'approcha timidement du visage de son époux. Elle s'arrêta à quelques millimètres, hésitante, avant de la poser contre sa joue. Elle la caressa doucement avant d'arrêter et de la reposer. Elle ne savait pas comment elle arriverait à lui expliquer mais il fallait qu'elle essaie. Elle planta son regard droit dans celui de son époux sans ciller.

Moi aussi... Je t'aime !
C'est juste que... Pardon... Pardonnes-moi ! Je suis tellement désolée d'avoir si mal réagi mais... Je ne comprends pas comment j'ai fait pour ne rien voir. Dis-moi comment une chose pareille peut être possible ? J'ai besoin de savoir ! Comment...


Sa voix se brisa alors et elle laissa échapper quelques sanglots. Elle fit de gros efforts pour se reprendre et poursuivit.

J'ai loupé quelque chose. Je n'arrive pas à savoir quoi.
Une grossesse est censée être vécue comme une joie jusqu'au moment de la délivrance et j'ai été privée de cela. Pour toi, ça ne représente certainement rien, mais pour moi... J'ai l'impression d'avoir donné naissance à un étranger... Et pourtant... Pourtant, il est notre fils...
Je ne sais même pas combien de temps je l'ai porté. Qui nous dit qu'il n'est pas né trop tôt ? Passera-t-il seulement l'hiver ? Et si... Si Aristote nous le reprend trop tôt ? Que ferons-nous ? Que feras-tu ?
J'en mourrai sûrement de chagrin. Je...


Elle se jeta dans le bras libre de Rick et le serra très fort contre elle. Elle relâchait la pression et le sentir si près lui faisait du bien. Elle évita de se moucher dans la chemise de son époux et prit garde de ne pas faire mal au bébé. Il fallait d'abord qu'elle se calme si elle voulait pouvoir prendre, ensuite, son fils dans ses bras.

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Sam 5 Déc - 1:11

Rick a écrit:Rick esquissa un sourire lorsqu’il vit que son épouse se redressa un peu. Il avait délibérément ignoré son visage baigné de larmes, pour ne pas craquer trop facilement. Il ne devait pas céder devant elle, en ce moment, car il en allait, de la vie de leur enfant. Et lui, qui avait été privé de l’amour paternel, ne voulait surtout pas que son enfant, lequel que ce soit souffre de cela, un jour. Et tant qu’il serait en vie, aucun d’eux, ne pourrait un jour, lui reprocher cela. Elle avait tressaillit au contact de sa main sur son corps, mais ça aussi, il avait préféré ignorer, car face à elle, il était sans défense. Il avait tout ignoré pour ne pas baisser la garde trop vite. Son sourire s’agrandit lorsqu’elle esquissa un mouvement de la main vers sa joue. Elle avait hésité avant de la poser timidement dessus et la caresser. Il s’était laissé faire, sans broncher, juste inondant la pièce de son sourire. Elle commençait à rendre les armes, mais le combat n’était pas encore gagné pour autant. Elle le regarda droit dans les yeux et commença à lui parler

Moi aussi... Je t'aime !
C'est juste que... Pardon... Pardonnes-moi ! Je suis tellement désolée d'avoir si mal réagi mais... Je ne comprends pas comment j'ai fait pour ne rien voir. Dis-moi comment une chose pareille peut être possible ? J'ai besoin de savoir ! Comment...


Sa voix s’étrangla et les sanglots refirent leur apparition. Rick avait déjà vu son épouse, hypersensible pendant les précédentes grossesses. Et là, cela venait après, la naissance ; contrecoup vraisemblablement de cette absence de grossesse. A son tour, il mit sa main de libre, sur la joue de son épouse, et avec son pouce, il tenta de faire disparaitre les larmes.

J'ai loupé quelque chose. Je n'arrive pas à savoir quoi.
Une grossesse est censée être vécue comme une joie jusqu'au moment de la délivrance et j'ai été privée de cela. Pour toi, ça ne représente certainement rien, mais pour moi... J'ai l'impression d'avoir donné naissance à un étranger... Et pourtant... Pourtant, il est notre fils...
Je ne sais même pas combien de temps je l'ai porté. Qui nous dit qu'il n'est pas né trop tôt ? Passera-t-il seulement l'hiver ? Et si... Si Aristote nous le reprend trop tôt ? Que ferons-nous ? Que feras-tu ?
J'en mourrai sûrement de chagrin. Je...


Tia se jeta dans ses bras, tout en continuant à renifler. De sa main, il caressa ses épaules pour lui redonner du courage.

Ma jolie colombe, il est vrai que pour moi, c’est très difficile de me représenter cela. Je ne sais pas la raison exacte pour laquelle, tu… nous nous en sommes pas aperçus avant. Je suis autant coupable que toi à ce niveau-là. Mais, je t'aime et je suis là, pour toi.

Le jeune homme marqua une hésitation tout en continuant d’un bras à bercer l’enfant contre lui et de l’autre, à caresser l’épaule de son épouse.

J’ai une théorie à ce sujet. Elle vaut ce qu’elle vaut, mais peut-être expliquera-t-elle cette absence de signe. Depuis nos retrouvailles, en mai dernier, il y a eu beaucoup de bouleversements dans notre vie. Nous avons d’abord eu à nous remettre de ce terrible passage à vide dans notre couple. Et j’avoue que nous nous en sommes plutôt bien remis.

Le jeune homme esquissa un sourire, en se rappelant toutes les nuits câlines qui avaient eu lieu depuis la fin de la disparition de son épouse. Ils avaient été amoureux plus que jamais et mieux qu’avant.

Ensuite, il a fallu que tu partes pour soigner ta grande tante… Puis, il y a eut, la mort de sorcière et celle d’Epson….

Petit arrêt dans les bercements et caresses de la part du jeune homme, avant de se reprendre. Cette douleur était toujours au fond de son cœur, mais grâce à Tia, cela allait mieux. Un jour, ils auraient le temps de faire une cérémonie pour leurs deux amies… Pour l’heure, ils avaient à parler. Kory avait finalement raison, lorsqu’elle disait que la parole était la clé de voûte du couple.

Ensuite, la rentrée fut assez chargée un peu partout, entre les cérémonies, les gardes à la maréchaussée, les enfants à retrouver et à aimer et cette nouvelle merveilleuse que nous a apporté Kory. D’ailleurs, il y a eut aussi ce soucis avec son agression de la part des italiens, la gestion du duché très... cahotique et cette guerre sur le point d’être déclarée au Berry.

Le regard noyé dans celui de son épouse il continua

Tu vois, je pense que tout ceci a fait que nous n’avons pas fait attention aux signes annonciateurs de cette nouvelle. Peut-être aussi avais-tu au fond de toi, peur d’une réaction de ma part… N’est-ce pas d’ailleurs un comble de ma part, que ce soit moi, aujourd’hui qui soit obligé de te rassurer ?

Le jeune homme esquissa un sourire avant de reprendre son sérieux.

Tu sais, ma jolie Pelouse, je ne sais pas comment je réagirais si Aristote venait à refermer trop vite le Livre d’un de nos enfants. Douloureusement, certainement. Ma foi en prendrait sûrement un coup. Nous ne savons jamais ce qu’IL a décidé, mais une chose est sûre, c’est qu’avec toi à mes côtés, je suis prêt à tout affronter. Je n’y connais pas grand-chose en navigation, mais une chose est sûre, c’est qu’avec toi, sur le pont du bateau, à mes côtés, nous réussirons à passer au-delà de toutes les tempêtes.

Rick jeta un œil sur son fils qui s’était endormi.

Tu sais, je n’ai pas encore eu le temps de vraiment l’examiner, mais malgré le fait qu’il soit petit, il me semble, à première vue, en pleine santé. Et je pense qu’il est bien resté, suffisamment au chaud dans ton ventre, le temps nécessaire à sa croissance.

Le jeune homme compta mentalement dans sa tête les mois passés.

Si je compte bien, cela pourrait coïncider avec nos retrouvailles, non ? Tout à l’heure, nous l’examinerons, lorsque nous serons de retour à la maison, d’accord ?

Un sourire éclaira son visage.

Il faut maintenant annoncer à Georges, Aliénor et Patience, la venue de leur frère inattendu. Tu es d’accord ? Par contre, il faudra lui donner un nom.

Le jeune papa espérait que sa théorie aurait raison des dernières réticences envers son épouse. Sans réveiller le petit ange, il le prit différemment pour que Tia puisse mieux le regarder. Il voulait le montrer tant à la mère de l’enfant qu’à la femme médecin qu’elle était. Il était sûr que le diagnostic médical féminin à première vue, le verrait en bonne santé et rejoindrait le sien.
--Esteban. a écrit:

[Un changement d’environnement plutôt déconcertant]

L’eau de sa petite bulle était maintenant presque toute partie et comme un évier qui se vide, elle essayait d’entraîner avec elle, le petit être si fragile. Et c’est donc la tête en avant qu’il plongea vers cette lumière si attrayante. Le trou, bien qu’élargi, semblait être trop petit pour lui. Deux mains l’agrippèrent pour l’aider à passer le col délicatement. Après la tête, ce fut aux épaules de passer et tout le reste suivit d’un coup. Sorti ! Il était sorti du ventre maternel ! Au dehors, une multitude de sensations se firent ressentir. Ce fut tout d’abord, cette lumière trop vive pour ses petits yeux, habitués au coin sombre de son espace vital maternel. Cette lumière qui l’obligea à fermer les yeux d’ailleurs. Puis des bruits bizarres, des voix plus exactement. Les mêmes qu’il avait entendu dans le ventre maternel, mais amplifiées tellement amplifiées qu’il n’arrivait pas à comprendre quoi que ce soit. Le moindre bruit était une horreur pour ses oreilles si peu habituées aux sons. Lui, n’avait eu que pour habitude, le bruit du battement du cœur de sa maman. Cela rythmait ses jours et ses nuits à leur façon. Il s’était habitué à cela et là, il n’arrivait plus à les entendre, c'était assez déconcertant d'ailleurs et vraiment très flippant. Ensuite, il y eut ce froid immense qui le prit d’un coup. Il n’avait plus la sensation de chaleur comme dans sa petite bulle. Toutes ces émotions étaient trop pour un seul homme, surtout lorsque c’était un petit homme, qui venait de voir le jour, quelques minutes plus tôt. Il se mit alors à appeler au secours sa maman pour qu’elle l’aide.

Ouiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnn ! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnn !

Etrange sensation qu’il avait dans les narines, la bouche ! Ce n’était pas une sensation désagréable mais c’était tellement étrange cet air qui venait en lui… De nouveaux cris s’échappèrent de sa bouche, pour être sûr que cela faisait le même effet. En effet, rien de plus horrible, lorsqu'on arrive dans un monde inconnu, que de ne pas savoir ce qui fait quoi. Il fallait donc faire ses propres expériences. Le petit garçon avait bien préparé son plan "Surpriseeeeee", mais il n'avait pas été beaucoup aidé d'ailleurs. En effet, aucun manuel du parfait cadeau surprise n'était livré avec. Aucune notice ni plan de montage pour lui dire, attention si tu fais ça, voilà ce que ça donne. C'était vraiment dommage ! Il ne comprenait pas d'ailleurs pourquoi ceux qui étaient passés avant lui, ne l'ait jamais fait ou pensé avant lui. S'il savait à ce moment-là que ses souvenirs de naissance s'estomperaient plus vite que son arrivée dans ce monde, peut-être aurait-il pris des notes.

Ouinnnnnn ! Ouinnnnnn !

Nouvelle sensation bizarre lorsqu’il ne ressentit plus le lien avec sa maman. C’était un peu comme si, on avait coupé les ponts. Plus moyen de communiquer… Comment allait-il faire dans ce monde étrange où il avait été projeté, à l’insu de son plein gré ? A nouveau des voix et une impression de voler ou de se déplacer de manière anormale. Et soudain, la joie de retrouver son univers. Il lui semblait qu’on le remettait dans sa petite bulle pleine d’eau, mais des mains étrangères s’occupaient étrangement de lui. Ce n’était pas désagréable, non, mais plutôt… bizarre… Vous avez dit bizarre ? Au moins, dans cet univers qu’il connaissait, il n’avait plus froid. Malheureusement pour lui, cela ne dura pas assez longtemps, car déjà, on le ressortait de son univers aquatique. Et quand tout va mal, qu’est-ce qu’on fait ? On montre sa jolie voix pour leur dire qu'il était arrivé. Faut bien que tout le monde soit au courant, tout de même. C’est un jour de fête non ?

Ouinnnnnnnnnn ! Ouuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnn !

Les mains s’activèrent à nouveau autour de lui et le mirent dans un étrange tissu. Il ne savait pas ce que c’était, mais une chose était sûre, c’est qu’il se sentait bien dedans. Et c’est reparti pour un nouveau voyage dans les airs et de nouvelles mains plus grandes se retrouvèrent autour de lui. Les mêmes mains qui l’avaient fait voler une première fois, comme pour lui permettre de mieux voir et de mieux être vu. Elles l'avaient tenu un instant, bien en hauteur, comme pour lui permettre d'avoir une vue d'ensemble et circulaire. Dommage qu'il n'arrivait pas à tenir ses yeux ouverts très longtemps.

