Les un an de deux petites puces !

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Ven 11 Sep - 22:28

Tiadriel a écrit:Enfin... Montpensier !

Il était encore tôt quand elle passa les remparts de son village. Bien emmitouflée dans une cape, une mule attachée à la selle de sa monture. Héritage qu'on lui avait répondu quand elle avait demandé, un peu ahurie, ce que c'était que ça, tout en lui collant la longe de l'animal dans les mains... Très sale caractère... Joli... cadeau ? Empoisonné, il fallait croire. Pourtant, elle n'avait pas eu le moindre soucis sur le chemin du retour.
Elle était partie longtemps... Bien trop longtemps à son goût ! Mais aurait-elle pu faire autrement ? Elle n'aurait su le dire. Tout ça pour regarder une grande tante qu'elle connaissait à peine s'éteindre à petit feu... Heureusement qu'elle n'avait pas infligé un tel voyage aux enfants. Ils lui avaient manqué un peu plus chaque jour qu'Aristote l'avait retenue loin d'eux.

Mais là, devant leur maison, elle oubliait cette torture de chaque instant. Rick lui avait envoyé régulièrement des nouvelles et elle lui avait répondu, succinctement certes... Mais elle n'avait pas vraiment eu le choix.
Elle sourit et s'avança doucement. Elle laissa les deux animaux en bas des escaliers, elle reviendrait s'en occuper un peu plus tard ou peut-être que Rick ? Peut-être...

Elle espérait bien tous les surprendre, étant restée muette quand à la date de son retour. Mais une chose était sûre, elle n'aurait manqué les un an de leurs puces pour rien au monde.
Elle monta silencieusement les marches et s'approcha de la porte. Avant de l'ouvrir, elle osa un discret coup d'oeil par la fenêtre. Pas un chat, mais vu l'heure matinale, elle n'aurait pas dû être si surprise. Elle poussa donc la porte. Du moins, elle essaya. Rick l'avait verrouillée... C'était bien sa veine ! Elle fouilla donc sa besace à la recherche de sa clé, mais... Ne la trouva pas... Grrr ! Un peu excédée, elle se dirigea vers la fenêtre de la cuisine... Et par chance, elle n'était pas bloquée. Enfin une entrée ! Elle enleva sa cape, avant de se hisser à l'intérieur. Elle réussit à ne pas trop faire de bruit. Son "effraction" passerait peut-être inaperçue ? Du moins, elle l'espérait fortement. Douze papattes se mirent en mouvement et trois langues la léchouillèrent joyeusement. Elle leur rendit en caresse et se dirigea silencieusement vers la chambre de Georges, puis des grumelles. Les trois anges dormaient encore. Elle rejoignit donc sa chambre.
Très lentement, elle tourna la poignée de la porte et tout aussi lentement, elle l'ouvrit. Si jamais Rick avait la mauvaise idée de se réveiller... Elle retint sa respiration mais se garda bien de refermer la porte. Elle l'entendit respirer régulièrement. C'était quand même bizarre qu'il ait le sommeil aussi lourd. Mais pour le coup, elle ne pouvait que remercier Aristote. Elle se dévêtit prestement avant de se glisser sous la couette. Elle se lova dans les bras de son époux et le rythme de sa respiration finit par la bercer. Après un si long voyage, Morphée ne tardait pas à lui ouvrir les portes de son royaume. Elle en avait complètement oublié les deux animaux qui l'attendaient sagement en bas...
Rick a écrit:Après une journée des plus mouvementées à la maréchaussée, Rick avait enfin pu rentrer chez lui avec les enfants. Depuis le départ de Tia, il comprenait mieux la fatigue que pouvait ressentir son épouse, parfois. Quoi que les enfants étaient dans l’ensemble très sages et ne bougeaient pas beaucoup. Depuis quelques jours, ils posaient souvent la question pour savoir quand leur maman allait revenir. Mais il était difficile pour le jeune homme de répondre à ceci car son épouse était assez évasive. Il est vrai qu’elle ne pouvait pas non plus dire si sa tante guérirait dans trois jours ou dans trois semaines. Il espérait par contre qu’elle ne mettrait pas six mois à guérir. Sinon, il n’hésiterait pas, un seul instant, à aller la rejoindre pour que les enfants retrouvent le sourire. Pourtant, il n’avait pas un instant hésiter à les amuser. Le soir, après le dîner, il passait une petite heure à jouer avec eux et à leur conter des histoires, soit au coin du feu, soit en les mettant tous dans le même lit et en portant ensuite, Georges dans sa chambre. Dans la journée, ils passaient leur journée entre la taverne, la maréchaussée et le jardin. Rick leur avait un peu montré comment cultiver la terre et cela avait été assez cocasse. Un jour prochain, il faudrait qu’il continue en se montrant plus prudent. Il se souvenait de la tête de son fils, quand il avait voulu goûter, il ne savait quoi, dans la terre. Le matin, pour le petit déjeuner, il n’hésitait pas à aller traire une vache pour avoir du lait frais. Cela avait assez étonné les enfants de le voir faire d’ailleurs.

L’anniversaire des jumelles arrivait à grand pas et Rick s’inquiétait de savoir si Tia serait là à temps ou pas. Un an déjà que les deux fillettes étaient nées… Le temps passait très vite, trop vite pour certains. Afin de leur offrir un petit cadeau, l’ancien tisserand qu’il était, avait choisi de leur faire des petites marionnettes en forme d’animal. Ainsi, elles lui serviraient à lui, lorsqu’il ferait ses contes, comme il faisait avec Georges et les petits objets en bois. La vache Marguerite en avait connu des histoires entre les mains du garçonnet et dans sa bouche aussi. Le jeune homme avait hésité à leur faire la même chose mais il trouvait cela dommage que cela ne soit pas différent. Aussi avait-il décidé de faire des marionnettes ! Pour Georges, il avait fait le roy des animaux de la forêt, un joli cerf. Peut-être qu’un jour, lorsque son fils serait un peu plus grand, il demanderait à Patxi de lui montrer cet animal. Pour les jumelles, l’ancien tisserand avait fait une jolie souris pour l’une et une vache amusante pour l’autre. Il ne savait pas laquelle serait pour qui et préférait laisser choisir les fillettes.

Il avait fini fort tard les dernières coutures des futurs compagnons de ses enfants, bien après la fin de la dernière histoire. Mais il avait tenu à ce que cela soit fini pour le lendemain matin. Certes, il n’y avait que lui qui saurait que c’était leur premier anniversaire mais il ne voulait pas le louper. Et alors qu’il était parti se coucher, il avait entendu des pleurs dans la chambre des filles. Les pauvres petites avaient les dents qui poussaient et cela les torturaient. Il avait bien entendu préparer un petit onguent à base de plantes pour mettre sur les gencives, mais à peine s’était-il occupé de l’une que la seconde s’était réveillée. Cela lui rappelait le temps des tous premiers mois, où le jeune homme avait du mal à dormir suffisamment longtemps, entre les pleurs des enfants et les levers matinaux pour se rendre à Lami. Et ce qui devait arriver arriva, Georges se réveilla à son tour. Un bête cauchemar qui l’avait réveillé en sursaut et l’empêchait de se rendormir. Ce n’est donc qu’au milieu de la nuit que Rick avait réussi à rejoindre son lit, après avoir verrouillé les portes de la maison. Il ne mit pas longtemps à s’endormir. Dans son sommeil, il avait rêvé du retour de son épouse, comme beaucoup de nuits. Mais cette nuit-là, il lui avait semblé plus vrai que d’habitude, plus réél et plus chaleureux que les autres fois. La fatigue avait eu raison de son imagination débordante et il s’était rendormi. Le soleil devait avoir déjà fait son apparition lorsque le jeune homme ouvrit les yeux. Il avait été étonné de ne pas avoir entendu les enfants l’appeler encore. C’est alors qu’il la sentit avant de la voir. Un sourire éclaira son visage, comme il ne l’avait pas fait depuis si longtemps. Elle était là, elle était revenue…. Cela n’avait donc pas été un rêve cette fois-ci. Elle dormait paisiblement, dans ses bras, sa tête toute proche de la sienne. La main du jeune homme caressa ses cheveux doucement.

Il aurait voulu rester là, à la contempler dormir, à la couver du regard, amoureusement. Et bien plus encore, mais le voyage de retour avait dû être long et éprouvant. Elle avait besoin de repos. Il se devait de se lever pour s’occuper des trois enfants et préparer leur petit déjeuner. Rick embrassa tendrement son épouse avant de quitter le lit conjugal et remonter les couvertures sur elle. Puis, après avoir mis ses braies, il sortit doucement de la chambre. Un grand pas pour traverser le couloir et il ouvrit doucement les portes pour s’apercevoir que les enfants dormaient encore. Il avait donc encore du temps pour son épouse. Il se rendit donc joyeusement dans la cuisine pour lui préparer une tisane, un lait chaud pour lui et du pain tartiné de confiture. Il entra à nouveau dans la pièce et déposa son petit plateau sur la table de chevet. Il s’allongea à nouveau sur le lit et embrassa tendrement et plus longuement son épouse. Il s’en voulait un peu mais elle lui avait tellement manqué.
Tiadriel a écrit:Elle dormait paisiblement, bien au chaud, en sécurité dans les bras de son époux. Elle ne le sentit pas se réveiller, ni caresser doucement ses cheveux.
Elle faisait un joli rêve, rempli des rires et des cris de ses enfants. Elle remua légèrement quand il l'embrassa avant de se pelotonner sous la couette quand il quitta le lit.
Une bonne odeur de tisane finit par flotter dans la pièce quand il revint. Elle remua doucement dans le lit. Elle le sentit venir s'allonger à côté d'elle et son coeur s'accéléra soudainement. Il lui avait tellement manqué. Quand il posa ses lèvres sur les siennes, elle savoura cet instant, puis elle entrouvrit légèrement les lèvres pour mêler son souffle au sien. Elle aurait bien voulu que ce baiser ne finisse jamais.
Elle finit par ouvrir les yeux quand il s'écarta, le regardant longuement sans parler. Les yeux pouvaient dire tellement plus de chose que les mots. Elle se décida ensuite à ouvrir la bouche.