Puis le petit garçon fut installé contre une épaule et il ressentit à nouveau une chaleur apaisante et surtout, il put à nouveau entendre le bruit régulier qui l’avait autrefois bercé. Mais c’était assez étrange en fait, car il ne faisait pas exactement le même bruit. Il ne battait pas à la même cadence, comme si ce n’était pas la même personne. Une voix s’éleva alors, une voix qu’il avait entendu au lointain et qui lui paraissait si proche maintenant, une voix grave et une autre plus douce. Deux voix au final qu’il avait pris le temps d’analyser, pendant qu’il préparait son plan. Il ne se déroulait pas comme il avait prévu au final, mais était-ce là, le plus important ? Il se sentait bercé par ces bras qui le réchauffaient et il avait une folle envie de fermer ses petits yeux. Mais il lui manquait un truc pour s’endormir. Il n’arrivait pas à bouger comme il voulait pour essayer de le trouver. Si au moins, il pouvait se libérer de ce joug, son tuyau maternel était peut-être caché dessous. C’était vital pour lui de le retrouver. Le petit garçon était en colère et quand un petit garçon est en colère, et qu’il y a des artistes dans la famille (ça il le savait pas encore que son aîné était un grand dessinateur, que son papa était un grand poète, que ses sœurs étaient deux êtres si semblables mais que surtout sa maman c’était une colline de douceur aux multiples talents). Donc lorsqu’il y a des artistes dans la famille, et bien ça donne un concerto en la mineur, pour oreilles délicates.


Ouiiiiiiiiiiiinnnnnn Oooooooouuuuuuuuuuuuuiiiiiinnnnnnnnnnnnnnn !

Une chose était assez étrange d’ailleurs, c’est que plus, il pleurait pour exprimer son mécontentement et plus, il se sentait fatigué. Plus il se sentait fatigué et plus il était sensible à ses bercements calmants. C’était vraiment trop d’émotions d’un seul coup. Et pendant un moment, le petit ange s’endormit, contre l’épaule paternelle.

______________________
Dernier né de Tiadriel et Rick
Petit frère de Georges, d'Aliénor et Patience.
Gros dormeur en perspective.
--Marthe_Tingale a écrit:

[Montpensier, devant le 137 rue de la Mandragore]

Levée avant l'aube, comme d'habitude, Marthe s'était préparée tranquillement. Elle savait qu' le patron ne serait pas là d' bonne heure car il finissait sa garde sur les remparts.
Elle s'était trouvée une petite chambre où loger qu'elle réussissait à payer avec le salaire qu'il lui versait. Elle arrivait même à mettre un peu de côté tous les mois.

Après avoir revêtu sa capeline qu'elle serra contre elle, elle sortit. Elle prit le chemin d' la boulangerie, sans même y réfléchir. Ce ne fut qu'une fois arrivée devant qu'elle réalisa qu' le patron était absent. Elle poussa alors un peu plus loin. Sa femme était peut-être déjà levée ? Elle leva les yeux vers la fenêtre et y vit une faible lueur. Elle sourit. Elle avait vu juste.

Après avoir monté la série d' marche, elle arriva sur le seuil d' la porte et frappa discrètement à cette dernière pour ne pas réveiller les enfants. La maîtresse d' maison ne tarda pas à lui ouvrit. Elle lui sourit avant d'entrer à son invite. Tiadriel lui servit une boisson chaude et d' quoi prendre un petit-déjeuner. Elle la remercia et elles bavardèrent un moment. Puis elle lui demanda si elle accepterait d' garder les enfants. En femme amoureuse qu'elle était d' son mari, son hôte voulait lui faire une surprise.
Elle accepta avec plaisir. Elle adorait les trois "adorables" bambins. Toujours prêts à inventer une nouvelle bêtise. Elle regarda Tiadriel s'en aller et prit soin de bien refermer la porte derrière elle, se demandant pourquoi la jeune femme était partie armée...
"Bizarre tout de même", se dit-elle.

Elle n'avait plus qu'à attendre que les p'tits bouts pointent leur nez. Elle tourna un peu en rond. Le temps lui sembla passer lentement. Elle finit par entendre des petits pas se déplacer et se rapprocher. Elle sourit à Patience quand elle la vit. La petite fille sembla déçue d' la trouver là et se dirigea vers la fenêtre. Elle devait sûrement chercher ses parents.

Marthe s'occupa alors d' son petit-déjeuner. Elle devait quand même avoir faim. Il fallait remplir ce petit estomac. Elle allait appeler la petite fille quand une voix familière s'éleva. Elle n'avait pas entendu l'aîné d' la fratrie arriver. Un bisou mouillé sur la joue, elle lui rendit tendrement.


Bonzou' Ma'the ! Mama pa'tie ?
Z'ai faim moi !


Bonjour Georges !
Oui, elle voulait faire une surprise à ton papa, mais elle a dit qu'ils rentreraient tôt.
Elle a même préparé ton petit-déjeuner et celui de tes soeurs avant de s'en aller. Je vais te le servir si tu veux, ainsi que celui de Patience.
Tu veux bien aller la décoller de la fenêtre s'il te plaît ?


Oui ! Ze veux bien !

Elle suivit le p'tit bonhomme des yeux, surveillant les deux enfants d'un oeil, tout en finissant d' leur servir le p'tit-déjeuner d' l'autre. Elle ne comprenait pas leur échange mais quand Georges revint vers elle, quelque chose l'alerta, en plus des paroles du p'tit garçon.

Ma'the !Ma'the ! Y a que'qu'un à la fenêt'e !
Ze 'ais che'che' ma z'épée !


Elle sentit les battements d'son coeur s'accelérer. Quelqu'un à la fenêtre qui ne se présentait pas ? Ce n'était pas normal. Mais que faire ? Elle réfléchit à toute vitesse, mais pas assez rapidement avant le retour d' Georges.

'oilà ! Ze 'uis p'êt !
Ze 'ais vou' p'otéze' !


Et Patience qui avait suivi et imité son grand frère... Il fallait qu'elle les éloigne d' cette porte ! Et vite !!! Elle se précipita vers eux, attrapant au passage le premier objet contendant qu'elle trouva, en l'occurrence, une poêle.

Non ! Patience ! Georges ! Reculez ! Eloignez-vous d' cette porte ! Vite !

Trop tard. Elle regarda, horrifiée, la porte s'ouvrir à la volée. Elle eut tout juste le temps d' se mettre devant les enfants avant d' voir surgir un homme couvert de sang, répugnant et puant. Elle n'eut pas le temps d' se demander ce qu'il faisait là. Faisant rempart avec sa poêle, elle l'entendit éclater d' rire. Un rire sinistre et menaçant. Il prenait du plaisir à être là, elle en était certaine. Le seul soucis, c'est qu'elle ne savait pas pourquoi.

Elle aurait aimé ne pas être toute seule devant cet inconnu, présentant un si faible rempart entre lui et les enfants. Des enfants qui n'étaient pas les siens et dont elle était responsable pendant quelques heures.
Evitant de penser au pire et aux conséquences s'il leur arrivait quoique ce soit, elle préféra garder son attention sur l'inconnu, guettant le moindre mouvement d' sa part.
--Baka_Boo a écrit:

[Montpensier, toujours l'm'me jour, plan B d'urgence !]

Il 'tait planté d'vant la f'netre du 137 rue d'la Mandragore, épiant, reluquant c'qu'il pouvait à travers c'te fichue vitre. Il n'voyait qu'des ombres.
D'ailleurs, une toute p'tite s'trouvait tout près d'lui. Il percevait quelques mouv'ments, des bruits d'conversations, mais sans comprendre c'qu'il s'disait. Il crut ensuite, entendre une course. Ça s'agitait drôl'ment là d'dans ! Aurait-il été d'couvert ? Puis des cris ! Aïe ! Sacrebleu d' mis're d' mis're ! Pourquoi rien n'allait correct'ment aujourd'hui ?


Non ! Patience ! Georges ! Reculez ! Eloignez-vous d' cette porte ! Vite !

Sans réfléchir, il défonça la porte d'l'épaule, la f'sant voler au passage. Il sauta à l'intérieur. Il d'vait profiter du peu d'effet d'surprise qu'il pouvait lui rester ! Mais, il ne s'était pas attendu à ça. Il éclata de rire. C'était vraiment trop facile. Vraiment pas d'quoi s'inquiéter !

Elle s'tenait là, d'vant les gosses. Il y en avait deux. Il en manquait un, mais il s'en fichait. Un seul suffirait. Elle était marrante avec sa poêle comme seule protection. Elle l'prenait pour un idiot ou quoi ? Elle pensait faire quoi là ?


Charmant accueil ! Miam ! T'es à croquer l'donzelle !
Si tu t'montres gentille avec moi, j'peux être très doux, t'sais !
Allez, approche, n'aie pas peur !


Il s'approcha lent'ment, prêt à anticiper l' moment où elle risquait d' vouloir l'frapper avec son "arme". Elle r'cula légèr'ment, poussant les gosses qui n'semblaient pas vouloir la quitter. Se rendaient-ils seul'ment compte qu'ils étaient dans l'pétrin ? Ils n'devaient rien avoir dans la caboche. Les gosses, c'tait toujours des boulets qu'on s'trimballait partout et qui s'collaient.

Mon apparence t'dégoûte ? C'est parce qu'j'ai du m'occuper d'la Tiadriel et du Rick avant d'venir ! L'bougre a un sacré crochet, mais j'ai été l'plus fort. Il doit être mort à l'heure qu'il est et elle aussi !
Mouahahahahah !
Allez, viens vite !


Il jouait avec elle et il avait jubilé en voyant son visage s' déformer d'horreur quand il lui avait annoncé la bonne nouvelle !
--Alienor. a écrit:

[Montpensier, 137, Rue de la Mandragore, quand dormir en paix devient mission... impossible]

Aliénor faisait un doux et joli rêve. Elle ne voulait pas se réveiller. Elle avait bien senti sa soeur bouger et se "lever", mais elle s'était tournée de l'autre côté, le sommeil plus fort que tout voulait la garder pour lui tout seul encore un peu. Cela ne déplaisait d'ailleurs pas à la petite fille en "couche-culotte".

Elle s'était donc rendormie profondément, gesticulant parfois dans son inconscience quand telle ou telle image passait dans son esprit. Jusqu'à ce qu'elle sursaute ! Elle venait d'entendre quelqu'un crier. Elle ouvrit les yeux, effrayée, et poussa un cri avant de se mettre à pleurer. Elle ne comprenait pas à quoi était du un tel réveil.

Où était sa maman ? Elle ne devait pas être bien loin, puisque son papa était parti sur les remparts pour surveiller la ville durant toute la nuit. Il veillait sur son sommeil, il lui avait dit en lui faisant son bisou du soir. Celui qui fait faire de jolis rêves toute la nuit et qui met en forme pour attaquer la journée suivante. Pourquoi ne venait-elle pas alors qu'elle pleurait ? Elle ne l'avait pas entendue ? Et pourquoi il y avait autant de bruits dans la cuisine ?


Mama ? Mamaaaaaaaaaaaaaaa ?

Et au lieu de voir venir Maman, ce furent Georges et Patience qui arrivèrent... Georges et son épée. Patience et Marguerite. Il fallait qu'ils lui expliquent ce qui se passait mais avant qu'elle n'ait pu demander quoi que ce soit, Georges lui demanda de descendre et d'aller se cacher. Une partie de cache-cache ? Mais... Mais, elle avait faim maintenant, elle. Elle voulait manger. Ils pourraient jouer plus tard, non ? Elle en avait complètement oublié sa frayeur et ses larmes.
Elle obtempéra cependant et descendit tant bien que mal de son lit.


Li'or, Pa'ien', ite, zous le lit ! Et chut ! Pa' de b'uit ! Pohé pa' de zespions ! Chuttt !

Elle ne comprenait pas, mais elle fit ce que son frère lui demandait. Elle glissa sous le lit avec sa soeur, se collant à elle. Elle se tut et arrêta de bouger. Georges prit la couverture et tenta de faire un maigre rempart avec. Puis, elle le vit filer de nouveau vers l'extérieur de la chambre. Elle ne savait pas où il pouvait bien aller, mais elle se mit à trembler. Elle n'aurait su dire pourquoi...
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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Sam 5 Déc - 1:15

--Marthe_Tingale a écrit:

[Montpensier, 137 rue de la Mandragore]

Charmant accueil ! Miam ! T'es à croquer l'donzelle !
Si tu t'montres gentille avec moi, j'peux être très doux, t'sais !
Allez, approche, n'aie pas peur !


Un frisson d'horreur courut sur son échine, accélérant encore les battements d'son coeur, si tant est que cela fut possible. Elle le sentait cogner tellement dur contre sa poitrine qu'elle avait l'impression qu'il en surgirait d'une minute à l'autre.

Il s'approcha, elle recula, poussant les enfants, gardant le maigre rempart qu'elle pouvait offrir. Ses mains tremblaient, elle tentait bien d' les ignorer pour qu'elles arrêtent, mais elles semblaient avoir leur propre "conscience" et n'obéissaient plus.