Bonjour mon coeur ! Tu m'as beaucoup manqué !
J'ai dormi longtemps ? Les enfants ont été sages ?
Y a quoi au petit-déj ? C'est que je meurs un peu de faim, maintenant que je me suis reposée un petit peu.


Elle lui sourit malicieusement. Mais elle ne lui avait pas menti, elle avait l'estomac dans les talons.
--Georges a écrit:

Le petit garçon avait fait un cauchemar. Il avait eu bien du mal à se rendormir, mais son papa avait été génial. Il l'avait consolé et rassuré. Mais ce matin là, quand il ouvrit les yeux, il ne pensa qu'à sa maman.

Maman était encore partie. Ça devenait une sacrée fichue mauvaise habitude. En plus, elle lui avait dit qu'elle allait voir une tante de grande taille et qui habitait loin. Georges se demandait bien combien elle pouvait être grande. Plus grande que sa maman ? C'était une géante ? Ou une ogresse qui mangeait les enfants et c'était pour ça qu'elle ne l'avait pas emmené ? Oui, ben, si c'était ça, c'était sûr qu'il préférait ne pas y aller, mais quand même... C'était fichtrement long de l'attendre.
Au début, ça allait à peu près. Mais là, elle lui manquait trop ! Il voulait la voir lui ! Tout de suite !

Un peu grognon, il se décida à se lever, se frottant les yeux encore plein de sommeil. Il avait mouillé ses langes et il commençait à trouver ça très désagréable. Il en voulait des propres. Et puis, il avait faim ! Il voulait manger.
Il se dirigea d'abord dans la cuisine. Le soleil était levé, il pensait donc trouver son papa en train de préparer le petit-déjeuner. Mais, il dut se rendre à l'évidence. Papa n'était pas là. Peut-être qu'il dormait encore ? Il allait pouvoir se glisser dans le lit et demander un gros calin alors !
Chouette, se dit-il !

Il courut vers la chambre, ses petits pieds nus martelant résolument le sol. Arrivé à la porte, il stoppa net. Il avait entendu une voix qui n'était pas celle de son papa. C'était la voix de Maman. Il crut qu'il avait rêvé. C'était sûrement son papa qui lui faisait une blague. C'était un peu nul comme blague, mais bon... Son papa, il faisait parfois des blagues nulles, comme son presque parrain.
Il poussa timidement la porte, glissa la tête. Il était devenu un spécialiste du passage de tête dans les entrebâillements de porte. Il avait beaucoup pratiqué cette discipline. Il observa, curieux. C'était... Pas possible ! Elle était là ? Il se frotta les yeux pour vérifier qu'il les avait bien ouverts.


Mama !!!
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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Ven 11 Sep - 22:30

Rick a écrit:Un long baiser pour sceller leurs retrouvailles et des aveux silencieux dans ses yeux. Rick sourit à son épouse, heureux de la retrouver. La contempler, se noyer dans ses yeux était un tel bonheur. Sa main caressait négligemment son corps, l'autre soutenant sa tête.

Bonjour mon coeur ! Tu m'as beaucoup manqué !
J'ai dormi longtemps ? Les enfants ont été sages ?
Y a quoi au petit-déj ? C'est que je meurs un peu de faim, maintenant que je me suis reposée un petit peu.


Un moment magique et presque irréél, interrompu par le flot de questions de son épouse.

Bonjour ma jolie colombe ! Quelle merveilleuse surprise de te retrouver là à mon réveil ! Toi aussi tu nous as beaucoup manqué ! Faudra que tu me racontes ton voyage !

Un sourire éclatant sur le visage du jeune homme comme pour appuyer ses dires.

Alors pour répondre à toutes tes questions dans l'ordre. Cela ne fait pas longtemps que je me suis levé et il est difficile pour moi de dire si tu as dormi longtemps puisque je ne t'ai pas entendu arriver. D'ailleurs, je trouve que c'est bien dommage !

A nouveau un sourire plein de sous-entendus et de tendresse pour la jolie femme qui se trouvait devant lui.

Les enfants ont été sages, même si parfois, ton absence leur a été insupportable. C'est merveilleux que tu sois arrivée à temps pour le premier anniversaire des jumelles. Tu vas voir, elles ont bien changées durant ces quelques semaines. Je pense que d'ici quelques semaines, elles vont réussir à marcher toutes seules. Elles le font déjà si tu les aides ou avec les chaises. Faut faire attention quand on veut s'asseoir maintenant !

Rick avait les yeux remplis de joie, à l'évocation de ce petit souvenir.

Tu sais, elles sont en train de faire leurs dents maintenant ! Et Georges, tu as vu son joli dessin dans ma dernière missive ? Il commence à y prendre goût.

Le jeune homme lui raconta ce que leur fils avait fait avec son cou-zin Matthis, quand ce dernier avait voulu dessiné, à Mirefleurs, des coeurs pour sa demoiselle.

Pour ce qui est du petit déjeuner, je t'ai préparé une tisane comme tu les aimes et quelques tartines avec ta confiture. Sinon, j'ai quelque chose de moins consistant mais tellement plus agréable.

Rick embrassa à nouveau longuement son épouse, avant de se relever un peu pour récupérer le plateau. C'est à ce moment-là, qu'Aristote leur rappella qu'avant d'être mari et femme, ils étaient aussi parents. Et de ce fait, ils avaient des obligations vis à vis de leur progéniture. Une petite tête brune qui se frottait les yeux à l'embrasure de la porte et un cri de joie enfantin.

Mama !!!

Le visage paternel s'éclaira en voyant leur fils arriver. De revoir le sourire de Georges sur son visage était une bénédiction pour lui. Il fit signe au petit garçon d'approcher et le prit dans ses bras. Il fronça légérement les sourcils lorsqu'il sentit les langes du petit garçon toutes mouillées. Il laissa faire un ou deux bisous à sa maman avant de lui dire.

Tu viens Georges, on va juste changer de braies et après tu resteras jouer avec Maman. D'accord ?

Rick se leva et tendit les bras au petit garçon. Il en profiterait pour voir si les jumelles n'étaient pas réveillées.
Tiadriel a écrit:Bonjour ma jolie colombe ! Quelle merveilleuse surprise de te retrouver là à mon réveil ! Toi aussi tu nous as beaucoup manqué ! Faudra que tu me racontes ton voyage !

Elle n'était pas très sûre de vouloir raconter son voyage. Du moins, il aurait droit à une version plus que courte vu le peu qu'elle avait à en dire. Elle se souvint alors de la mule.

Oui, oui, plus tard ! Tiens, pendant que j'y pense. Je ne suis pas revenue toute seule. Une petite surprise vous attend, les enfants et toi au pied de la maison. Un peu têtue la surprise !

Elle sourit alors sans rien ajouter de plus, espérant avoir piqué sa curiosité légendaire.

Alors pour répondre à toutes tes questions dans l'ordre. Cela ne fait pas longtemps que je me suis levé et il est difficile pour moi de dire si tu as dormi longtemps puisque je ne t'ai pas entendu arriver. D'ailleurs, je trouve que c'est bien dommage !

Oui... C'est très logique tout ça...
Mais tu dormais si bien et puis, je me suis dit qu'il y avait peut-être eu un soucis pour que tu ne sois pas levé à cette heure ci. Alors j'ai préféré simplement me glisser à tes côtés. J'ai résisté à l'envie de venir réchauffer mes pieds gelés contre tes mollets. Et pourtant, tu sais combien j'aime le faire. J'ai fini par m'endormir sans m'en rendre compte.
En tout cas, j'ai été très agréablement réveillée !


Elle sourit alors de plus belle. Un sourire jusqu'aux oreilles.

Les enfants ont été sages, même si parfois, ton absence leur a été insupportable. C'est merveilleux que tu sois arrivée à temps pour le premier anniversaire des jumelles. Tu vas voir, elles ont bien changées durant ces quelques semaines. Je pense que d'ici quelques semaines, elles vont réussir à marcher toutes seules. Elles le font déjà si tu les aides ou avec les chaises. Faut faire attention quand on veut s'asseoir maintenant !

Oh...

Elle était déçue d'avoir manqué tant de choses pendant qu'elle était loin. Un pincement de coeur l'étreignit mais elle se força à penser à autre chose. Elle ne rattraperait pas le temps perdu, mais elle comptait bien profiter de chaque minute qu'Aristote lui accorderait avec ses enfants.

Tu sais, elles sont en train de faire leurs dents maintenant ! Et Georges, tu as vu son joli dessin dans ma dernière missive ? Il commence à y prendre goût.

Oui, je le sais. Elles avaient déjà commencé avant mon départ. Tu ne t'en souviens pas ? C'est Alzy le coupable ? Il revient te hanter ?
Je devrais peut-être te faire de la tisane pour en atténuer les effets...
Oui, très joli dessin. C'est peut-être un futur artiste. Qui sait ?


Elle écouta avec attention l'histoire de Matthis et de son coeur brisé. Déjà à cet âge... Quelle cruelle déception ! Mais les enfants se remettaient vite en général. Et puis, ce n'était pas un non définitif. Il restait donc de l'espoir après tout.

Pour ce qui est du petit déjeuner, je t'ai préparé une tisane comme tu les aimes et quelques tartines avec ta confiture. Sinon, j'ai quelque chose de moins consistant mais tellement plus agréable.

Elle se lécha les babines avant d'éclater de rire en entendant la fin. Rick n'eut pas le temps d'attraper le plateau qu'un cri se fit entendre sur le seuil de la porte.

Mama !!!

Zut ! Pas de petit-déjeuner ? Mais elle était tellement contente de voir son fils qu'elle en oublia bien vite son estomac. Il approcha sur un signe de son père et rejoignit le lit parental. Elle lui ouvrit les bras et elle le couvrit de bisous. Seulement, il était bien mouillé.

Tu viens Georges, on va juste changer de braies et après tu resteras jouer avec Maman. D'accord ?

Le petit garçon regarda son papa, puis sa maman. Il hésitait à la quitter. Elle lui sourit.

Je ne vais pas m'envoler mon ange. Je reste là ! C'est promis !

Il hésita encore un peu, puis se décida à rejoindre les bras paternels. Elle les regarda quitter la chambre. Elle en profita pour enfiler une chemise et des braies, pieds nus, un semblant de tresse restant dans ses cheveux en bataille, avant de ramener le plateau dans la cuisine.
Pour le petit-déjeuner au lit, c'était râpé. Elle le posa sur la table, trempa les lèvres dans sa tisane et mordit à pleines dents dans une tartine. Elle s'occupa ensuite de préparer à manger pour Georges. Il devait avoir faim.
Rick a écrit:Rick sourit en voyant hésiter son fils. D'un côté, il était dans des braies totalement mouillées qui avaient un besoin sérieux de changer et de l'autre, il y avait sa maman qu'il n'avait pas vue depuis très longtemps. Tia eut raison des dernières hésitations de Georges.

Je ne vais pas m'envoler mon ange. Je reste là ! C'est promis !

Un petit saut dans les bras paternels et un gros bisou sonore sur la joue de son fiston. Ils sortirent tous les deux de la chambre parentale pour traverser le petit couloir et atterrir dans l'univers de Georges. Rick allongea son fils sur son lit et lui enleva les langes sales. Un petit nettoyage du fiston pour éviter aux mauvaises odeurs de se propager et à la peau de s'irriter. Un poutou sonore sur le ventre du petit garçon et hop voilà le garçon en langes propres. Le jeune homme remit son fils sur ses jambes et ce dernier, sans demander son reste parti en courant. Il savait déjà où courait l'enfant : dans les bras maternels forcément. Et puisqu'il était là, le jeune homme se dit qu'un voyage dans la petite pièce où dormaient les jumelles ne serait pas un luxe. Si avec le cri de leur frère, elles n'étaient pas réveillées, cela serait un coup de chance. Après s'être débarrassé des langes sales, dans la corbeille prévue à cet effet, Rick poussa délicatement la porte de la chambre. Un sourire éclaira son visage en voyant que Patience essayait de manger ses orteils. Il avait toujours trouvé ça étonnant de voir la souplesse enfantine. Pour sa part, Aliénor sommeillait.

Les deux fillettes étant encore en train de s'amuser, Rick décida de descendre pour enfin satisfaire sa curiosité. Qu'avait dit déjà Tia, alors qu'ils étaient ensemble dans leur lit ?


Oui, oui, plus tard ! Tiens, pendant que j'y pense. Je ne suis pas revenue toute seule. Une petite surprise vous attend, les enfants et toi au pied de la maison. Un peu têtue la surprise !

Une surprise têtue, ça risquait d'être amusant pour les enfants. Sa femme savait toujours comment attiser la curiosité qui l'habitait. Il faut dire que sans la petite bêtise de Georges, il serait descendu plutôt. Mais son fils passait avant sa soif de savoir. Il savait que le petit garçon avait qu'une seule hâte, rester dans les bras maternels. Pendant quelques jours, Tia allait avoir du boulot, avec les enfants qui se disputeraient ses câlins. Un sourire éclaira à nouveau son visage en se disant que Georges était vraiment arrivé au mauvais moment.

Le jeune homme rejoignit son épouse, le sourire aux lèvres. Il l'embrassa tendrement dans le cou. Georges semblait littéralement aux anges.


Ma jolie Tia, pour l'instant Patience est réveillée mais elle joue avec ses orteils et sa petite sœur dort à poings fermés. Je vais m'occuper de ta surprise et plus tard dans la matinée, nous irons la montrer aux enfants.

Un autre bisou sur la joue de son fils puis il lui demanda.

Alors p'tit bonhomme, tu es heureux d'avoir retrouvé Maman !

Rick s'apprêtait à descendre et à laisser sortir Inuki et ses deux petits compères à quatre pattes, lorsqu'il se rappela que Tia lui avait fait une proposition tout à l'heure.

Ma jolie colombe, si tu as le temps dans la matinée, je veux bien de ta tisane anti-Alzy. Il est vraiment pénible parfois.

Un sourire à son épouse et le jeune homme sortit. Au pied de la cabane, il trouva leur étalon noir ainsi que... Rick se frotta les yeux en voyant une mule attachée à la selle du cheval. Il faudrait vraiment que Tia lui explique ce qu'elle faisait là. Il détacha d'abord la longe du nouvel animal et s'occupa de leur cheval. Le pauvre avait dû faire des lieues et des lieues avec sa jolie maîtresse sur son dos. Et quelque chose lui disait que le retour n'avait pas eu l'air facile avec le sale caractère de la mule.
Le jeune éleveur de bovins commença d'abord par la douceur. Il n'était pas homme, en général, à maltraiter ses animaux. Mais l'animal ne voulait en faire qu'à sa tête. C'est donc les muscles bien ressortis que Rick dû tirer sur la corde de la mule et la conduire jusqu'à l'étable où dormaient ses vaches, lorsqu'il faisait froid. Là, elle pourrait se reposer et manger un peu de foin. Mais tout aurait été si simple, si elle n'en avait pas fait qu'à sa tête. En tirant sur la corde, celle-ci se cassa nette et le jeune homme mit le postérieur dans la gadoue. Il grommela un bon nombre de fois, sans pour autant blasphémer et se rendit à nouveau dans l'étable pour prendre une corde bien solide. L'animal avait réussit à faire perdre au jeune homme son calme. Ce ne fut pas une mince affaire que de jouer au cow-boy pour attraper l'animal. Heureusement qu'il avait une petite expérience avec ses vaches. Et après plusieurs longues minutes, la mule fut emprisonnée. Et cette fois-ci, le jeune homme ne se laissa pas faire. Il réussit à avoir le dessus sur la bestiole.

C'est donc en maugréant et en se demandant comment on pouvait cuisiner une mule que Rick remonta les marches de la cabane. Il était bon pour se rendre au lavoir. Entre les langes des enfants et son vêtement sali par une mule, il y aurait de quoi frotter. Et il ne pouvait décemment pas demander cela à Tia, qui rentrait tout juste de voyage. Et c'est toujours en se parlant à lui-même qu'il poussa la porte de la maison. Il ne savait pas combien de temps avait duré son absence, mais un sacré moment, en tout cas.
Eleonore a écrit:toc toc toc, c'est la tite éléonore!

elle rentra et s'exprima:

"ma maman m'a donné quelques pièces pour de quoi faire mon piti déj le matin comme elle est pas là...pourriez vous me donner une tite baguette de plein silvouplait! et un ti bonbon avec pour la gourmandise!!!!! Very Happy
--Marthe_Tingale a écrit:

Elle s'était l'vée de bonne heure pour ouvrir Lami c' matin là. L' patron ne semblait pas encore debout ce qui n'était pas dans ses habitudes. Elle resta un instant dubitative, puis, après un p'tit haussement d'épaules inconscient, elle s' mit au travail.
Il restait des invendus d' la veille, ça l'arrangeait bien la jeune Marthe. Au moins, elle pourrait servir l' client. Et puis, l'patron, il finirait bien par s'montrer !

Trois petits coups frappés sur la porte, un tintement sonore, quelqu'un entra. Marthe chercha l'client des yeux. Elle y regarda à deux fois et comprit pourquoi. C'était un p'tit client, plutôt une p'tite cliente.
"Jamais vu", pensa-t'elle.

ma maman m'a donné quelques pièces pour de quoi faire mon piti déj le matin comme elle est pas là...pourriez vous me donner une tite baguette de plein silvouplait! et un ti bonbon avec pour la gourmandise!!!!!

Oulà ! Qu'est-ce qu'elle avait dit qu'elle voulait ? Une baguette ? Des baguettes de sourcier, elle n'avait pas ça la Marthe... Et puis, elle voulait en manger ? Ne savait-elle pas que ce n'était pas comestible ??? Et elle avait ajouté autre chose. Un bonbon ? Aucune idée de ce que pouvait être une chose pareille. Cette fillette était des plus étranges.
Seulement, elle risquait de s' faire virer si elle refusait de la servir. Il fallait qu'elle trouve quelque chose.


Bonjour Fillette !
Ici, nous ne vendons que des miches de pain. J'ai pas d'baguette ! Et puis, ça ne se mange pas ! J'en connais qui servent à trouver des sources mais pas des qui se mangent. Tu veux une miche ?
Et puis, ben, un bonbon, je n'ai pas ça non plus. Ça ressemble à quoi ?


Elle n' voulait pas mourir idiote la Marthe. Alors elle s' renseignait sur c'te chose bizarre. Ensuite, elle pourrait toujours expliquer à son patron qu'il y avait un marché à prendre la d'dans.

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Ven 11 Sep - 22:32

Eleonore a écrit:Voui voui une miche de pain je me suis trompée dans mes petits mots je crois mais je suis petite vous savez, j'ai que 7ans et demi....

et pi des bonbons c'est des friandises c'est petit ça a la forme qu'on veut, c'est sucré et très bon!!!c'est que pour les gourmants!!!donc moi j'appelle ça une gourmandise!!!! Very Happy
--Marthe_Tingale a écrit:

[Lami, Dans la boulangerie]

Voui voui une miche de pain je me suis trompée dans mes petits mots je crois mais je suis petite vous savez, j'ai que 7ans et demi....