Georges ! Va chercher Aliénor, emmène Patience et cachez vous ! Tout d'suite ! Sans discuter ! Allez ! Je viens vous retrouver dès que le sieur sera parti ! Allez, va !

Il fallait absolument qu'ils puissent au moins se cacher, à défaut d' s'enfuir. Et elle devait trouver le moyen d' le mettre K.O. Un seul problème ! Mais d' taille ! Comment faire ?

Il s'approcha encore, plus répugnant que jamais.


Mon apparence t'dégoûte ? C'est parce qu'j'ai du m'occuper d'la Tiadriel et du Rick avant d'venir ! L'bougre a un sacré crochet, mais j'ai été l'plus fort. Il doit être mort à l'heure qu'il est et elle aussi !
Mouahahahahah !
Allez, viens vite !


Les enfants venaient d' s'éloigner. Avaient-ils compris ce qu'il venait d' dire ? Morts ? Tous les deux ? Non ! C'était impossible ! Il mentait forcément ?! Les traits déformés d'horreur, elle vacilla et ce fut ce moment là qu'il choisit pour lui sauter dessus. Elle bascula sous le poids d' son agresseur et se retrouva plaquée au sol. La poêle tomba au sol faisant un bruit monstre mais ce fut tout juste si elle l'entendit. Il n'allait pas...
Elle ferma les yeux quand il approcha son visage du sien. Il lui maintenait fermement les bras au sol et elle était bien incapable d' faire le moindre mouvement. S'il tentait quelque chose, elle n'arriverait pas à l'en empêcher. Elle était littéralement morte d'trouille.
Un hoquet d' dégoût la souleva quand elle sentit son haleine fétide lui caresser la joue. Mais ce ne fut rien par rapport à la sensation qu'elle ressentit quand elle sentit sa langue se promener le long d' sa joue. Une fois, puis deux, puis... Les mains étrangères se firent baladeuses. Il fallait absolument... Elle ne savait plus, mais elle attendait... Un miracle. Oui ! Et il vint en la personne d' Georges !
--Baka_boo a écrit:

[Montpensier, toujours l'm'me jour, plan B à la sauce aigre-douce !]

Elle lui facilitait trop la tâche ! V'la qu'elle virait l'gosses. Tous seuls tous l' deux ! Le pied ! Si c' n'était pas une invite à plus, même sans affinité ! Il n'tait plus un homme !

Et son coup avait porté ! Elle vacilla, il vit l'ouverture idéale et s'rua, s'jeta sur elle, les f'sant basculer sur l'sol tous l' deux. Il lui plaqua fermement l' mains au sol. Malgré l'invite, elle s'débattait. Pourtant, impossible d'mal interpréter l'renvoi des gosses, si ? Elle pensait vraiment qu'il s'en irait sans rien ? Il aimait ça, qu'elle s'débatte. Ça augmentait son intérêt pour elle.
Il s'approcha d' son visage, huma sa délicieuse odeur. L'eau lui vint à la bouche. Un frisson d' plaisir lui parcourut tout l'corps. Elle était tell'ment appétissante c'te donzelle. Il ne résista pas à l'envie d'la goûter avec sa langue. Fraîche et innocente, il jubilait. Sa peau était douce.

Il était tout à sa découverte quand il sentit une violente douleur lui traverser l' fesse gauche. Il poussa un cri avant d'se retourner pour voir d'où ça v'nait ! Encore lui ? La sale sangsue. C'tait c'gosse d'malheur ! L'gamin était r'venu à la charge. Il était bouché ou quoi ? Il n' comprenait rien ? Il d'vait s' planquer et il v'nait d'lui planter son épée dans l' fesses ? Il hurla sa rage ! L'gamin recula, mais pas assez vite pour ne pas s'prendre une mandale dans la tête. Il vola à l'autre bout d'la pièce dans un cri. Un boum sonore l'avertit qu'le chiard avait fini sa course contre l'mur avant d'rester allonger au sol. Il serait K.O pour un temps.

Sauf qu'maintenant, il n'avait plus envie ! Il grogna avant d'se relever. L'donzelle avait crié aussi en voyant l'lardon voler. Les femmes ! Pfff !
Une fois debout, il se dirigea vers l'môme évanoui. Il n'eut pas l'temps d'arriver jusqu'à lui qu'la donzelle lui sauta dessus par derrière et lui envoya un grand coup d'poêle sur l'crâne.


Outch !

Il la r'poussa d'un geste avant d' plier un genou à terre, plaçant ses deux mains sur l' sommet d'sa tête. Il la secoua pour r'trouver ses esprits et se r'dressa. Il la chercha des yeux. Elle était là, reculant comme elle pouvait, les fesses par terre, poussant sur ses talons et ses mains, jusqu'à s'r'trouver contre un mur.
Il prit son temps pour la rejoindre, ramassant la poêle au passage. Elle allait voir d'quel bois, il s'chauffait. Sans r'tenir son geste, il lui démonta la tête d'un revers de poêle. Elle s'affala dans un cri, laissant une traînée de sang sur l'objet contendant. Il sourit avant d'éclater franch'ment de rire. Elle faisait moins la fière ! Il lâcha la poêle et alla récupérer l'gosse, toujours inconscient.

Il en préférait un qui n'geindrait pas, plutôt qu'une pleurnicharde. Alors c'lui-là irait très bien. Il était un peu abîmé. Il pissait un peu l'sang. Il en avait partout sur l'visage et son poignet droit faisait un angle bizarre. Il perdrait peut-être l'usage d'son bras... Quoique... Il s'rait mort avant d'pouvoir s'en remettre d' ce coup-là !
L'chiard sous l'bras, il prit la poudre d'escampette !
--Patience. a écrit:

Patience attendait maintenant les nouvelles idées de Georges. Elle ne savait pas encore en quoi consistait le nouveau jeu, mais ça semblait amusant. Et soudain alors qu’elle s’apprêtait à nouveau à courir derrière son frère, la porte s’ouvrit brusquement, laissant la petite fille sans voix. Par contre, une voix, celle de Marthe se mit à hurler

Non ! Patience ! Georges ! Reculez ! Eloignez-vous d' cette porte ! Vite !

La petite fille se mit alors à pleurer alors que la jeune femme venait de se mettre devant eux pour les protéger. Elle ne voyait plus le monstre qui avait ouvert la porte, mais elle entendait encore cette voix si horrible. Elle s’accrochait à la jambe de Marthe, comme à une bouée. Ses pleurs répondaient en écho à ceux d’Aliénor dans la chambre. Sa jumelle avait été réveillé par les pleurs de l’autre affreux. D’un côté, la petite fille voulait retrouver les bras de son autre elle, car à deux, elles auraient moins peur, mais de l’autre, elle voulait plus voir le visage de l’autre tout moche.

Georges ! Va chercher Aliénor, emmène Patience et cachez vous ! Tout d'suite ! Sans discuter ! Allez ! Je viens vous retrouver dès que le sieur sera parti ! Allez, va !

Et avant qu’elle n’ait put faire autre chose, son frère lui avait pris la main et l’avait amenée dans la chambre, là où Aliénor appelait à l’aide leur maman ! Son autre elle descendit du lit et Patience lui prit la main. Georges voulait qu’elles se cachent pour échapper à l’autre affreux, comme Marthe avait dit.

Li'or, Pa'ien', ite, zous le lit ! Et chut ! Pa' de b'uit ! Pohé pa' de zespions ! Chuttt !

La petite fille suivit son autre elle et vit les pieds de Georges partir à toute allure, hors de la chambre. Il les abandonnait ? Elles étaient toutes seules et si l’affreux venait les embêter, il n'y avait pas pensé ? En plus Aliénor n’était pas au courant. C’est donc entre deux larmes que Patience tenta d’expliquer à sa jumelle ce qu’elle avait vu, dans la pièce principale. Le bonhomme affreux et puant, la peur de Marthe, le visage derrière la fenêtre...

Gadam pa Bo ! Snif… snif… barada pada…snif.. Snif…. Agada radaba plouf pif…

Et soudain un cri horrible vint jusqu’aux oreilles des deux filles, blotties l’une contre l’autre. Puis, un autre cri, celui de Georges… Patience mit sa main sur sa bouche et étouffa un cri. Son frère aîné avait hurlé et puis, plus un bruit. Combien de temps ce silence dura-t-il ? Où était passé leur frère ? Il fallait absolument savoir… La petite fille se mit à ramper sous le lit tout en appelant Georges…

‘Oge ? ‘Oge ? E où ?

La petite fille arriva dans la pièce principale et trouva Marthe assommée dans un coin…

‘Ate ? Dodo ? Où Oge ?

Elle avait mis sa main sur le visage de la jeune femme et lui tapota dessus. Fallait qu’elle se réveille et qu’on retrouve Georges très rapidement. Toujours pas de Maman ni de Papa, pas de Georges en vue, plus de méchant pas beau et Marthe qui dormait… La situation pouvait-elle être plus critique ?

I’or ? 'Oge ? Maman ? Papa ?

Ne recevant pas de réponse, Patience se mit à pleurer de plus en plus fort.
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--Patxi_Dubois a écrit:[Montpensier - De bon matin]

Dans sa cabane au milieu des bois, Patxi avait fait un mauvais rêve. Il n'arrivait pas à mettre la main sur ce qui l'avait réveillé en sursaut, mais cette chose le tracassait. Il avait tenté de se remettre dans l'ambiance de son songe, mais il n'y arrivait pas. Il voyait juste une ombre, portant un colis... Le bûcheron ne comprenait pas ce que cela pouvait signifier, mais plusieurs nuits déjà que ça le dérangeait. Et puis, il avait aussi quelques maux de ventre qui le dérangeait. Il décida donc de se lever et après un copieux déjeuner, qui le rendrait sûrement malade au moment de la digestion, il se décida de passer chez Dame Tiadriel. Cette dernière savait très bien mélanger les plantes, pour soulager pas mal de douleurs. Elle aurait sûrement quelque chose à lui donner.

Le seul soucis qu'il avait, c'est que le jour venait tout juste de se lever et il ne savait pas si son couple d'amis étaient déjà debout ou pas. Il décida néanmoins de pousser jusqu'à leur cabane, à l'orée du bois et de décider sur place. Si la chandelle était allumée, alors il irait frapper à la porte, sinon il irait voir son ami Rick, à la boulangerie, en attendant le réveil de son épouse.

Il s'approcha donc de son pas feutré, habitué à ne pas déranger les animaux de la forêt, jusqu'à la maison. La lumière de la bougie éclairait une des fenêtres ce qui était bon signe pour le bûcheron. Mais alors qu'il s'apprêtait à faire les derniers pas parmi les arbres, il vit une ombre partir en courant. Mais pas n'importe quelle ombre... Celle-ci portait quelque chose. De là, difficile à savoir ce que c'était, mais elle ressemblait comme deux gouttes à celle de son rêve... Que devait-il faire ? Se diriger vers chez Dame Tiadriel pour soigner ses maux ? Ou alors suivre cette ombre pour comprendre ce qui le réveillait en sursaut ? Il était certain que s'il en parlait à son ami, le diacre, ce dernier lui dirait que c'était un signe d'Aristote de voir cette ombre...



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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Mer 10 Fév - 0:02

Tiadriel a écrit:[Montpensier, l'Antre des Bûcherons, le calme avant une tempête d'angoisse...]

Elle finit par se calmer. La caresse de la main de Rick sur ses épaules l'apaisa. Elle avait réussi à lui expliquer ce qu'elle ressentait et elle en était soulagée. Elle avait tellement eu peur de ne pas y arriver. Elle se sentit alors totalement épuisée, comme vidée. Trop d'émotion aujourd'hui. Et pourtant, si elle avait su ce qui les attendait encore...

Ma jolie colombe, il est vrai que pour moi, c’est très difficile de me représenter cela. Je ne sais pas la raison exacte pour laquelle, tu… nous nous en sommes pas aperçus avant. Je suis autant coupable que toi à ce niveau-là. Mais, je t'aime et je suis là, pour toi.

Il hésita. Puis il reprit. Elle leva les yeux vers lui, jetant un oeil au nouveau-né en passant. Il n'avait pas la réponse, mais il en cherchait une.

J’ai une théorie à ce sujet. Elle vaut ce qu’elle vaut, mais peut-être expliquera-t-elle cette absence de signe. Depuis nos retrouvailles, en mai dernier, il y a eu beaucoup de bouleversements dans notre vie. Nous avons d’abord eu à nous remettre de ce terrible passage à vide dans notre couple. Et j’avoue que nous nous en sommes plutôt bien remis.

Sur ce point là, il avait raison. Ils avaient passé ce cap délicat pour mieux se retrouver ensuite. Elle devrait peut-être se faire kidnapper plus souvent ? Hum... A la réflexion... Peut-être pas. Elle l'avait récupéré dans un pitoyable état la dernière fois... Alors autant s'abstenir autant que possible de recommencer.

Ensuite, il a fallu que tu partes pour soigner ta grande tante… Puis, il y a eut, la mort de sorcière et celle d’Epson…

Tant de pertes... Douloureux moments... D'ailleurs, Rick s'était arrêté. Elle savait le vide qui habitait le coeur de son époux à cette pensée. Elle avait le même, au même endroit, en plein milieu de la poitrine.