Voilà, on avançait. Elle voulait bien une miche de pain. Ouf ! Elle s'affaira à lui servir sa miche tout en réflechissant. Sept ans et demi... Sa cousine d' même âge était plus dégourdie, mais forcément c'tait une gueuse. Elle n'avait pas eu d'enfance dorée, elle... Elle ne vivait pas dans l' luxe et l'argent. Ça aidait à apprendre à se servir d' ses dix doigts et d' sa tête très rapidement.
La fillette répondit ensuite à la question sur le bonbon.


et pi des bonbons c'est des friandises c'est petit ça a la forme qu'on veut, c'est sucré et très bon!!!c'est que pour les gourmants!!!donc moi j'appelle ça une gourmandise!!!!

Du sucre ??? Alons bon, elle s'croyait peut-'tre à Mirefleurs la gamine ? Pourquoi Mirefleurs me direz-vous et pourquoi pas Le Louvre ? Parce qu' c'tait en vogue en c'moment. Le Château à fréquenter. Elle l'avait appris du patron ! Même que la soeurette du patron, ben, c'tait la baronne du Château.
Mais elle s'égarait là. Elle se recentra. La fillette attendait.


Ici, c'est une modeste boulangerie. L' sucre, c'est pour les riches. Tu n' trouveras pas d' bonbon dans l' village.
La miche, ça fait 6,15 écus, s'il t' plaît !
Eleonore a écrit:Ici, c'est une modeste boulangerie. L' sucre, c'est pour les riches. Tu n' trouveras pas d' bonbon dans l' village.
La miche, ça fait 6,15 écus, s'il t' plaît !



Dommage, ça aurait été bien avec mon bibilait....
eu....6.15 écus.... :?


regardant ses pièces, se sentant un peu stupide...

C'est que j'ai appris qu'à lire, écrire et l'histoire des ducs et tout....gloups....

eu...eu...tenez j'ai des pièces là, j'ai assez c'est sûre, vous me donnerez ce qu'il y a en trop....J'ai pas l'habitude de chercher le pain d'habitude c'est ma maman qui me les fait toute seule.... Rolling Eyes
--Alienor. a écrit:

[Dans la maison de Maman & Papa]

Il n'y avait pas à dire, la vie de bébé, ce n'était pas de tout repos. Quand on croyait avoir appris un truc et tout savoir... Ben, il y avait toujours un truc nouveau qui surgissait, comme ça ! Pof ! Comme sorti de nulle part !
Heureusement que son autre elle, Pacyquelquechose était là pour l'aider. Elle avait un prénom compliqué sa petite soeur. Alie avait bien du mal à s'en souvenir. Pour le sien, ce n'était pas pareil. Elle savait quand on l'appelait. Mais à bien y réfléchir, elle savait aussi que le truc à rallonge, c'était le prénom de sa soeur. Bizarre... Elle se pencherait sur cette délicate question un autre jour.
Oui ! Aujourd'hui, elle avait ce truc qui voulait sortir et lui faisait mal dans la bouche. Papa, il avait dit que c'était... Hum, voyons voir... Ah ! Une dent ! Comme si elle en avait besoin ! Et puis d'abord, elle en avait déjà assez avec celles qui étaient déjà sorties, pas besoin d'une supplémentaire ! Mais il fallait croire qu'elle n'avait pas été entendue, elle ne parlait peut-être pas assez fort.
La douleur la réveilla en pleine nuit alors qu'elle faisait un joli rêve, du moins, c'est ce qu'elle croyait. Elle voulait quelque chose à mâchouiller pour se calmer, mais dans le lit, il n'y avait rien à part la couverture. Elle essaya de mordre dedans, la couvrit de bave mais elle eut toujours aussi mal. Elle n'avait plus qu'une seule solution ! Elle se mit à pleurer.
Ça marchait bien ça pour faire venir Papa.

Il arriva enfin, elle lui tendit les bras et quand elle fut bien au chaud, lui croqua un doigt. Ça allait déjà beaucoup mieux d'un coup. Elle avait un petit peu moins mal. Elle mordilla tout ce qu'elle put. Elle savait bien qu'il finirait par lui reprendre son jouet qui soulageait la douleur. Elle avait raison, il lui avait collé un truc pas bon sur les gencives. C'était... un peu beurk ! Mais... Mais... Ça avait l'air de marcher son bidule pas bon. Elle se sentit un peu mieux, voulant toujours mâchouiller un peu, juste un peu. Elle finit par se rendormir, enfin, ne se doutant pas de la surprise qui l'attendrait à son réveil !

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--Marthe_Tingale a écrit:

[Lami, Dans la boulangerie]

Dommage, ça aurait été bien avec mon bibilait....
eu....6.15 écus....


Marthe renonça à lui demander c' que pouvait bien être un bibilait. C'te fillette était trop étrange pour elle. Et pourquoi f'sait-elle c'te drôle d' tête ? Elle n'avait pas assez d'argent ?

C'est que j'ai appris qu'à lire, écrire et l'histoire des ducs et tout....gloups....

eu...eu...tenez j'ai des pièces là, j'ai assez c'est sûre, vous me donnerez ce qu'il y a en trop....J'ai pas l'habitude de chercher le pain d'habitude c'est ma maman qui me les fait toute seule....


Ouais ! La Marthe, c'est sur qu' la lecture, l'écriture et l'histoire... Elle n'y connaissait presqu' rien. Elle déchiffrait quelques mots, quant à les écrire... Humpf ! Passons. Mais elle s'vait compter. Il ne fallait pas lui l' faire de c'côté là ! Elle assurait !
Elle r'garda les pièces qu'la gamine lui tendait, prit l' compte juste et lui laissa l'reste.


Merci et l' bonne journée d'moizelle !

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Ven 11 Sep - 22:33

Tiadriel a écrit:[137, rue de la Mandragore, Chez Tia & Rick]

Elle finissait de préparer le petit-déjeuner de Georges quand elle l'entendit débouler avec toute la vitesse que lui permettaient ses petites jambes. Elle se pencha, lui ouvrit les bras et le réceptionna. Il lui fit un gros câlin avant de la couvrir de bisous. Il lui avait tellement manqué pendant ces longs jours chez sa grande tante. Elle le serra tout contre elle, respirant le doux parfum de ses cheveux. Il sentait encore le bébé. Elle sourit.
Elle tenta de l'installer pour qu'il commence à manger tout seul mais il ne voulut rien savoir. Elle l'assit sur ses genoux et lui tendit la première cuillère.
Rick arriva ensuite. Il revenait de la chambre des filles.


Ma jolie Tia, pour l'instant Patience est réveillée mais elle joue avec ses orteils et sa petite sœur dort à poings fermés. Je vais m'occuper de ta surprise et plus tard dans la matinée, nous irons la montrer aux enfants.

D'accord ! J'irai les voir quand Georges aura fini, si elles ne se sont pas manifestées avant.
Bon courage avec la surprise !


Elle lui sourit de toutes ses dents. Il risquait de s'en souvenir un sacré bout de temps et de faire la grimace la prochaine fois qu'elle lui en annoncerait une autre.
Il s'apprêtait à descendre quand il se ravisa.


Ma jolie colombe, si tu as le temps dans la matinée, je veux bien de ta tisane anti-Alzy. Il est vraiment pénible parfois.

Oui, je t'en prépare dès que j'ai fini. Le temps qu'elle infuse, tu seras sûrement remonté. Ou peut-être pas...

Elle finit tranquillement avec Georges et mit ensuite de l'eau à chauffer pour son époux. Quelque chose lui disait qu'elle devrait rajouter de la camomille dans la préparation, histoire de le calmer quand il reviendrait.
Peut-être aussi qu'il aurait besoin d'un bain ? Elle verrait bien à l'arrivée. Georges serrait sûrement content d'en prendre un avec son père. Elle pourrait toujours le lui suggérer pour qu'il se détende.
Eleonore a écrit:
Merci et l' bonne journée d'moizelle !

Rassurée d'avoir enfinsa miche, elle sourit à la dame, lui fit une révérence, prit sa miche et sortit, fière d'avoir fait sa course comme les grands!
--Patience. a écrit:

[Dans ma petite chambre, avec ma jumelle]

La nuit avait été particulièrement difficile. Et pourtant, je n'avais eu qu'une seule hâte, c'était de m'endormir et de rejoindre Morphée. Faut dire qu'entre les différentes activités avec Papa, ma sœur et mon frère (c'est le véritable bonheur ou presque, puisque maman était pas là avec le marteau), les journées étaient fatigantes. Et le soir venu, j'arrivais à peine à garder les yeux ouverts lorsque c'était l'heure de l'histoire. Pourtant, c'était très agréable à entendre mais dur à assumer cette vie de petite fille. En plus, maman me manquait tant et je ne comprenais pas pourquoi c'était si long de l'attendre. Bien sûr, je n'étais pas la seule à me poser des questions. Mais comment voulez-vous dire cela à votre papa quand vous avez tout juste un an ? Vous n’y arrivez pas, j’peux vous dire et du coup, ben il vous reste qu’à pleurer pour dire qu’elle vous manque.

Bref, je pensais pouvoir dormir longtemps alors que ma jumelle Aliénor en avait décidé autrement. D'abord elle gesticula en tirant la couverture sur elle. Ce fut donc le froid qui me réveilla d'un coup, d’un seul. J'essayais tant bien que mal de récupérer un pan du duvet mais le peu que je réussis à trouver, ce fut un truc tout plein de bave de ma sœur. Vraiment horrible d'avoir une couverture sur laquelle on avait bavé dessus. Vous avez déjà essayé vous ? Ben si ce n’est pas le cas, pas besoin de le faire car c'est désagréable un truc tout mouillé par quelqu'un d'autre. Déjà pas agréable quand c'est vous mais quand c'est quelqu'un d'autre, j’vous explique pas. Et puis, comme si ça suffisait pas, la voilà qui se mit à pleurer. J’étais divisée en deux, d’un côté, Morphée qui m’appelait et de l’autre mon autre moi qui avait l’air si triste. Je mis donc ma main sur son épaule pour l’aider à se calmer, mais elle continuait à avoir mal à ce truc blanc dans la bouche. Et puis, il y eut un petit éclair de lumière et Papa fit son entrée avec la chose blanche lumineuse dans la main. Vous savez ces petits bâtons qui enlèvent la nuit d’un coup. Il est fort mon papa quand il veut. Aliénor semblait enfin calmée et je profitais donc qu’elle soit dans les bras paternels pour récupérer un peu de couverture sèche. Aux yeux des grands, on aurait pu croire que je bougeais beaucoup mais c’était plus réfléchit que ça. Et enfin le calme et la nuit pleine de rêve dont je me souviendrais pas au petit matin firent leur retour.

Des chants d’oiseaux me réveillèrent au petit matin. Je me demandais à ce moment ce que nous réservait la journée. En attendant qu’Aliénor se réveille, il fallait que je commence à m’entraîner un peu. Ni une ni deux, je commençais mes étirements et je bougeais beaucoup dans le lit commun. Et soudain un cri dans le couloir. Le cri fraternel. Sûrement encore un cauchemar de sa part. Sur le dos, je continuais à me préparer pour la journée. Et hop, regardez comme je suis leste. J’arrivais même à attraper mon pied. Et pour changer, je décidais de mettre mon pouce du bas dans la bouche. La porte s’ouvrit mais j’étais trop occupée à téter mon pied. Mais au bout d’un moment, tous ces exercices me donnaient faim. Et mes orteils ne me donnaient pas assez à manger. D’ailleurs, il était passé où papa ? Ca fait une éternité qu’elle était réveillée, elle. Et puis, il y avait quelque chose qui semblait bizarre. Georges n’arrêtait pas de courir dans la cabane. D’habitude, il était plus discret. Puisqu’il ne venait pas voir, il fallait l’appeler.


‘pa ! Aga ! ‘apa ! Blbl ! Ga ! Pa !
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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Jeu 24 Sep - 23:01

Tiadriel a écrit:[137, rue de la Mandragore, Chez Tia & Rick]

Suivant sa première intuition, elle jeta quelques fleurs de camomille en plus dans la préparation après l'avoir retirée du feu. Elle la couvrit et la laissa en hauteur pour que Georges ne puisse pas l'atteindre. Elle ne voulait pas qu'il risque de se brûler.

Le petit bonhomme avait bien grandi pendant son absence. Elle laissa ses doigts courir dans les cheveux de son fils, elle savait qu'il adorait ça. Il se laissa faire, calant sa tête contre l'épaule de sa mère, profitant tous deux du calme de ce début de matinée, calme qui n'allait pas tarder à...


‘pa ! Aga ! ‘apa ! Blbl ! Ga ! Pa !

Georges releva la tête et fixa quelques secondes sa mère avant de lui demander de descendre. Il fila comme une flèche dans la chambre de ses soeurs. Il voulait peut-être les avertir qu'elle était de retour ? Ça gâcherait un peu la surprise, mais si ça pouvait le rendre heureux.
Elle lui laissa donc un peu d'avance avant de les rejoindre, s'arrêtant sur le pas de la porte et les écoutant.


Pa'ien' ! Li'nor dodo ? Mama là ! Mama fé ti dé'eu'é Oge ! Mama belle ! Mama 'ent bon ! Vi vi vi !!!

Elle sourit. Ils étaient vraiment trop mignons tous les deux. Elle s'approcha alors du lit des grumelles. Georges leva les yeux vers sa mère, un grand sourire aux lèvres.

Mama ?

Oui ?

Oge di Pa'ien' Mama en'é mai'on ! Oge peu pas di're Li'nor ! Li'nor fé dodo en'or !

C'est bien mon ange. Oui, je vois qu'Aliénor dort toujours, nous n'allons pas faire trop de bruit pour ne pas la réveiller.

Elle tendit les bras à Patience et la souleva doucement, lui faisant un gros bisou sur la joue et la serrant très fort contre elle. Elle, aussi, lui avait terriblement manqué. Elle tendit sa main libre à son fils.

Tu viens m'aider à préparer le petit-déjeuner de Patience ?

A'or ! Mé Oge sé pa fé'e ti dé'eu'é Pa'ien' ! Mama 'ont'e Oge ?

Oui, mon ange, je vais te montrer comment faire et je te laisserai faire le plus facile !

Ils sortirent tous les trois sur la pointe des pieds et rejoignirent la cuisine. Tiadriel posa Patience sur son tapis de sol pour pouvoir avoir les mains libres et ainsi montrer à son fils comment elle s'y prenait.
--Patience. a écrit:


Patience gazouillait tranquillement, étonnée que sa jumelle ne se réveille pas encore. C’est vrai que sa nuit avait été assez mouvementée, mais la sienne aussi. Et puis soudain la porte qui s’ouvre et grand sourire de la petite fille en voyant son grand frère. Elle adorait Georges qui faisait comme Papa et leur racontait des histoires. Elle tendit donc les bras en direction de son frère, tout en le saluant. Elle n’avait qu’une hâte c’était courir avec lui, certes maladroitement mais courir quand même.

Ga Blbl’oge ! Areuh blbl !

Et le petit garçon qui lui répondait tout heureux

Pa'ien' ! Li'nor dodo ? Mama là ! Mama fé ti dé'eu'é Oge ! Mama belle ! Mama 'ent bon ! Vi vi vi !!!

Mama ?

La petite fille avait juste compris ce mot de la bouche de son frère ! Se pourrait-il que Maman soit de retour ? Georges semblait ravi en tout cas et à part ça qu'est-ce que cela pouvait-il être d'autre ? Et puis soudain, elle était là, magnifique comme dans ses souvenirs…

Mamaaaaaaa ! Areuh !

Elle lui tendit les bras avec encore plus d’entrain qu’avec l’aîné de la fratrie. Et en moins de temps qu’il faut pour le dire, elle se retrouva dans les bras maternels avec un bisou sur la joue. Elle mit sa tête dans les cheveux de maman et joua avec. Ca changeait d’avec papa au moins. Pas de moustache qui chatouille et plein de cheveux pour mettre ses mains enfantines dedans.

Mamaaa bon’elle ‘oge !

Elle répétait les mots que son frère avait prononcé quelques instants plus tôt. Puis tous les trois se dirigèrent vers la sortie et la petit fille dit en mettant sa main sur sa bouche, comme son papa lui avait montré

Huttt aïnor dodo !

Puis sa maman la déposa sur la couverture et la petite Patience se promena à quatre pattes jusqu’à la table et elle se releva avec l’aide de la chaise. Maman et Georges préparaient le petit déjeuner mais la petite fille voulait montrer les progrès qu’elle avait fait pendant l’absence maternelle. Et puis ça avait l’air intéressant ce qu’ils faisaient. Une fois debout, elle se dirigea vers les deux cuisiniers, lorsque la porte s'ouvrit. Surprise, la petite fille s'arrêta net avant de voir son papa entré. Il semblait soucieux quand même, sauf que la petite fille ne savait pas ce que cela voulait dire. Une chose était sûre, c'est qu'elle devait lui montrer que maman était de retour. Après tout, peut-être qu'il le savait pas. Et hop, la petite fille se mit à courir dangereusement vers son père.

Apaaaa ! Mamaaaaa là ! Mamaaaaaa bon'elle !

Et la petite fille se précipita vers lui pour qu'il la prenne dans ses bras.

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Rick a écrit:Rick avait donc poussé la porte, légérement énervé par cette satanée mûle qui avait refusé d'avancer. Mais il n'avait pas dit son dernier mot et il allait lui montrer que têtue ou pas, il faudrait qu'elle fasse ce que lui avait décidé. Il resta interdit sur le pas de la porte en voyant la scène devant lui. Vers le fourneau, Tia et Georges préparaient le petit déjeuner et Patience tentait tant bien de mal de les rejoindre. Le jeune homme sourit en les voyant faire puis son sourire s'élargit encore plus lorsque la petite fille bifurqua et se dirigea plus rapidement vers lui. Il se baissa donc pour l'accueillir et tenter de comprendre ce qu'elle essayait de lui dire.

Apaaaa ! Mamaaaaa là ! Mamaaaaaa bon'elle !

Le jeune homme avait juste compris l'essentiel, à savoir que sa fille était heureuse de revoir leur maman, tout comme Georges d'ailleurs. Le petit garçon prenait très à coeur son rôle de grand frère et Rick en était très fier. Lorsque Patience fut dans ses bras, juste en langes, il lui fit un gros bisou.

Bon anniversaire Patience ! Maman est là, c'est merveilleux !

Puis, Rick se dirigea vers son épouse, sa fille dans les bras. Il fit un gros bisou à son fils puis à Tia, amoureusement.

Je crois que tu leur as manqué ma jolie colombe ! Ta.... surprise est dans l'étable, mais j'ai l'impression que cela n'a pas dû être simple de rentrer à la maison avec un tel animal ! Jamais vu une bête aussi têtue.

Le jeune homme sourit, malgré la ride qui barrait son front depuis plusieurs jours, signe d'un souci.

Alors p'tit bonhomme ! Heureux de revoir Maman ?