Ensuite, la rentrée fut assez chargée un peu partout, entre les cérémonies, les gardes à la maréchaussée, les enfants à retrouver et à aimer et cette nouvelle merveilleuse que nous a apporté Kory. D’ailleurs, il y a eut aussi ce soucis avec son agression de la part des italiens, la gestion du duché très... cahotique et cette guerre sur le point d’être déclarée au Berry.

Et pour toutes ces raisons, le bébé se serait caché ? Mais pourquoi ? Pour l'épargner ? Parce qu'elle n'aurait pas supporté une grossesse affirmée ? Pourtant, il était bien vivant, non ? Ça signifiait bien qu'elle était plus ou moins arrivée au terme de cette grossesse malgré tout, alors ?
Ça restait toujours flou. Elle trouvait ça complètement illogique. Pourtant, les paroles de son époux lui semblaient plutôt sensées. Rhaaa ! Tout s'emmêlait dans sa tête !


Tu vois, je pense que tout ceci a fait que nous n’avons pas fait attention aux signes annonciateurs de cette nouvelle. Peut-être aussi avais-tu au fond de toi, peur d’une réaction de ma part… N’est-ce pas d’ailleurs un comble de ma part, que ce soit moi, aujourd’hui qui soit obligé de te rassurer ?

Elle lui sourit.

Chacun son tour, mon ange. Il y a parfois des réactions qui s'expliquent difficilement. Et j'ai aussi besoin d'être rassurée. Comme toi, parfois.

Elle ne le quittait pas des yeux. Elle était consciente qu'ils avaient frôlé une autre catastrophe. Mais elle se sentait prête, à présent, à découvrir ce fils caché, qui était venu dire "coucou" alors que personne ne l'attendait.

Tu sais, ma jolie Pelouse, je ne sais pas comment je réagirais si Aristote venait à refermer trop vite le Livre d’un de nos enfants. Douloureusement, certainement. Ma foi en prendrait sûrement un coup. Nous ne savons jamais ce qu’IL a décidé, mais une chose est sûre, c’est qu’avec toi à mes côtés, je suis prêt à tout affronter. Je n’y connais pas grand-chose en navigation, mais une chose est sûre, c’est qu’avec toi, sur le pont du bateau, à mes côtés, nous réussirons à passer au-delà de toutes les tempêtes.

Rick répondit alors à sa dernière question. Rien que d'imaginer... Non, elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas, finalement, anticiper un tel malheur. Elle savait qu'ils seraient là, l'un pour l'autre si jamais...
Ça lui suffisait, pour l'instant.


Tu sais, je n’ai pas encore eu le temps de vraiment l’examiner, mais malgré le fait qu’il soit petit, il me semble, à première vue, en pleine santé. Et je pense qu’il est bien resté, suffisamment au chaud dans ton ventre, le temps nécessaire à sa croissance.

Rick avait posé son regard sur leur fils et elle en avait fait de même, sans s'en rendre compte. Elle avait simplement suivi le regard de son époux.

Tu crois ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je...

Elle étouffa un monstrueux bâillement alors que Rick reprenait.

Si je compte bien, cela pourrait coïncider avec nos retrouvailles, non ? Tout à l’heure, nous l’examinerons, lorsque nous serons de retour à la maison, d’accord ?

Je te laisse les comptes. Je suis bien incapable de calculer quoi que ce soit, du moins, pas aujourd'hui. J'ai vraiment très très sommeil...
Mais, oui, si tu veux, tout à l'heure, nous ferons ça.


Il faut maintenant annoncer à Georges, Aliénor et Patience, la venue de leur frère inattendu. Tu es d’accord ? Par contre, il faudra lui donner un nom.

Oui, oui. Il faut... Il faut... Mais... Hum...
Tu me le donnes, dis ? Je voudrais le tenir dans mes bras avant de m'endormir. Dis, tu me le donnes ?


Il le prit différemment pour qu'elle puisse mieux le voir. Elle tendit les bras pour qu'il lui donne et elle le posa délicatement sur son bras. Tout doucement pour ne pas le réveiller. Il aurait faim suffisamment tôt pour réclamer son dû. Elle ne voulait pas le presser.
Elle l'observa attentivement, cherchant les traits de ses aînés et de son époux sur le visage du petit ange.


Tu as raison, il a les fossettes de Georges. Il semble si petit... Mais il crie bien. C'est rassurant.

Elle sourit à son époux avant de l'embrasser, puis elle posa délicatement son fils à côté d'elle, avant de se rallonger sur le lit. Elle avait vraiment besoin de dormir un peu, un tout petit peu.

Esteban... J'aimerais bien qu'il porte ce prénom...

Un murmure avant de sombrer dans un sommeil réparateur. Un prénom juste soufflé, sans vraiment en être consciente... Peut-être plairait-il à son époux ?
--Patxi_Dubois a écrit:[Montpensier - Choix d'Aristote ou hasard bien fait ?]

Et alors que le bûcheron de Montpensier avait choisi de suivre la trace de cette ombre, il eut un violent mal de ventre qui le plia presqu'en deux. Suffisamment en tout cas pour l'empêcher d'aller à la recherche de son rêve. S'il n'allait pas voir Dame Tiadriel de suite, il ne pourra pas courir après cette ombre. Il respira donc un grand coup et monta les escaliers menant au perron de la cabane dans les arbres. Un travail difficile mais dont il était fier d'avoir fait avec Rick.

Mais là, sur la terrasse surplombant les Jardins de Birgit, quelque chose le mit en alerte. Des pleurs d'enfant, une porte entrouverte.... Ce n'était pas dans l'habitude de la Dame de maison de laisser la porte ouverte avec des enfants en bas âge. Patxi poussa donc la porte doucement.

Et ce fut une scène dramatique qui se découvrit sous ses yeux. Une petite fille qui pleurait, l'une des deux jumelles, la main sur le visage de l'apprentie boulangère, vraisemblablement morte.


I’or ? 'Oge ? Maman ? Papa ?

C'était pas un spectacle pour la petite fille. Mais où étaient les deux autres enfants ? Il fallait absolument trouver Dame Tiadriel et Rick.

'Tends p'tiote, j'va te mener jusqu'à Papa...

Patxi ne savait pas où il se trouvait, mais il n'y avait pas mille lieux où le trouver. Il y avait les remparts et le bureau de la maréchausée, l'Antre des Bûcherons et Lami, sa boulangerie. Pas de chandelles allumées devant Lami, donc le bûcheron, la petite Patience sous le bras, se précipita dans le village, direction la taverne parentale, oubliant sur le moment, la raison de sa visite matinale.

Arrivé devant la taverne, il poussa la porte rapidement. Un attroupement s'était formé devant ce lieu mais imposant comme l'était le bûcheron, il n'avait pas eu de mal à se faire une place. Certains avaient essayé de crier et de rouspéter mais juste un regard mauvais et un sourire édenté avait suffit à faire taire les mécontents. Une fois dans le lieu, Patxi, accompagné par les pleurs de la fillette, tenue sous son bras, parla fortement pour interpeller les propriétaires.


Ho Hé... Z'êtes par là... ?
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Fossoyeur de Montpensier

--Patience. a écrit:

[Rue de la Mandragore - Chez Papa et Maman]

Patience était toujours au chevet de Marthe qui ne bougeait pas. La pauvre petite fille pleurait car son papa et sa maman lui manquaient terriblement. Et puis le méchant monsieur allait peut-être revenir. Et puis Georges avait disparu... C'était la misère... Donc elle pleurait et soudain la porte s'ouvrit à nouveau et l'enfant eu un hoquet de peur... Dans l'embrasure de la porte, à nouveau un homme, un géant même. Elle l'avait déjà vu, mais l'événement traumatisant venait de la marquer et elle prit peur.

Et alors qu'elle serrait encore plus fort, de sa toute petite main, le corps inerte de sa nourrice, elle se retrouva dans les cieux, ou plutôt dans les bras de Patxi. Mais pouvait-on dire que c'étaient les bras, alors qu'elle se trouvait coincée, plus sous le bras que dans les bras ? Son papa et surtout sa maman ne la tenaient pas ainsi. C'était donc une raison de plus pour la petite de pleurer encore plus fort. Et le duo partit donc ainsi, dans le froid, la petite fille n'ayant pas eu d'autres vêtements que ceux de l'intérieur. Entre pleurs et grelottements, la petite fille se retrouva dans un lieu qu'elle connaissait bien, la taverne de ses parents.
Patience avait cru reconnaître la voix de son papa, elle se débattit comme elle le faisait parfois, dans ses accès de colère, bougeant tellement, qu'elle finit par se faire lâcher par son ravisseur, impuissant devant l'enfant. Et la petite fille, tout en pleurs, se dirigea vers le rideau qui cachait le lit de la sieste. Là, elle se cacherait dessous, en attendant que Papa ou Maman viennent la chercher. Georges, il avait dit qu'il fallait rester sous le lit. Il fallait écouter son grand frère. Il saurait la retrouver, si les parents le faisaient pas. Et aussi vite que ses petites jambes lui permettaient, la jeune fille d'un an et demi, couru maladroitement jusqu'au rideau et le souleva d'un coup, en continuant à pleurer. Et là, sa petite voix était elle montée jusqu'à Aristote car il y avait Maman qui dormait et Papa assis à côté.

Chose assez étrange, Papa il avait fait un doudou à Maman pour qu'elle fasse sa sieste. Patience avait bien remarqué, que lorsque leur papa avait offert un doudou à tout le monde, Maman avait été un peu jalouse et avait gardé un moment celui d'Aliénor dans les mains. Maintenant, elle aussi elle en avait un et elle ne lui volerait plus Marguerite, sa jolie vache. Il était bizarre quand même, mais elle ne s'en préoccupa pas plus que cela et se précipita dans les bras de son papa en pleurant. Le visage en larmes contre sa cuisse, elle essaya de lui expliquer tout ce qui s'était passé.


Apaaaaaaaaaaaa....

Gadabam, snif... ahgabi, arabada beuf... snif...snif... ouin....


Elle lui expliqua ensuite que Georges lui avait demandé de se cacher avec Aliénor sous le lit et que depuis il avait disparu.

Aïnor... hé...O'ge... snif... 'ti... Ate.... dodo.... snif....

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Jumelle d'Aliénor
Petite sœur de Georges
Grande sœur d’Esteban
Tiadriel a écrit:[Montpensier, l'Antre des Bûcherons, quand le réveil est rude et le repos de bien courte durée...]

Des pleurs, une voix appelant fortement, Tiadriel remua dans son sommeil. Toujours couchée à côté de son nourrisson, elle souleva difficilement ses paupières. Elle avait encore très sommeil et avait bien du mal à tout reconnecter avec la réalité. Mais une petite voix la réveilla totalement, brusquement.

Apaaaaaaaaaaaa....

Gadabam, snif... ahgabi, arabada beuf... snif...snif... ouin...


Que faisait sa fille ici, dans un état pareil ? Elle n'avait pas de décodeur pour comprendre ce qu'elle racontait, mais entre deux reniflements, elle savait bien qu'il avait du se passer quelque chose. Elle se redressa pour regarder sa fille. Patience était accrochée à la jambe de son père, peu vêtue. Comment et pourquoi était-elle là ? Et sans manteau, encore en pyjama. Et où étaient Marthe, Aliénor et Georges ?
Une boule énorme d'angoisse au creux du ventre, elle leva les yeux vers son époux, y cherchant une réponse qu'elle ne trouva pas. Combien de temps avait-elle dormi ? Elle n'en savait rien. Tout comme elle ne savait pas ce qui avait pu se passer chez eux. Elle allait devenir folle si personne ne la mettait au courant.


Aïnor... hé...O'ge... snif... 'ti... Ate.... dodo.... snif...

Rick, si tu ne trouves pas quelqu'un pour me dire ce qu'il se passe, je ne réponds plus de rien !
Patience ? Viens mon ange, tu grelottes, tu vas finir par attraper un rhume.


Elle lui tendit les bras et attendit qu'elle vienne s'y lover. Elle la serra fort contre elle, tout en la berçant doucement, patientant le temps nécessaire pour que sa fille se calme. Sa boule d'angoisse ne la quittait pas.
Rick a écrit:[L'Antre des Bûcherons - Le calme... enfin ?]

Rick avait réussi à convaincre son épouse que cette surprise était un nouveau cadeau du ciel, tout en étant une épreuve. D'ailleurs, il ne savait pas jusqu'à quel point, cette naissance serait synonyme d'un souvenir éprouvant. Son épouse commençait à avoir sommeil et il ne s'en était pas aperçu, continuant à parler.

Je te laisse les comptes. Je suis bien incapable de calculer quoi que ce soit, du moins, pas aujourd'hui. J'ai vraiment très très sommeil...
Mais, oui, si tu veux, tout à l'heure, nous ferons ça.