Puis se rappelant qu'il avait un petit cadeau pour l'anniversaire des jumelles, il se dirigea vers la grande armoire qui se trouvait dans la pièce principale et il sortit trois marionnettes en tissu. Il tendit un cerf à Georges, une vache à Patience et posa la petite souris sur la table pour Aliénor.

Tiens Georges, voilà une jolie marionnette pour raconter des histoires à tes soeurs ! Et voilà une jolie vache pour toi, Patience !

Le jeune homme, à genoux devant ses enfants, leur montrait comment mettre leur main dans l'animal et comment le faire bouger.
--Alienor. a écrit:

Alie avait passé le reste de la nuit tranquillement, les gencives soulagées pour un temps. Juste le temps que sa dent revienne à la charge, mais dans son sommeil, elle s'en souciait peu.
Il lui avait semblé percevoir des voix, mais tellement familières qu'elle ne se réveilla pas en les entendant. Elle avait besoin d'un peu de temps encore pour terminer sa nuit. Elle se pelotonna sur le côté, bien calée, indifférente à ce qui se passait autour d'elle.

Au bout d'un certain temps, elle finit par se faire réveiller par un rayon de soleil qui jouait sur sa joue, venant chatouiller parfois son oeil. Elle battit des paupières, se frotta les yeux et les ouvrit totalement. Elle regarda le lit vide à côté d'elle, pensant à sa soeur.
"Déserteuse !", se dit-elle. Même si elle ne connaissait pas vraiment le sens de ce mot. D'ailleurs, elle n'aurait su dire d'où elle le sortait. Un mot pareil ! Bien trop compliqué pour elle !
Elle tendit l'oreille, attentive au remue-ménage qui avait lieu un peu plus loin dans la maison. Elle avait très envie d'aller voir, mais elle voulait y aller en catimini. Allez donc savoir pourquoi. Il se passe parfois des choses bizarres dans la tête des enfants. Elle réfléchit un instant sur la manière de procéder. Premièrement : sortir du lit. Ça ne devait pas être si compliqué que ça. En plus, il lui semblait avoir vu son frère le faire. Il lui suffisait de faire pareil.
Elle s'approcha donc du bord, jeta un oeil par dessus et avisa le plancher.


"Oula ! Ça tourne un peu par là en bas ! Mauvais plan ?!
Peut-être que si je ferme les yeux, ça passera tout seul ! Oui, je vais essayer ça !"


Oui, ça tournait à cent à l'heure dans son petit esprit. Un peu kamikaze ? Non, du tout !
Elle ferma donc les yeux et se lança. Une jambe d'abord, un peu hésitante, puis l'autre. Pas facile de voir ce que l'on fait quand on n'ouvre pas les yeux. Ça limite vraiment beaucoup le champ de vision.
Les jambes dans le vide, elle poussa doucement sur ses mains pour reculer, les fesses feraient bien contrepoids pour qu'elle ne reste pas coincée sur le bord du lit.


Boum !!!

Loupé ! En plus, ça faisait sacrément mal, malgré la toute petite épaisseur de ses langes. Elle sentit ses yeux lui picoter et les larmes se mirent à couler.

Ouinnnnnnnnnnn !

Pour l'espionnage en catimini, elle devrait retenter sa chance la fois prochaine.
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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Jeu 24 Sep - 23:03

--Georges a écrit:

C'était drôle de faire la cuisine avec Maman. Elle savait faire tout un tas de bonnes choses sa maman. Le petit-déjeuner qu'elle lui avait préparé en était la preuve flagrante. Une vraie experte en trucs bons que Georges adorait. Et là, il préparait la bouillie de sa soeur. Il ne fallait pas qu'il rate le mode d'emploi et il se concentrait pour retenir tout ce que faisait Maman. Juste pour le cas où il devrait le faire tout seul.
D'ailleurs, elle faisait quoi sa petite soeur ? Pas une bêtise au moins ? Le roi de la bêtise, c'était lui et il entendait bien ne pas se laisser détrôner de si tôt ! Il tourna donc la tête vers sa soeur qui fonçait vers la porte. En levant les yeux, il vit son papa qui revenait. Il avait une grosse ride qui barrait son front. Ça lui faisait une tête bizarre. Il avait eu un soucis avec le cheval de Maman ? Ou alors la surprise était tellement grande qu'il s'était fait mal en voulant la monter dans la maison ? Pourtant, il n'avait pas l'air de boiter ou de se tenir quoi que ce soit... Mystère !

Il n'eut pas le temps de se poser plus de questions car Papa avançait déjà avec Patience dans les bras. Il lui fit un gros bisou sur la joue et Georges en profita pour lui en déposer un sonore et baveux à son tour.


Je crois que tu leur as manqué ma jolie colombe ! Ta.... surprise est dans l'étable, mais j'ai l'impression que cela n'a pas dû être simple de rentrer à la maison avec un tel animal ! Jamais vu une bête aussi têtue.

Il croyait bien Papa. Il était balèze ! Georges se demandait comment il faisait pour toujours tout deviner. Il faudrait qu'il lui pose la question un jour. Oh et puis non ! Pourquoi pas maintenant ? Et puis, c'était quoi la surprise ?

Papa ? 'ommen 'oi 'avoi' Mama 'anque O'ge ? 'oi 'up'ise ?

Papa avait toujours des questions aussi.

Alors p'tit bonhomme ! Heureux de revoir Maman ?

Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

S'il ne venait pas du coeur celui-là ! Georges s'était un peu laissé emporter par ses émotions quand il répondit à son papa, risquant de lui percer un tympan... Comment ça , j'exagère ? Mais non ! Il pouvait crier très fort Georges. Ses petites soeurs pourraient sûrement en témoigner d'ailleurs.

Puis Papa alla chercher quelque chose dans l'armoire. Il y avait caché un trucmushchouette ? Quel coquin ce Papa ! Le petit garçon sautilla sur place d'impatience. Papa lui tendit un cerf tout doux. Il le prit et le serra sur son coeur, un grand sourire aux lèvres.


Tiens Georges, voilà une jolie marionnette pour raconter des histoires à tes soeurs ! Et voilà une jolie vache pour toi, Patience !

'e'ci ! 'oi 'a'io'ette ?

Papa lui montra donc ce que c'était qu'une marionnette. On pouvait glisser sa main dans la peluche et la faire bouger. C'était vraiment super chouette comme jouet un truc pareil. Georges glissa donc sa main dedans et écarta les doigts, regardant attentivement ce que pouvait donner chacun des mouvements qu'il faisait.
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--Patience. a écrit:

Patience était dans les bras de son papa. Et après un bisou, il lui souhaita un bon anniversaire. C’était quoi ce nouveau mot ? Il ne l’avait jamais utilisé avant. Elle connaissait bonjour, bonsoir mais pas bon anniversaire ! Sûrement une manière à lui de lui dire qu’il était heureux de la voir. Il faudrait qu’elle mette cela dans un coin de sa tête. Elle demanderait à Aliénor quand elle se réveillerait tout à l’heure si elle savait ce que ça voulait dire. Puis tous les deux se dirigèrent vers Maman et Georges. Ah enfin, elle allait savoir ce qu’ils faisaient tous les deux. C’est fou ce qu’on peut mieux voir les choses quand on est à plus de soixante quinze centimètres du sol. Oh, il faisait le petit déjeuner, ça c’était une bonne idée. Ça sentait bon en plus. Et puis un cri horrible de la part de Georges… Qu’est-ce qu’il avait le grand frère à hurler comme ça. Il voulait sa mort ? En plus, il avait réussi son coup, parce que Papa quitta le coin fourneau pour aller vers la grande armoire. Avec le cri qui tue, Georges avait fait fuir Papa et en même temps Patience.

Mais non Papa ! Je veux rester avec Maman moi ! Je veux manger ce qu’elle prépare ! C’est que j’ai faim ! Ca creuse de partager le lit avec Aliénor et de tirer sur la couverture. On va dire à Georges de plus recommencer d'accord ? Je lui dis et on y retourne ?

Elle se mit à bouger dans les bras de son père pour lui faire comprendre et elle dût réussir car juste après avoir pris un truc dans l’armoire, il se baissa pour lui permettre de descendre.

Ah ! En route vers Maman et son repas qui sent si bon !

Mais Papa lui montrait un truc marrant en tissu tout doux. Patience fit donc demi-tour pour voir ce que c'était.

Tiens Georges, voilà une jolie marionnette pour raconter des histoires à tes soeurs ! Et voilà une jolie vache pour toi, Patience !

Ça servait à raconter des histoires ça ? C’est drôle mais l’objet ressemblait aux vaches de papa. Pas tout à fait comme la Marguerite de Georges mais presque pareil.

Puis Papa et Georges mirent leurs mains dedans pour les faire bouger. C’était marrant. Patience mit donc elle aussi sa main dedans, mais ça faisait pas comme avec Papa tout à l’heure. Elle regardait donc sa main et essayait de comprendre, lorsque un grand boum se fit entendre suivi par des pleurs. Mais pas n’importe quels pleurs. C’était ceux de sa petite sœur Aliénor. Sa vache devant la bouche pour marquer la surprise puis une petite fille qui essaye tant bien que mal d’arriver la première vers son autre moi.

Bobo Aïnor ? Bobo où ?

Patience se rappelait que c’Est-ce que disait sa maman ou son papa quand l’un des trois tombait. Et après c’était le bisou qui répare tout, même les larmes. Elle s’assit donc à côté de sa sœur et lui fit un gros bisou sur la joue. Puis, elle lui montra sa vache.

P’us bobo Aïnor ! ‘ga’de meuh pou’ assy.

Elle essayait de lui montrer ce que son Papa il faisait avec ses doigts.

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Ven 25 Sep - 23:59

--Alienor. a écrit:

Elle pleurait toujours. Elle se disait que Papa finirait bien par venir la chercher ! Mais ça commençait à être long d'attendre comme ça avec toutes les larmes mouillées qui ruisselaient sur ses joues puis roulaient sur son torse.
Des bruits de pas précipités se firent entendre, mais la petite fille les trouva trop légers pour être ceux de son papa. Il avait plutôt le pas... le pas lourd d'un... Oui, il fallait bien le dire... D'un ours ! Maman avait la démarche bien plus leste que Papa. Mais ce n'était cependant pas celle-là que la fillette percevait.
Arriva sa soeur, Pacyquelquechose, elle finirait bien par ne l'appeler que Pacy quand elle pourrait prononcer correctement son prénom. Ça serait sûrement bien plus pratique et beaucoup moins compliqué que le truc à rallonge.


Bobo Aïnor ? Bobo où ?

'i'or 'o'o 'a !

Elle renifla bruyamment ensuite et passa sa main devant son nez, étalant un peu de morve partout, s'en badigeonnant allégrement la main. Un bisou magique de sa soeurette et elle se sentit déjà un peu moins triste. C'était fou le pouvoir des bisous. Elle n'en revenait toujours pas. Puis Patience lui montra quelque chose.

P’us bobo Aïnor ! ‘ga’de meuh pou’ assy.

Meuh ?!

Elle ressemblait à Marguerite la vache de Patience. Elle était jolie et avait l'air toute douce. Et en plus, on pouvait cacher sa main dedans. Peut-être même les deux ? Le trou dessous avait l'air grand mais elle n'était pas sûre, elle ne voyait pas bien.

Aga da baba ? Deu beu deuuuuuuuuuu ! Oi !
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Tiadriel a écrit:Elle préparait la bouillie de Patience avec Georges, lui montrant comment elle s'y prenait. Le petit bonhomme semblait très attentif ce qui la fit sourire. Elle n'entendit pas son époux rentrer. Ce fut sa fille qui lui fit remarquer sa présence. Elle tourna la tête pour la voir filer vers son père. Elle la regarda faire, étonnée de la voir déjà sur ses deux jambes et non sur quatre "pattes". Elle grandissait tellement vite.

Apaaaa ! Mamaaaaa là ! Mamaaaaaa bon'elle !

C'était le premier anniversaire de la puce. Elle ferait une tarte un peu plus tard. Pour l'instant, elle comptait bien lui donner son petit-déjeuner.
Du moins, c'est ce qu'elle voulait faire quand son époux revint. Il semblait enchanter par "la" surprise quand il s'approcha, leur fille dans les bras. Elle savait qu'il aimerait. Cette satanée bestiole ! Quoiqu'elle avait eu de la chance dans l'ensemble. Elle n'avait pas trop fait sa tête de mule pendant le chemin du retour.
Elle lui rendit son baiser avec ferveur, les yeux brillants de bonheur.


Je crois que tu leur as manqué ma jolie colombe ! Ta.... surprise est dans l'étable, mais j'ai l'impression que cela n'a pas dû être simple de rentrer à la maison avec un tel animal ! Jamais vu une bête aussi têtue.

Tout comme vous m'avez manqué tous les quatre !
Pour ce qui est de la surprise, je te remercie de t'en être occupé. Elle tombe à pic pour l'anniversaire des grumelles. Je n'ai pas vraiment eu le temps de leur faire quelque chose pendant mon séjour chez ma tante.
Tu crois que ça plaira aux enfants ?


Elle s'abstint de lui demander ce qui le chagrinait. Elle avait bien remarqué sa mine mais elle attendrait qu'il se décide à lui en parler. Elle doutait que ça soit juste la mule qui l'ait mis dans un état pareil. Elle espérait juste que ce n'était pas trop grave... Une fraction de seconde, elle pensa au pire, mais chassa très vite cette idée. Il s'était dirigé vers l'armoire. Elle était intriguée par ce que son époux en sortirait. Encore une chose étonnante, à n'en point douter, comme toujours.
Elle s'approcha pour mieux voir, détaillant la souris posée sur la table. C'était la plus accessible pour l'instant. Du très joli travail ! Elle passa ses doigts sur le tissu, en apprécia la qualité et la douceur, puis glissa sa main dedans. Georges avait eu un cerf et Patience, une vache. Que d'histoire ils pourraient tous inventer avec des marionnettes pareilles.

Puis un grand boum se fit entendre de la chambre des jumelles, suivi bien entendu de jolis pleurs. Aliénor avait sûrement du vouloir sortir de son lit et s'était loupée. Un peu inquiète, elle espérait qu'elle ne s'était pas fait trop mal en chutant. La souris toujours sur sa main, elle laissa les hommes et suivit Patience dans la chambre, s'arrêtant sur le seuil. Une manie ? Non ! Seulement de la curiosité. Elle aimait voir comment ses filles pouvaient réagir en fonction des situations. Et puis, un seul coup d'oeil lui avait suffi pour se rendre compte qu'Aliénor ne s'était pas "abîmée" en tombant.
--Patience. a écrit:

'i'or 'o'o 'a !

Aliénor montra donc à sa soeur où elle avait mal avant de renifler bruyamment et de tout étaler partout. C'est vraiment dégoûtant un enfant quand même.

Meuh ?!

Patience se mit à rire en bougeant sa vache. Sa soeur imitait très bien la vache dans le pré. Il faut dire que papa leur avait donné un cours sur les vaches et sur comment les traire. Il leur avait même appris comment on fait le jardin quand maman était pas là.

Meuhhhhh !

Elle faisait bouger la main lorsque sa soeur lui dit

Aga da baba ? Deu beu deuuuuuuuuuu ! Oi !

Oi ? Areuh ga ? blbloup

Puis elle lui tendit la vache pour lui montrer comment on mettait la main. Après tout, Aliénor avait pas eu de chance, elle avait loupé le cours de Papa sur la vache et le cerf.

'Oge gada bada bup ! Raga bep !

Fallait bien expliquer à sa soeur que Georges en avait une aussi. Et que Maman était de retour.

'ama bo'éle ! 'ama blup gada boum areuh !

Même que Georges faisait à manger avec leur maman ! Il fallait vraiment tout expliquer à sa soeur quand même ! Elle espérait que son autre moi, comprendrait tout !

______________________
Fille de Tiadriel et Rick
Jumelle d'Aliénor
Petite sœur de Georges
Rick a écrit:Rick, Patience dans les bras, avait eu le droit à un bisou baveux de son fils. Ce dernier était en train de préparer à manger avec sa maman. Georges posa alors une question amusante à son père.

Papa ? 'ommen 'oi 'avoi' Mama 'anque O'ge ? 'oi 'up'ise ?

Eh bien Georges, tout simplement parce que j’ai vu que tu étais parfois triste. Mais tu es un garçon très courageux, mon garçon ! Je suis fier de toi ! La surprise ?

Rick regarda vers son épouse qui lui répondit

Tout comme vous m'avez manqué tous les quatre ! Pour ce qui est de la surprise, je te remercie de t'en être occupé. Elle tombe à pic pour l'anniversaire des grumelles. Je n'ai pas vraiment eu le temps de leur faire quelque chose pendant mon séjour chez ma tante. Tu crois que ça plaira aux enfants ?

Je suis certain qu’elle leur plaira, ma jolie colombe ! Et puis, c’est une très bonne idée pour l’anniversaire des trois anges !

Il se retourna vers son fils et lui dit

Ta maman a ramené un joli âne pour faire des promenades. Après le petit déjeuner, on ira tous les cinq le voir, tu es d’accord ? Il faut attendre que ta petite sœur Aliénor soit réveillée !

Ce fut ensuite un cri du cœur qui eut le don de donner le sourire au jeune homme. Puis, ce fut la remise des cadeaux avec une Patience qui ne voulait que descendre de ses bras. Sûrement qu’elle voulait montrer à sa maman qu’elle savait marcher sur ses deux jambes. Pendant qu’il montrait à ses enfants comment fonctionnaient les marionnettes, il remarqua le geste de son épouse sur le cadeau de la petite fille encore endormie. Et puis, il y eut un grand boum et la petite Patience se dépêcha d’aller voir sa sœur, suivie de très près par une maman très inquiète par les pleurs d’Aliénor. Georges était intéressé par sa marionnette. Aussi, Rick se décida à parler enfin à son épouse et à lui dire ce qu’il avait sur le cœur. Tia était sur le seuil de la porte de la chambre des filles. Le jeune homme mit la main sur l’épaule de son épouse et jeta lui aussi un coup d’œil. Les deux jumelles semblaient discutaient autour de la vache en tissu.

Ma jolie colombe, viens, il faut que je te parle !

Rick traversa d’un grand pas, le petit couloir séparant la chambre des sœurs à celle des parents. Puis, il s’assit sur le lit et attendit que son épouse le rejoigne. Lorsque ce fut fait, il soupira et regarda le sol, un peu mal à l’aise. Il ne savait pas comment lui annoncer cela. D’un côté, il fallait qu’il lui dise mais de l’autre, il ne savait quelle serait sa réaction. Non pas qu'il ait peur de lui parler. Mais après tout, Epson était une personne très particulière pour lui. Entre délicatesse et besoin de se confier, le jeune homme choisit la seconde option

Tia, pendant ton séjour chez ta grande tante, j’ai, enfin... nous avons reçu une missive.

Rick tendit le bras pour sortir une missive qu’il gardait précieusement dans la table de chevet.

Très cher Rick,

Je t'écris mon dernier message, je suis trop épuisée pour continuer la route, un seul geste me provoque d'intense douleur, j'ai du trop mal me nourrir ces derniers temps.
Je voulais te dire merci pour tout, tu as toujours été la malgré le mal que j'ai pu te faire.
Je n'ai pas toujours été juste, je le sais, mais je ne regrette rien. J'ai vraiment vécue une vie formidable, tout ce que je voulais avoir je l'ai eu, même si cela se termine d'une façon tragique.