Le jeune homme baissa légèrement la tête, ne s'étant pas rendu compte de l'état de santé de Tia. D'un autre côté, comment aurait-il pu le savoir, puisque biologiquement, et heureusement d'ailleurs, il ne pouvait connaître cela. Son regard sur le petit être, le sourire aux lèvres d'avoir réussi à le sauver de l'abandon maternel, Rick ne prêtait pas attention à Tia, goujat qu'il était.

Oui, oui. Il faut... Il faut... Mais... Hum...
Tu me le donnes, dis ? Je voudrais le tenir dans mes bras avant de m'endormir. Dis, tu me le donnes ?


Le jeune homme regarda l'enfant, puis la maman et il sourit.

Oui, oui... Excuses-moi...

Rick le lui tendit et le nourrisson finit dans les bras maternels. Un baiser échangé, des yeux qui se ferment et un murmure tout juste audible, voilà qui allait clôturer cette journée mouvementée. Enfin le jeune homme l'espérait-il...

Esteban... C'était son troisième prénom... Rick sourit à cette idée. Il était persuadé que cette petite surprise porterait ce prénom avec beaucoup de grâce. Il regardait cette scène très attendrissante devant lui : celle de son épouse acceptant enfin l'enfant ; celle de l'enfant lové contre les bras maternels. Il aurait pu rester ainsi pendant de longues heures à les contempler dormir. D'ailleurs, il ne savait pas combien de temps, il était resté là, à les admirer dormir, lorsqu'une voix grave et forte se fit entendre.

Ho Hé... Z'êtes par là... ?

Cette voix, il lne la connaissait que trop bien. C'était celle de Patxi, son ami bûcheron. Il n'était pas dans ses habitudes de venir les chercher et surtout de crier comme un muletier. Rick devait se dépêcher de passer derrière le drap de séparation et d'aller empêcher l'homme de crier encore, au risque de réveiller Tia et Esteban. Mais avant qu’il ne puisse se lever, une petite tornade rousse vint se blottir dans ses jambes en pleurant.

Apaaaaaaaaaaaa....

Gadabam, snif... ahgabi, arabada beuf... snif...snif... ouin....


Rick essaya de comprendre ce que sa fille voulait dire, mais c’était vraiment pas la chose la plus aisée. Elle pleurait en même temps et il était impossible de comprendre. Il reconnut vaguement le prénom des autres enfants, sans vraiment comprendre ce que cela signifiait.

Aïnor... hé...O'ge... snif... 'ti... Ate.... dodo.... snif....

Il voulait faire des efforts mais une chose était sûre c’est qu’il se trouvait désormais devant tant de chagrins. En plus, il ne fallait surtout pas réveiller Tia et Esteban. La seule solution était d’aller voir Patxi qui était venu avec l’enfant, sans l’avoir vêtue auparavant. Mais la chance n'était pas toujours présente. Aristote avait sauvé la vie de la petite surprise mais n'avait pas empêché le réveil maternel.

Rick, si tu ne trouves pas quelqu'un pour me dire ce qu'il se passe, je ne réponds plus de rien !
Patience ? Viens mon ange, tu grelottes, tu vas finir par attraper un rhume.


Et pendant que Patience se précipitait dans les bras de Tia, en continuant à pleurer, Rick se leva d'un bond. Il fallait d'un côté calmer cette angoisse naissante et surtout ne pas provoquer un accès de panique à son épouse. Pourtant, il devait s'être passé quelque chose de suffisamment grave pour que Patxi arrive ici en hurlant un peu et qu'il n'ait avec lui qu'un seul enfant. Où se trouvaient Marthe, Aliénor et Georges ?

Tia, Patxi est à côté, je vais voir ce que je peux faire. Surtout essayes de rester calme. Je vais l'interroger et ensuite j'irais voir par moi-même à la maison.

Il n'attendit même pas la réponse de son épouse et souleva le drap. Il se trouva nez à nez avec un Patxi un peu surexcité.

Patxi, que se passe-t-il ? Où sont les autres enfants ? Et Marthe, mon apprentie boulangère, l’avez-vous vu ? Racontez moi tout et rapidement ? Par contre pas trop fort, pour éviter que Tia entende tout, car elle vient de mettre au monde notre enfant.

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Mer 10 Fév - 0:07

--Patxi_Dubois a écrit:[L'Antre des Bûcherons - Quand il n'est pas facile d'être témoin d'une affaire]

Décidemment, Patxi n'aimait vraiment pas les enfants. Il ne voyait pas ce que l'on pouvait trouver d'adorables aux enfants. Certes, il continuerait à les protéger quand il en verrait en difficulté, mais moins, il en voyait et mieux il se porter. Même si la distance entre la rue de la Mandragore et la taverne de l'Antre des Bûcherons était très courte, il trouva le chemin très long. Il faut dire que les cris et les pleurs de l'enfant lui cassaient majestueusement les pieds, pour rester poli.
A peine venait-il de rentrer dans la taverne et de demander s'il y avait quelqu'un que le petit morpion chouinard gigota tellement qu'il fut dans l'obligation de la lâcher. Par chance, elle réussit à ne pas se faire trop de mal et avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, elle se dirigea vers le rideau et passa derrière en appelant son père. Le bûcheron hésitait à la suivre. Il ne savait pas si son ami, le boulanger n'était pas en galante compagnie et dans une situation rougissante pour l'un comme pour l'autre. Il préféra donc attendre que l'on vienne jusqu'à lui. La voix de Dame Tiadriel se fit alors entendre, autoritaire et légèrement paniquée. Ce n'était peut-être pas le moment de lui demander une tisane pour calmer ses maux d'estomac.


Tia, Patxi est à côté, je vais voir ce que je peux faire. Surtout essayes de rester calme. Je vais l'interroger et ensuite j'irais voir par moi-même à la maison.

Le bûcheron avait entendu que son ami allait venir à lui et attendit donc l'interrogatoire. Il espérait que cela ne serait pas trop long car il avait ses crampes qui commençaient à revenir. Il tenta de cacher maladroitement une grimace de douleur et sourit lorsque Rick fit son apparition. Il semblait exténué. Mais peut-être n'avait-il pas encore été dormir après sa nuit de garde. L'homme fit donc la réflexion dans sa tête qu'un homme fatigué et inquiet était beaucoup plus irritable que la moyenne. Il fallait donc se montrer patient pour ne pas accentuer sa possible colère. Après tout, il n'avait rien à se reprocher, il n'était que témoin.

Patxi, que se passe-t-il ? Où sont les autres enfants ? Et Marthe, mon apprentie boulangère, l’avez-vous vu ? Racontez moi tout et rapidement ? Par contre pas trop fort, pour éviter que Tia entende tout, car elle vient de mettre au monde notre enfant.

C'était une impression où le jeune homme devant lui débiter les questions plus vite que son ombre ? Et que venait-il de dire ? Son épouse venait de mettre au monde leur enfant ? Patxi ne s'était même pas aperçu du gros ventre de Dame Tiadriel. Il ne comprenait vraiment pas le couple qui après avoir eu trois enfants en bas âge, en avait déjà un quatrième. Quatre enfants c'était vraiment une étrange idée. Bon, il fallait donc maintenant répondre aux questions.

Ben, j'savions pas. J'me sentions pas très bien cette nuit, j'avions fait un drôle de rêve.

S'apercevant du regard de Rick, il se dit que ce dernier ne devait sûrement pas s'inquiéter de son état de santé.

Les au'tes p'tiots, je savions pas. J'avions vu que c'te ci qui pleurait.

Il s'aperçut qu'il parlait fort, un peu trop d'ailleurs et il baissa le ton pour éviter de paniquer la femme se trouvant derrière le rideau et qui pour sûr devait tout écouter.

La Ma'the, j'croyons bien qu'elle est couic... J'l'avions connu en meilleure forme. J'avions vu une mare de sang et la Ma'the, elle bougeait p'us.

Il se gratta la tête pour essayer de mettre en place toutes ses idées.

J'crois bien que j'avions vu une ombre. Y pit-être qu'elle avions les p'tiots. Enfin j'savions p'us.

Il se demandait à cet instant si ces maux d'estomac ne lui avaient pas fait avoir des illusions. Il avait déjà rêvé de cette ombre cette nuit et s'il se trompait. Et s'il avait raison et qu'ils ne faisaient rien. Il attendait la réaction de Rick maintenant. Après tout c'était lui le maréchal.

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Bûcheron à l'aspect rude mais au coeur d'or. Venez tenter de l'amadouer....
Fossoyeur de Montpensier

--Patience. a écrit:[L'Antre des Bûcherons - Le réconfort maternel]



Patience attendait de son papa que celui-ci la prenne dans ses bras et la console, mais il ne semblait pas vouloir le faire. Du coup, la petite fille pleura de plus belle. En plus, elle avait froid. Et soudain, sa maman prit la parole

Rick, si tu ne trouves pas quelqu'un pour me dire ce qu'il se passe, je ne réponds plus de rien !
Patience ? Viens mon ange, tu grelottes, tu vas finir par attraper un rhume.


La petite fille, tout en pleurs se précipita vers le lit. Puis, grâce à l'aide maternelle, elle réussit à grimper. Difficile de se faire une place entre le doudou de maman, mais après plusieurs minutes d'efforts, elle y réussit. Et là, ce fut un moment merveilleux. La chaleur de maternelle commençait à se faire sentir sur le corps de Patience et petit à petit, elle grelottait beaucoup moins. Et puis, la voix de sa maman qui la berçait tout contre elle, était un vrai bonheur. Ses petits yeux commençaient à se fermer tout doucement. Maintenant que maman était là, tout irait tellement bien.

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Fille de Tiadriel et Rick
Jumelle d'Aliénor
Petite sœur de Georges
Grande sœur d’Esteban
--Georges a écrit:

[Montpensier, 137, Rue de la Mandragore, près de la porte avec Patience]

Il était prêt, son épée bien serrée dans sa petite main gauche. Il attendait près à terrasser le "dragon" qui oserait franchir le seuil de sa maison. Sauf que... Ben, Marthe ne semblait pas vraiment d'accord avec sa manière de faire. Il ne voyait pas du tout pourquoi. Elle n'était pas belle sa jolie épée en bois, cadeau de Cou-zin ?
Il la vit attraper la poêle. Elle voulait faire cuire quelque chose ? Maintenant ? Ah, peut-être que non finalement, parce qu'elle se mit à crier très fort.


Non ! Patience ! Georges ! Reculez ! Eloignez-vous d' cette porte ! Vite !

La porte s'ouvrit alors en faisant beaucoup de bruit et alla cogner contre le mur. Puis, Georges aperçut une ombre, entrer. Il se pencha un peu sur le côté pour mieux voir. Marthe s'était mise devant Patience et lui, leur cachant la vue. Comment pouvait-il les protéger s'il ne voyait pas son ennemi "dragon" ? Le "dragon" se mit alors à rire. Georges ne savait pas pourquoi. Personne n'avait fait un truc drôle pourtant... Il était bizarre ce "dragon". Que lui avait dit Cou-zin déjà ? De viser le coeur avec la pointe de l'épée ? Sous les écailles ? Il lui avait dit qu'il y avait un "trou". Mais là, il ne voyait rien du tout. Ce n'était peut-être pas un vrai "dragon" alors ? Après tout, il n'en avait jamais vu en vrai, il pouvait se tromper sur sa nature et sa forme, non ?

Marthe bougea. Elle recula doucement, les forçant, Patience et lui, à faire de même. Il obtempéra, sans rien dire. Elle semblait tendue, Marthe. Il voyait bien que sa main tremblait. Et lui ? Devait-il avoir peur ? Aristote ne veillait-il pas sur lui ? Son papa lui disait souvent qu'il les protégeait. Georges ne l'avait jamais vu, mais il croyait son papa. Il disait toujours que des trucs vrais d'abord !


Mon apparence t'dégoûte ? C'est parce qu'j'ai du m'occuper d'la Tiadriel et du Rick avant d'venir ! L'bougre a un sacré crochet, mais j'ai été l'plus fort. Il doit être mort à l'heure qu'il est et elle aussi !
Mouahahahahah !
Allez, viens vite !


Qu'avait-il dit ? Georges ne comprenait pas. Il était arrivé quelque chose à son papa et sa maman ? Non, ce n'était pas tout à fait exact. Le "dragon" avait attaqué Maman et Papa ! Et maintenant, il était là. Il voulait Marthe ?! Non, ça, jamais ! Parole de Georges ! Il ne le laisserait pas faire. Mais avant, il fallait qu'il protège ses petites soeurs. Marthe arriverait bien à occuper le "dragon" pendant qu'il mettait Patience et Aliénor en sécurité.
D'ailleurs Marthe devait avoir eu la même idée que lui, à une petite différence près.


Georges ! Va chercher Aliénor, emmène Patience et cachez vous ! Tout d'suite ! Sans discuter ! Allez ! Je viens vous retrouver dès que le sieur sera parti ! Allez, va !

Georges comptait bien revenir ensuite. Il prit Patience par la main, après l'avoir décrochée de la jambe de Marthe qu'elle cramponnait fortement. Elle pleurait, sa petite soeur. Le méchant "dragon" lui avait fait peur. Et en écho, il entendait son autre petite soeur, copie conforme de la première pour un oeil non averti. Mais lui, Georges, en tant que vrai de vrai grand frère, il savait faire la différence. C'était sûrement dû au fait qu'il passait tout son temps avec elles, à les faire rire et à leur raconter des histoires. Mais aujourd'hui, pas de rires, juste des pleurs, encore et encore. Il voulait les rassurer mais il ne savait pas comment. D'ailleurs, il ne savait pas pourquoi il n'avait pas peur, lui. C'était bizarre. Peut-être n'était-il pas vraiment conscient du danger ?!

Ils rejoignirent rapidement Aliénor, qui n'avait pas bougé de son lit. Elle descendit quand Georges lui demanda et il les envoya se cacher sous le lit.
Ben, quoi ? Ce n'est pas une bonne cachette ? N'avez-vous pas oublié que pour un petit garçon, ça représente le meilleur des endroits ?!


Li'or, Pa'ien', ite, zous le lit ! Et chut ! Pa' de b'uit ! Pohé pa' de zespions ! Chuttt !

Une fois ses petites soeurs en sécurité sous le lit, Georges attrapa la couverture et la posa, maladroitement devant, apportant un maigre rempart aux deux fillettes. Puis, il fila à nouveau en direction de l'entrée. Le "dragon" avait sauvagement attaqué Marthe et il lui avait grimpé dessus, l'écrasant avec ses "pattes". Elle allait finir par étouffer ! Il fallait trouver quelque chose. Occupé comme il l'était, il n'avait certainement pas entendu le retour du petit bonhomme.

Georges recula un peu. Il tendit le bras gauche, son épée en main. Il s'aida de son autre main, histoire de bien viser, et posa sa main droite juste après la gauche sur le pommeau de l'épée. Il prit son élan et s'élança. A défaut de pouvoir viser le coeur, il visa le postérieur du "dragon". Le choc, puis le cri du monstre, lui indiquèrent qu'il avait atteint son but. Un petit hic dans son plan. Georges n'avait pas prévu que le "dragon" serait fou de rage. Se ravisant et voulant se montrer un peu plus prudent, il recula. Cependant, il fut trop lent. Le monstre attaqua et l'envoya voler d'un grand coup de "queue" à l'autre bout de la pièce. Georges sentit une violente douleur au visage, il cria avant d'aller s'écraser contre le mur. Il retomba sur le sol, inconscient. Un discret craquement se fit entendre quand il se brisa le poignet dans sa chute. Un filet de sang coula doucement de son arcade puis finit sur le plancher. Ploc, ploc, ploc...

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Fils de Tiadriel & Rick
Grand frère d'Aliénor, de Patience & de la crevette Esteban
Cou-zin d'Eléa, Matthis et Timothée
Cousin d'Aëlys
Presque Filleul d'Aiguemarine & Althiof
--Alienor. a écrit:

[Montpensier, 137, Rue de la Mandragore, sous le lit, seule avec sa jumelle]

Tremblante, elle avait regardé son grand frère repartir. Elle ne savait pas ce qui se passait là-bas. Mais avait-elle seulement envie de le savoir ? Georges avait dit de ne pas poser de questions... Alors...
Elle était collée à sa soeur et n'osait pas bouger. Cette dernière pleurait, hoquetait et tentait de lui expliquer ce qu'elle avait vu là-bas.


Gadam pa Bo ! Snif… snif… barada pada…snif.. Snif…. Agada radaba plouf pif…

Il s'en était passé de drôles de choses pendant qu'elle dormait. Mais après avoir écouté sa soeur, elle comprenait mieux pourquoi les cris l'avaient réveillée et pourquoi Maman n'était pas venue quand elle s'était mise à pleurer.
Un cri retentit alors. Comme un cochon qu'on égorge. Oui, elle avait déjà entendu ça. Où ? Ben, son papa avait des cochons et même s'il pensait qu'elle ne connaisait pas ce son, elle avait déjà perçu ces cris, une fois. Quand un sieur était venu répondre à l'annonce de son papa pour l'abattre. Elle ne savait pas ce que ça voulait dire, mais elle avait bien compris que le sieur avait fait du mal à ce pauvre petit cochon. Ce qu'il était devenu ensuite, elle n'en avait pas la moindre idée. Peut-être se poserait-elle la question un jour ?
Le cri du cochon qu'on égorge fut alors suivi par un autre cri. Celui-là, elle le reconnut. C'était celui de son frère chéri ! Il venait de lui arriver quelque chose. Mais quoi ? Elle n'eut pas le temps de se poser la question. Patience répondit au cri de Georges de la même manière et Aliénor sursauta, se cognant durement la tête contre le dessous de lit. Les larmes lui montèrent aux yeux et elle ne put s'empêcher de les laisser couler. Alors quand Patience sortit de la cachette, elle ne réussit pas à la retenir. Georges avait bien dit de rester là ! Où allait-elle donc ? C'était dangereux de quitter leur refuge comme cela, sans rien savoir !

Elle attendit encore et encore. Elle hésitait toujours à rejoindre sa soeur. Elle l'entendit se mettre à pleurer très fort. Elle ne savait pas pourquoi. Elle voulait y aller mais elle n'arrivait pas à bouger. Ses petits jambes, paralysées par la frousse qu'elle ressentait, refusaient tout bonnement de répondre à ses ordres.
Elle finit par réussir à se calmer et rampa jusqu'à la sortie. Elle n'entendait plus rien. Plus aucun son ne filtrait de la pièce voisine. Sa soeur s'était tue ? Elle s'avança doucement, timidement, franchissant la porte de la chambre prudemment. D'abord une main, puis un pied nu. Elle osa jeter un oeil. Elle ne vit rien d'inquiétant dans le couloir. Elle avança encore, collée au mur, le longeant sans faire de bruit. Son petit coeur cognait fort dans sa poitrine, elle l'entendait presque. Elle passa la chambre de Georges. Elle continua un peu, puis elle vit la porte d'entrée grande ouverte. Elle n'avait pas fait attention que le froid entrait dans la maison. Elle se rendit alors compte qu'elle grelottait.

Elle n'avait pas encore vu Marthe, mais elle n'avait pas vraiment fait attention. Le soleil se levait doucement, éclairant petit à petit la pièce principale. Elle finit par trébucher sur quelque chose et tomba en avant. Elle mit ses mains pour se rattraper et atterrit sur un truc plutôt mou. Marthe ! Elle semblait dormir, un truc poisseux sur le visage. Aliénor y mit la main. Ça collait, ça sentait mauvais et ça tâchait. Elle s'essuya sur sa chemise, y laissant une longue traînée rouge. Le sang à moitié séché de Marthe ! Elle secoua la jeune fille pour la réveiller. C'était la seule personne présente avec elle dans la maison. Que ferait-elle si elle ne se réveillait pas ? Elle la secoua et la secoua encore. Sans résultat. Elle faillit se décourager et se mettre à pleurer quand elle eut une idée. Maman, le matin, pour se réveiller de nuits difficiles, s'aspergeait le visage avec de l'eau froide. Alors peut-être que si elle trouvait de l'eau et faisait pareil, Marthe se réveillerait ? Elle se devait, au moins, d'essayer.

Elle se releva et partit à la recherche d'eau. Maman avait toujours un seau dans la cuisine pour faire la vaisselle. Elle espérait qu'il ne serait pas vide. Elle fut rassurée de constater qu'il contenait bien le précieux liquide. Mais un autre obstacle se dressa devant la petite fille. Le seau était beaucoup trop lourd pour de si petits bras... Que faire ? Réfléchir vite et bien. Un verre ? Oui, ça ferait tout aussi bien l'affaire. Mais il se trouvait dans l'armoire. Beaucoup trop haut. Elle tenta de tirer une chaise pour réduire la hauteur. Au moment de l'attraper, elle se rendit compte qu'il y en avait déjà plusieurs sur la table. Le petit-déjeuner ? Elle grimpa alors maladroitement sur la chaise qu'elle voulait déplacer et prit le verre. Elle descendit doucement et courut jusqu'au seau pour prendre l'eau. Elle revint ensuite vers Marthe avec toutes les précautions du monde pour ne rien renverser. Elle avançait sans quitter le verre des yeux, la langue tirée sur le côté, sous l'effort de concentration qu'elle faisait.

Marthe ne remuait toujours pas. Aliénor versa alors le contenu du verre sur le visage de Marthe, manquant la noyer. Le résultat ne se fit pas attendre. Marthe cracha avant d'ouvrir les yeux. Alie retint alors son souffle, n'osant plus bouger. Elle cacha vite le verre vide derrière son dos, avant de regarder timidement ses petits pieds nus.

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Fille de Tiadriel & Rick
Jumelle de Patience
Petite soeur de Georges
Grande soeur d'Esteban
Cousine d'Eléa, Matthis, Timothée & Aëlys
Presque filleule de Korydwen & Azdrine
Tiadriel a écrit:[Montpensier, l'Antre des Bûcherons, quand l'angoisse lui tiraille les tripes...]

Elle avait accueilli une Patience toute tremblante dans ses bras. Sa fille se calma doucement, au fur et à mesure qu'elle se réchauffait. Elle arrêta de greloter et commença à plonger dans le sommeil. Tiadriel devrait faire attention si elle voulait éviter qu'elle ne se réveille. Le seul hic, c'est que son petit frère n'avait toujours pas mangé et finirait bien par avoir faim...
Ce soucis la détourna une fraction de seconde de son soucis principal : l'absence du reste de ses enfants.

Rick s'était levé d'un bond. Elle attendait des réponses de sa part. Il ne les aurait qu'après avoir parlé avec le responsable du raffut qui l'avait tirée de son sommeil réparateur.


Tia, Patxi est à côté, je vais voir ce que je peux faire. Surtout essayes de rester calme. Je vais l'interroger et ensuite j'irais voir par moi-même à la maison.

Rester calme ?! Il en avait de bonnes parfois. Elle ne contrôlait pas toujours ses angoisses. C'était d'ailleurs bien pour ça que l'on parlait de crises, non ? Et avant qu'elle ne puisse répliquer quoi que ce soit, il avait quitté la pièce et rejoint le bûcheron.
Elle l'entendit lui parler puis il dût baisser de ton car seulement un murmure inaudible lui parvint. Que lui cachait-il ?
Heureusement pour elle, la voix de Patxi portait plus que celle de son époux. Elle pouvait espérer saisir l'essentiel de ses propos.


Ben, j'savions pas. J'me sentions pas très bien cette nuit, j'avions fait un drôle de rêve.
Les au'tes p'tiots, je savions pas. J'avions vu que c'te ci qui pleurait.


Puis des murmures... Zut, elle n'entendait plus ce qu'il disait ! Elle aurait voulu pouvoir se lever pour s'approcher discrètement, mais les deux enfants l'empêchaient de bouger.
Le ton monta alors de nouveau, elle tendit l'oreille de plus belle.


J'crois bien que j'avions vu une ombre. Y pit-être qu'elle avions les p'tiots. Enfin j'savions p'us.

Comment ça une ombre avec ses enfants ? Appartenant à qui ? Le fou de tout à l'heure ? Son coeur s'emballa dans sa poitrine. Tout son corps se mit à trembler. Il avait voulu leur faire du mal. Il pouvait très bien avoir enlevé les enfants !
Ses paroles lui revinrent alors en mémoire, comme une gifle en pleine figure.


J'vais t'étriper et m'faire un collier d' tes viscères ! Puis, j'enverrai tes lardons t'rejoindre !

Il avait trouvé le moyen d'y arriver ? Elle n'avait pas de preuve qu'il soit mort. Dans la panique de l'arrivée toute proche du bébé, elle ne savait pas ce que son agresseur était devenu. Peut-être que Rick en avait parlé. Elle ne savait plus. Elle sentait juste cette angoisse lui tirailler les entrailles, le coeur au bord des lèvres. Il fallait qu'elle se lève. Elle poussa doucement Patience, la laissant à côté de son petit frère et sortit de dessous la couverture.
Elle était en chemise... Pas vraiment présentable. Elle attrapa le premier vêtement à porter de main. Une robe de bure de son époux. D'ailleurs, elle ne savait pas ce qu'elle fichait là, mais peu lui importait. Elle l'enfila sans prendre le temps de faire un quelconque revers, manquant tomber à chaque pas sur le bas du vêtement. Elle passa le rideau qui séparait les deux pièces, un peu chancelante et s'avança vers les deux hommes.


Je n'ai saisi que des bribes de votre conversation, mais je veux savoir ce qui s'est passé chez nous ! Une ombre a pris mes enfants ?

Sa voix tremblait tellement la jeune mère était fébrile. Ses yeux passaient de l'un à l'autre, cherchant des réponses. Elle finit par ancrer son regard à celui de son époux.

Rick ?! C'est le fou de tout à l'heure ? Il... Il a fait ce qu'il avait dit ?
Il a dit qu'il me tuerait et qu'ensuite... Ensuite... Il... Il enverrait les enfants... me rejoindre...
Dis-moi que... c'est impossible... S'il te plaît !
Rick a écrit:[Quand une terrible évidence apparaît…]

Rick était donc en discussion avec son ami le bûcheron pour essayer de démêler les fils de l’histoire.

Ben, j'savions pas. J'me sentions pas très bien cette nuit, j'avions fait un drôle de rêve.

Le jeune homme regarda Patxi d’un air voulant dire, tu me raconteras tes rêves une autre fois, moi je veux savoir où sont mes enfants. Si si c’est possible de faire dire tout ça d’un simple regard. Il suffit juste de savoir comment plisser le front, le nez tout en ayant un regard sévère. Vous verrez avec un peu d’entraînement vous pourrez faire passer toute sorte d’info par vos yeux. Bref, le bûcheron semblait avoir compris son vis-à-vis et continua donc de raconter ce qu’il avait vu en oubliant ses problèmes gastriques.

Les au'tes p'tiots, je savions pas. J'avions vu que c'te ci qui pleurait.

Cela devenait sacrément inquiétant. Où se trouvait Aliénor et surtout Georges ? Rick espérait qu’il ne leur était rien arrivé car diacre ou pas diacre, il pourrait devenir très violent si on touchait à un seul des cheveux d’un de ses enfants.

La Ma'the, j'croyons bien qu'elle est couic... J'l'avions connu en meilleure forme. J'avions vu une mare de sang et la Ma'the, elle bougeait p'us.

Rick serra ses poings fermement. Vraisemblablement son apprentie Marthe était blessée ou peut-être pire encore. Et tout ça, sûrement en voulant défendre les enfants. Si le ou les coupables n’avaient pas hésité à tuer une jeune damoiselle, ils n’hésiteraient pas à en faire pareil pour des enfants en bas âge.

Si ce que tu me racontes est vrai, Patxi, je ne donne pas cher de leur peau. Ils ont intérêt à ne pas être dans mon champ de vision ni à croiser ma route s’ils ont osé toucher à un cheveu des enfants.

J'crois bien que j'avions vu une ombre. Y pit-être qu'elle avions les p'tiots. Enfin j'savions p'us.

Rick serrait tellement fort les poings qu’il avait les jointures blanches. Il sentait monter en lui la colère, comme rarement cela lui était arrivé. Et soudain un bruit de pas étouffé par l’absence de chaussures, se fit entendre. Le jeune homme se retourna pour voir son épouse chancelante dans une de ses robes de bure. Lui qui se demandait où il l’avait mise, celle-ci, il venait de la trouver. Il se précipita vers son épouse pour la soutenir.

Tia, tu ne devrais pas être debout. Tu n’es pas en état de te lever et ce n’est pas pour te dorloter que je dis ça. Je sais que….

Elle ne lui laissa pas finir sa phrase et elle avoua qu’elle avait entendu l’essentiel de la conversation

Je n'ai saisi que des bribes de votre conversation, mais je veux savoir ce qui s'est passé chez nous ! Une ombre a pris mes enfants ?

Rick la sentait très nerveuse. Elle essayait de trouver des réponses dans les deux regards masculins. Mais lui n’en avait pas à lui apporter. Il était tout aussi anxieux qu’elle à ce moment.

Rick ?! C'est le fou de tout à l'heure ? Il... Il a fait ce qu'il avait dit ?
Il a dit qu'il me tuerait et qu'ensuite... Ensuite... Il... Il enverrait les enfants... me rejoindre...
Dis-moi que... c'est impossible... S'il te plaît !


Elle en était arrivée à la même conclusion que lui au final. Le jeune homme n’avait pas pu s’empêcher de penser à cet homme qui avait failli tuer son épouse, alors qu’il redescendait des remparts. Il pensait s’être débarrassé de lui définitivement mais avec la perte des eaux, il n’avait pas vérifié. Et maintenant, ce dernier risquait de s’en être pris à leurs enfants. Rick regarda son épouse droit dans les yeux.

Tia, je sais que tu es aussi inquiète que moi pour les enfants, mais moi je suis doublement inquiet car cette épreuve est en train de t’affaiblir encore plus que cette grossesse inattendue. Je sais que ce que je vais te demander ne va pas te plaire, mais il va falloir qu’aujourd’hui, tu m’obéisses. Je vais me rendre à la maison avec Patxi et on va déjà chercher à comprendre ce qui s’est passé. Ensuite, dès qu’on aura du nouveau, on vient t’avertir. Mais toi, tu dois pour ta santé et pour celle de nos deux enfants, rester ici et au lit.

Rick la regardait d’un air suppliant.

Je t’en prie Tia, écoute mes conseils médicaux et moi je vais voir si je peux trouver un messager.

A ce moment-là, le jeune homme était un peu perplexe que sa belle-sœur Cham ne soit toujours pas revenue d’enterrer la secondine. Peut-être n’avait-elle pas compris qu’il fallait qu’elle reste là. Il se tourna brièvement vers son ami et lui dit

Patxi vous venez avec moi ?

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Mer 10 Fév - 0:09

--Esteban. a écrit:

Esteban dormait tranquillement bercé par l’épaule paternelle chaude et forte. Et dans un mouvement doux, il se retrouva dans d’autre bras. Certes, il ne s’était pas vraiment réveillé mais ses rêves avaient changé imperceptiblement. De bras forts et chaleureux, il sentait une autre odeur et une douceur différentes. Il devait être dans les bras de Maman, il reconnaissait cette voix, celle qui sans le savoir le bercer dans son ventre. Et c’est tout contre elle qu’il finit par s’endormir profondément.

Soudain un cri et à nouveau les rêves du nouveau-né changèrent pour devenir plus violents, mais heureusement que le bras de sa maman l’enveloppaient comme pour le protéger du danger. Mais à nouveau, il fut à nouveau sorti de sa rêverie pour entendre des bruits et des pleurs. Cela lui rappelait vaguement quelque chose, de quand il était dans le ventre. Mais difficile à dire ce que c’était et puis il avait tellement sommeil d’un coup. Il y eut alors ce petit changement de position de maman et sa douceur le quitta. Ce fut un choc pour le petit garçon. Il retrouva une autre chaleur par la suite, mais il en était sûr, ce n’était pas celle maternelle. En plus, celle-ci ne semblait pas tenir en place et semblait être beaucoup plus froide. Il avait bon essayer de se rendormir mais quelque chose le dérangeait. Il n’arrivait pas à dire ce que c’était, mais d’habitude quand il était dans le ventre, il avait juste à tirer sur le fil qui le reliait à maman et celle-ci lui enlevait cette sensation étrange que plus tard, il pourrait nommer faim. Mais là plus de fil, le petit garçon n’avait plus ses repères et cela l’angoissait terriblement. Il se mit donc à pleurer.

Ouinnnnnnnnnn ! Ouinnnnnnnnnn ! Ouinnnnnnnnnnnn !
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Petit frère de Georges, d'Aliénor et Patience.
Gros dormeur en perspective.
--Marthe_Tingale a écrit:

[Montpensier, 137 rue de la Mandragore]

Marthe fut donc "sauvée" par Georges. Elle pensait qu'il ferait ce qu'il voulait d'elle. C'était sans compter sur le petit bonhomme. Son agresseur poussa un cri d'douleur quand Georges passa à l'attaque. Elle n'avait pas d'tout prévu ce qui se passa ensuite. Il passa sa colère sur le petit garçon. Georges n'avait eu aucune chance. Elle poussa un cri en le voyant voler à travers la pièce comme une poupée d'chiffon. Il retomba tel un pantin désarticulé et elle eut très peur qu'il se soit fait très mal dans sa chute. Seulement elle ne pouvait s'en assurer pour l'instant.

Son agresseur s'était relevé et s'était approché d'Georges. Elle ne savait pas pourquoi, mais c'était l'occasion qu'elle attendait. Elle ramassa la poêle et s'approcha doucement par derrière. Et là, d'toutes ses forces, elle lui assena sur la tête.


Outch !

Elle l'avait un peu plus amoché encore. Elle en aurait ressenti d' la fierté s'il n'avait pas réagi d'suite, mais ce ne fut pas le cas. Il réussit à la repousser et à la faire tomber par terre, avant d'ployer lui aussi un genou. Elle le regarda se tenir la tête et la secouer dans tous les sens. Elle reculait comme elle pouvait, poussant sur ses mains et ses talons, glissant les fesses sur le sol. Elle sentit bientôt un mur et ne put aller plus loin. Elle s'était acculée toute seule. Quelle idiote !

Elle le regarda alors approcher, lentement. Il prenait son temps ce sadique ! Elle le vit ramasser la poêle dont elle venait d'se servir sur son crâne et quand elle fut à sa portée, il ne retint pas son geste. Elle le sentit passer et s'affala dans un cri, sombrant dans l'inconscience.

Elle était dans le brouillard depuis un temps certain quand elle sentit qu'on essayait d'la noyer ! D' l'eau, d' l'eau et encore d' l'eau ! Il n'y en avait pas eu autant mais c'était tout comme. Elle cracha le liquide comme elle put avant d'ouvrir les eux. Elle mit un certain temps à se souvenir d' l'endroit où elle se trouvait. Quelque chose collait à ses cheveux, ils étaient poisseux. Elle y mit la main et... Aïe... Une douleur fulgurante lui traversa la tête avant d's'installer, lancinante. Elle regarda sa main couverte d'sang et tout lui revint en mémoire. Le fou, l'attaque... Georges !
Elle se redressa d'un coup et eut un vertige. La douleur augmenta encore, se montrant plus violente. Elle lutta contre ce vertige, regardant dans la direction où elle avait aperçu Georges avant d'perdre connaissance.
Un vent d'panique l'envahit alors. Il n'était plus là. Elle regarda autour d'elle et tomba sur une Aliénor penaude qui regardait ses pieds, les mains derrière le dos. Elle l'attrapa alors par les épaules et la secoua, fébrile.


Où... Où est ton grand frère ? Où est Georges ?

La petite fille, un peu effrayée par cette réaction qu'elle devait trouver très étrange, tourna la tête d' droite à gauche en signe d'ignorance tout en bredouillant des paroles inintelligibles.

Drrrrrr, jibidibo !

Et Patience ? Où était-elle ? Etait-elle restée cachée ? Elle se releva péniblement, chancelante.

Aliénor ? Tu veux bien me montrer où ton frère vous a cachées ?

La petite fille opina d'la tête avant d'lui tendre la main. Marthe y glissa la sienne et la suivit. Elle avait l'impression qu'un bûcheron lui martelait la tête à coups d' hâches. Elle se tint la tempe d'sa main libre. Quand Aliénor s'arrêta devant leur lit, elle appela Patience mais n'obtint aucune réponse. Son angoisse monta d'un cran. Qu'allait-elle bien pouvoir dire à Tiadriel et Rick ?
Elle se mit à quatre pattes pour regarder sous le lit. La chose ne fut pas aisée mais elle voulait être sûre qu'il n'y restait vraiment personne. Puis, la réalité éclatante eut raison d'ses derniers doutes...
Elle reprit la main d'Aliénor et l'entraina vers la porte d'entrée. Le vent froid les fit frissonner toutes les deux et Marthe eut alors la présence d'esprit de vêtir un peu plus chaudement la petite fille avant d'sortir. Elle oublia seulement d'faire d'même pour elle.

Toujours dans un semi-brouillard du à cette douleur plus que persistante, elle réussit quand même à gagner l'Antre des Bûcherons. Elle espérait qu'elle trouverait son patron là-bas. S'il n'était pas encore rentré, c'est qu'il s'y trouvait sûrement. Elle refusait d'croire qu'il puisse être mort...
Marthe luttait contre l'envie qu'elle avait d' fermer les yeux. Oui, les fermer et ne plus ressentir cette douleur atroce, mais pas avant d'avoir mis Aliénor, la seule qu'elle n'avait pas perdue, en lieux sûrs. Elle se sentie rassurée quand elle aperçut la porte d'la taverne.
Arrivée devant, elle fut cependant incapable d'aller plus loin. Une troupe d' badauds était attroupée devant la taverne. Les premiers s'écartèrent quand ils la virent. Une jeune fille avec la tête en sang... Peu ragoûtant comme spectacle. Prise d'un nouveau vertige, elle s'effondra avant d'perdre connaissance, à quelques pas. Elle ne vit pas Aliénor se précipiter sur la porte et tambouriner comme elle pouvait dessus, ni ne l'entendit crier pour que quelqu'un vienne lui ouvrir. Elle était trop petite pour atteindre la poignée.
--Patxi_Dubois a écrit:[A l'Antre des Bûcherons, quand un bûcheron a du mal à tout comprendre]

Patxi venait tout juste d'expliquer à son ami ce qu'il avait cru voir lorsqu'il entendit un bruit très faible mais parfaitement audible par l'homme des bois. Il se tourna donc instinctivement vers le rideau, bien avant que Rick ne comprenne ce qui se passe et avant que Tiadriel ne fasse son apparition. Là, il fut surpris de la voir en tenue écclesiastique. Par contre, elle ne semblait pas en pleine forme. Au contraire, même. Elle commença à chanceler et son époux se précipita vers elle, pour la soutenir.

Je n'ai saisi que des bribes de votre conversation, mais je veux savoir ce qui s'est passé chez nous ! Une ombre a pris mes enfants ?

Patxi regarda son ami. Avait-il le droit de dire ce qu'il avait vu ? Il hésita donc un instant avant qu'elle ne continue en regardant son mari.

Rick ?! C'est le fou de tout à l'heure ? Il... Il a fait ce qu'il avait dit ?
Il a dit qu'il me tuerait et qu'ensuite... Ensuite... Il... Il enverrait les enfants... me rejoindre...
Dis-moi que... c'est impossible... S'il te plaît !


Patxi ne comprennait plus rien. De quoi parlait-elle ? Est-ce que sa grossesse l'avait rendue folle ? Patxi regarda donc le propriétaire des lieux pour en savoir plus.

Tia, je sais que tu es aussi inquiète que moi pour les enfants, mais moi je suis doublement inquiet car cette épreuve est en train de t’affaiblir encore plus que cette grossesse inattendue. Je sais que ce que je vais te demander ne va pas te plaire, mais il va falloir qu’aujourd’hui, tu m’obéisses. Je vais me rendre à la maison avec Patxi et on va déjà chercher à comprendre ce qui s’est passé. Ensuite, dès qu’on aura du nouveau, on vient t’avertir. Mais toi, tu dois pour ta santé et pour celle de nos deux enfants, rester ici et au lit.

Rick essayait de convaincre son épouse de se remettre au lit puis il se tourna vers le bûcheron pour lui demander son avis

Patxi vous venez avec moi ?

J'avions pas tout comprendu de c'qui se passions mais si z'aviez besoin d'aide, j'suis prêt.

L'homme s'était tapé le torse avec le poing, le sourire aux lèvres. Il était prêt à aider ses deux amis de Montpensier. Et soudain, alors que le nouveau-né signala sa présence par des cris, ses oreilles habituées aux petits bruits avaient entendu un son à l'extérieur. Les parents avaient-ils perçu la même chose que lui ou étaient-ils trop perturbés pour cela ? Toujours est-il que le bûcheron fut le premier à réagir et se dirigea vers la porte. Si c'était un de ces curieux qui frappait pour savoir ce qui se passait et boire un coup, il allait lui en donner pour leur argent. Il ouvrit donc brusquement la porte et rattrapa de justesse la petite fille qui avait perdu l'équilibre. Heureusement que le bûcheron savait que le couple avait deux filles totalement semblables, sinon il aurait pu croire qu'il était en proie à des visions du Malin. Déjà qu'il l'avait pensé ce matin en voyant son rêve se matérialiser sous ses yeux.

Il la remit sur ses pieds tout en décelant un attroupement anormal devant la porte. Mais au lieu de tous tourner la tête en direction de la porte, ils regardaient dans l'autre sens. Ce n'était pas normal comme réaction ! Aussi le bûcheron fit-il jouer sa grande taille et ses muscles imposants pour se frayer un chemin. Et là stupeur, il trouva la "morte", allongée par-terre. Il ne savait pas ce qu'elle faisait là, mais après s'être signé devant cette apparition maléfique, alors qu'il était persuadé qu'elle n'était plus vivante tout à l'heure, il se décida à la prendre dans ses bras pour la porter à l'intérieur, malgré les protestations de certains. D'ailleurs, il lui avait suffit de les regarder méchamment pour faire taire les dernières contestations. Se frayer un passage fut un jeu d'enfant pour l'imposant homme et c'est d'un coup de pied qu'il ferma la porte aux badauds qui envisageaient de le suivre.

J'crois bien que la Ma'the, elle n'est plus couic. Elle était là devant la porte ! J'préférions la faire entrer, c'est y qu'il fait froid dehors et qu'elle avions rien sur le dos.

Patxi était toujours là, la jeune fille dans les bras, un peu perdu.

J'en faisions quoi de la gamine ?

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Re: [RP] Plan bien huilé... ou dérapage incontrôlé ?

Message  Rick le Lun 19 Avr - 18:07

--Patience. a écrit:


L’Antre des Bûcherons - Le Choc du faux doudou

Patience était heureuse dans ce lit, avec sa maman qui la tenait fort contre elle. Elle savait si bien les réconforter. Bon, c’est vrai qu’elle était un peu serrée, avec ce drôle de doudou qui était chaud. Sa vache Marguerite ne laissait pas échapper de chaleur quand elle la serrait contre elle. C’était peut-être que sa Maman l’avait serré longtemps contre elle et qu’elle avait laissé un peu de chaleur à elle dessus. En tout cas, c’était quand même agréable comme sensation. Et puis soudain, un mouvement dans le lit et ce sentiment d’être poussée gentiment contre le doudou. Ce fut ensuite cette impression de fraîcheur et un manque qui dérangea la fillette. Endormie, elle ne s’était pas aperçue encore que sa maman s’était levée, ni que celle-ci était perturbée par l’absence de ses deux autres enfants. Dans son sommeil, Patience faisait un cauchemar, elle revoyait cette affreuse tête vers la fenêtre, puis Georges, Aliénor, Marthe couchée par terre et qui ne répondait pas. Elle bougeait énormément dans son sommeil… Deux bras vigoureux qui la soulevaient, cette impression de froid qui la mordait et puis son Papa et enfin les bras de sa Maman…. Encore du mouvement nocturne pour la petite fille, une tête qui tourne à droite et à gauche… Aliénor, Georges et encore Marthe…

Et soudain, un cri à côté d’elle ou plutôt des pleurs, ce qui finit de la réveiller, en pleurs aussi. Et tout en laissant couler ses larmes, la fillette regardait à côté d’elle pour voir ce drôle de doudou, aux yeux ouverts. Son voisin de lit ne ressemblait vraiment pas du tout à sa vache Marguerite. Tout en reniflant, la petite fille, désormais assise dans le lit, regardait son frère. Elle tendit le bras pour toucher son visage, le doigt vers les yeux du garçonnet et soudain une porte qui claque, suspendant son geste. La fillette était très curieuse comme toutes les petites filles de son âge. Des voix fortes, sûrement son papa et sa maman mais Patience n’entendait pas vraiment ce qu’ils disaient. Mais au fond d’elle, elle savait qu’ELLE était de retour. Les scientifiques, dans quelques siècles, diraient que c’était le lien qui unissent deux jumeaux monozygotes, mais pour la petite fille, surtout à cette époque, c’était incompréhensible. Une chose était sûre, Patience devait se lever. Il était très dur de sortir de ce lit, même si Maman avait ouvert le chemin, en se levant quelques minutes plus tôt. Mais la petite fille ne s’appelait pas Patience pour rien. Elle portait bien son nom. Et donc, en prenant son temps, malgré l’impatience qu’elle avait et l’excitation qu’elle ressentait, elle glissa un pied hors du lit, puis un autre et tout en se tenant aux couvertures, elle se laissa glisser sur le sol. Même pas qu'elle s'était fait mal en plus et même pas qu'elle était tombée. Elle devenait de plus en plus forte à cet exercice.

Il faisait un peu froid loin de la chaleur des couvertures, mais la petite fille n’en avait cure, car elle voulait retrouver sa petite sœur. Elle se mit donc à courir sans prêter attention au drap qui séparait les deux pièces, se retrouvant ainsi dans le noir pendant quelques secondes. C’était amusant de passer dessous, un peu comme si on jouait à cache-cache avec Maman. Et puis elle était là, chaudement vêtue, rappelant ainsi à Patience qu’elle frissonnait, grelottait serait même plus adaptée d'ailleurs. Un éternuement, signe qu'elle avait eu froid. Marthe aussi était là, dans les bras du géant qui l’avait amenée jusqu’ici. C’était son rôle d’amener les gens à son papa et sa maman ?

Aïnor ! Gabadam la bagadableup ? Agadi badabi areuh gné !
Aliénor ! Tu es enfin là ? Tu m’as manquée !

Très proche de sa sœur, dans tous les sens du terme, elle lui prit la main. Elle voulait la réconforter et lui raconter tout depuis leur séparation. Marthe blessée qui dormait et qui était maintenant là. Ce géant qu’elles avaient déjà aperçu avec leurs parents et qui les avait amenées toutes les deux. Car cela ne faisait aucun doute pour Patience qu’il était parti rechercher sa sœur et Marthe, voyant sa peine à elle de les avoir perdues. Et elle était tout aussi persuadée à cet instant, qu’il irait sauver Georges aussi. Pour elle, c’était normal qu’il aide son papa et sa maman et qu’il ramène tout le monde ici, car c'était une maman et un papa trop gentils et tout le monde devait les aimer et les aider. Elle ne comprenait pas la violence, à son âge encore, ni la haine et tous ses sentiments qui naissent avec l'âge adulte. Et puis surtout, il fallait lui parler du doudou de Maman, qui était à côté.

Mama Gada tsoin tsoin dadoubib ‘ite ! Iens ience ?
Maman elle a un drôle de doudou mais mieux que Marguerite ! Tu viens, on va le voir ?

Un nouveau atchoum et toujours les dents qui claquent. Mais ça irait forcément mieux avec sa jumelle à ses côtés et bientôt son héros de grand frère.

__________________________________
Fille de Tiadriel et Rick
Jumelle d'Aliénor
Petite sœur de Georges
Grande sœur d’Esteban

Rick a écrit:[Une bonne en demi-teinte...]

Rick attendait la réponse de Patxi. Il fallait absolument retrouver au plus vite Aliénor et Georges. Une petite boule venait de naître au fond de son estomac. Il espérait de tout son cœur qu’Aristote ne leur avait pas réservé ce mauvais coup du sort. En effet, il leur avait fait une surprise en leur amenant ce petit garçon dans leur vie, sans les prévenir et de l’autre côté, deux des enfants avaient disparus et Marthe était peut-être morte. Le jeune homme était en colère en pensant à sa jeune apprentie. A cause de lui, elle avait vécu une mésaventure désagréable et avait arrêté de vivre. A cause de lui, cette jeune fille ne vieillirait plus. Ses poings se serrèrent, imaginant qu’il tenait devant lui, cette pourriture qu’ils avaient croisée ce matin. Il regrettait maintenant de ne pas avoir vérifié qu’il soit réellement mort lorsqu’il l’avait assommé contre le mur. Mais Tia semblait tellement aller mal, à ce moment-là, qu'il n'avait pas réagit. Il avait fait passer son épouse avant son devoir de sécurité.

Soudain des pleurs se firent entendre de la petite pièce voisine. Vraisemblablement Esteban avait faim et avait besoin de sa mère. Cette petite crevette qui naissait au mauvais moment, sans avoir été attendu par ses parents, ne commençait pas son existence sous les meilleures auspices. Patxi semblait prêt à le rejoindre et le sourire du bûcheron se fit amical et avant que Rick ne se doute de quoi que ce soit, l’homme se dirigeait déjà vers la porte. Le jeune homme le regardait étonné de le voir si empressé de répondre présent. Mais, il se trompait totalement sur ses intentions car au lieu de sortir, il récupéra Aliénor avant de ressortir précipitamment. Qu’avait-il vu ou entendu ? Était-ce Georges qui arrivait ? Le jeune homme tout en se posant des questions se dirigea en grandes enjambées vers sa fille chaudement habillée. Cela contrastait tout de même avec l’arrivée de sa jumelle. A genoux devant la petite fille, il la serra dans ses bras et lui fit un gros bisou, vérifiant en même temps qu’elle n’avait rien. Un sourire avait éclairé son visage, ce qui était étonnant dans les circonstances, vu que depuis le début de la journée, tout allait de travers. Et tout se précipita à nouveau. Patience venait de sortir, à moitié dénudée de la pièce où sa mère l’avait couchée. Elle éternua, signe qu'elle avait froid et se dirigea vers sa jumelle. Rick aurait voulu interroger la nouvelle venue mais il en fut empêché par Patxi qui venait à nouveau d’entrer dans la taverne, fermant la porte d’un coup de pied et tenant une Marthe évanouie dans ses bras.

J'crois bien que la Ma'the, elle n'est plus couic. Elle était là devant la porte ! J'préférions la faire entrer, c'est y qu'il fait froid dehors et qu'elle avions rien sur le dos.

Rick regarda son épouse comme pour lui demander son avis. Comment Marthe avait-elle pu arriver jusqu’ici, alors qu'elle était soit disant morte ? Patxi s’était-il donc trompé sur son état de santé ? Comment la jeune fille avait-elle réagit voyant l’absence de Patience à ses côtés ? Et surtout où était Georges ? Il regardait désespérément vers la porte, tout en sachant très bien qu’elle ne s’ouvrirait pas, vu comme le bûcheron l’avait fermée.

J'en faisions quoi de la gamine ?

Le jeune homme lui indiqua le rideau et le lit derrière. Il suivit son ami jusque là, regardant Tia et les jumelles, avec un air assez dépité. Il fallait interroger son apprentie au plus vite, pour retrouver son petit bonhomme. Derrière le tissu tiré, les petits cris d’Esteban continuaient à se faire entendre. Le jeune papa le prit alors dans ses bras, délicatement, lui glissant le doigt dans la bouche pour le faire patienter jusqu’à ce que sa maman puisse lui donner à manger. Se tournant vers Patxi, il lui dit.

Faut essayer de la réveiller Patxi ! Il faut qu’on sache où se trouve Georges et ce qui s’est passé jusqu’à maintenant !

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