Je t'ai aimée d'un amour fort, puis avec le temps nous sommes devenu de très bons amis, tu as vraiment été important pour moi. Mon amie Diabolique, dont je t’ai souvent parlé, a peut être été une mort de trop, je ne sais pas, mais tout a changé depuis ce moment là, tout à basculé vers le sombre, les idées noires, même l'amour de Fabroz ne m'a pas empêché de penser à me laisser mourir.

Je suis en train de t'écrire adossée a un arbre près d'un petit ruisseau. Je me sens lasse, épuisée, je t'envoie mon pigeon Scannetou, garde le et ne le nourrit pas trop il devient fainéant sinon. Voila mon p'tit Loup, je te dis adieu. Mes pensées seront toujours vers toi et je te protègerais du mieux que je peux.

Je t'embrasse toi et toute ta famille

Epson

Rick lui tendit une feuille tâchée par ses larmes, puis, il regarda son épouse les yeux rendus humides par le chagrin. Il n’était pas homme à pleurer mais il se permettait cette faiblesse uniquement en présence de son épouse et de sa sœur. Il avait pourtant promis à Kory d’être fort, mais là c’était tellement difficile. Il fallait qu’il lui explique

Tia, elle s’était disputée avec son fiancé et elle avait choisi de revenir dans le duché, pour moi, pour nous et surtout pour voir Patience, notre petite fille. Elle voulait rencontrer celle qui allait devenir sa filleule. Malheureusement, elle a présumé de ses forces et est morte en route. C’est Sofio qui l’a trouvée et enterrée, il y a plusieurs semaines.

Rick renifla avant de continuer.

Elle ne sera plus là pour m’envoyer des pigeons... Elle ne sera plus là pour m’appeler son P’tit Loup... Patience ne la connaîtra jamais... Je ne l'entendrais plus lire... Elle n'écrira plus de poèmes... C’est tellement douloureux…

Le jeune homme avait du mal à supporter cette absence, cette douleur. Il oubliait dans ces moments-là, sa foi envers Aristote. Qui restait-il maintenant de ses amis ? Le jeune homme et le couple n’avaient pas été épargné par la vie et surtout par la mort de leurs amis. Amadeus, Despérado, Leko, Existenz et maintenant Epson avaient rejoints le soleil mais Rick était trop triste pour voir la chance qu’ils avaient.

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  feu Tiadriel le Mar 29 Sep - 1:07

Elle suivait l'échange entre ses filles quand elle sentit une main se poser sur son épaule. Sans réfléchir elle la recouvrit de la sienne. Peut-être se déciderait-il à lui dire ce qui le perturbait ?

Ma jolie colombe, viens, il faut que je te parle !

Elle ne savait plus trop si elle voulait vraiment savoir... Quelque chose dans sa voix l'avait alertée et elle s'attendait maintenant au pire du pire. Il avait fait de telles enjambées qu'elle dut se hâter pour ne pas se laisser distancer. Et pourtant, le couloir n'était pas bien large.
Il s'assit sur le lit et elle en fit de même, à côté de lui. Elle attendait sagement qu'il prenne la parole. Un gros soupir et un regard plongeant vers le sol... Nul besoin d'être un génie pour savoir qu'il cherchait ses mots. Mais s'il attendait encore, elle finirait par se lever et faire les cent pas. Juste histoire de calmer l'angoisse sourde qu'elle sentait monter au fond d'elle.


Tia, pendant ton séjour chez ta grande tante, j’ai, enfin... nous avons reçu une missive.

Elle le regardait toujours et suivit sa main quand elle se tendit pour sortir une missive du chevet. Il lui la donna. Elle était maculée de larmes et l'encre avait coulé par endroit.
Elle la lut, déchiffrant par moment les lettres à moitié effacées. Puis ce qu'elle venait de lire se fit un chemin dans son esprit embrouillé. Les derniers mots... d'Epson... Elle ne l'avait que très peu connue mais l'appréciait énormément. Elle connaissait l'attachement de son époux pour elle. Ils avaient vécu des choses fortes, des choses bien à eux. Et maintenant...


Tia, elle s’était disputée avec son fiancé et elle avait choisi de revenir dans le duché, pour moi, pour nous et surtout pour voir Patience, notre petite fille. Elle voulait rencontrer celle qui allait devenir sa filleule. Malheureusement, elle a présumé de ses forces et est morte en route. C’est Sofio qui l’a trouvée et enterrée, il y a plusieurs semaines.

Tiadriel reçut un autre coup au coeur. De savoir qu'elle souhaitait revenir mais qu'elle avait rejoint le Très-Haut avant... Que dire devant pareille nouvelle ? Les mots étaient-ils seulement assez forts, assez sensés ?
Il renifla et elle essuya une larme qui avait roulé sur sa joue. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle pleurait.


Elle ne sera plus là pour m’envoyer des pigeons... Elle ne sera plus là pour m’appeler son P’tit Loup... Patience ne la connaîtra jamais... Je ne l'entendrais plus lire... Elle n'écrira plus de poèmes... C’est tellement douloureux…

Elle ne dit rien. Elle ne savait pas depuis combien de temps son époux vivait avec pareil fardeau. Elle avait été si loin quand ce malheur l'avait, les avait frappés... Elle le prit dans ses bras et le serra contre son coeur doucement, caressant tendrement sa tête.

Si tu veux pleurer, pleures, pleures tout ton saoul. Laisse le chagrin partir avec tes larmes.
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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Mar 29 Sep - 18:13

Rick était là, assis sur le lit, le chagrin au bord des yeux, attendant la réaction de Tia. Cette dernière ne se fit pas attendre et le prit dans ses bras, tout contre son cœur, la main sur ses cheveux, ou plutôt sur sa tête.

Si tu veux pleurer, pleures, pleures tout ton saoul. Laisse le chagrin partir avec tes larmes.

Un murmure ou presque qui avait suffit à Rick pour laisser aller ces larmes trop longtemps retenues. Tia le comprenait et maintenant qu'elle était là, tout allait être mieux. Elle serait là pour le soutenir, comme elle savait si bien le faire et pour le rebooster pour qu'il ne tombe pas dans l'Acédie. Aristote avait vraiment bien fait les choses en la mettant sur sa route, car elle était sa bonne conscience, son soutien, son pilier, sa raison d'être. Elle était là dans les bons comme les mauvais moments. Elle était son âme soeur, sa confidente, son épouse. Elle était son tout et il n'était rien sans elle. Combien de temps le jeune homme resta-t-il contre ce cœur qu'il entendait battre dans la si belle poitrine de sa femme ? Un certain temps pour ne pas dire un temps certain, c'était sûr. Ce cœur qui était synonyme de vie était en train de lui redonner le courage qui lui manquait. Cette main protectrice sur sa tête était le signe qu'elle ne le laisserait pas tomber et le protégerait le temps qu'il aille mieux. Il faudrait un certain laps de temps pour que Rick ne pense qu'à son amie de manière sereine mais il savait qu'il allait y arriver. Lorsque les larmes eurent finies de couler, le jeune homme recula un peu pour regarder son épouse en souriant. Certes, le sourire était encore un peu forcé et triste mais il était là, présent, pour elle.

Merci ma jolie colombe ! Merci d'être là et de me soutenir ! Je t'aime et tu m'as énormément manqué !

Rick embrassa la joue de Tia avant de se lover encore un peu contre elle. Pouvoir la sentir contre lui, humer son parfum, entendre battre son cœur était à ce moment quelque chose de merveilleux et c'était ce dont il avait le plus besoin. Et c'est tout contre son oreille qu'il lui murmura

Je vais laisser passer quelques semaines pour que la peine soit totalement chassée, puis nous organiserons à la Ste Boulasse, une cérémonie pour Epson et Existenz ! Une messe en leur mémoire pour qu'on se rappelle combien c'étaient deux amies formidables ! Kory m'a dit de garder Scannetou, le pigeon d'Epson pour Patience ! Tu es d'accord ?

Le jeune homme embrassa à nouveau son épouse, dans le cou cette fois-ci, pour se redonner du courage. Puis il remonta jusqu'à ses lèvres, tendrement et furtivement avant de la regarder droit dans les yeux.

Et si nous allions voir nos trois rejetons pour savoir ce qu'ils font ? Ils doivent avoir faim et Aliénor veut peut-être voir son cadeau en tissu ! Et puis après on ira voir le monstre à quatre pattes que tu nous as ramené ! D'ailleurs, il vient d'où ?

Malgré sa peine, le jeune homme trouva moyen d'adresser un sourire à son épouse. Tout en posant cette question, le jeune homme se releva et tendit la main à son épouse. Au fond de son coeur, il restait encore un peu de chagrin mais entre les paroles de Kory puis celles de Tia, Rick surmonterait l'épreuve. Il le savait. Et puis malgré la perte de ses amies, il restait encore la vie, il restait Tia et les enfants, Kory et les siens. Autant de bonnes raisons pour ne pas céder à la tristesse.

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  feu Tiadriel le Ven 9 Oct - 17:14

Elle ne savait pas combien de temps s'était écoulé quand il releva enfin la tête. Ce dont elle était sûre, c'est qu'elle pouvait changer de chemise. Elle lui sourit en réponse à son sourire un peu crispé. Il lui faudrait du temps. Elle, elle ne réalisait pas encore tout à fait...

Merci ma jolie colombe ! Merci d'être là et de me soutenir ! Je t'aime et tu m'as énormément manqué !

Tu aurais pu me demander de rentrer plus tôt... Je m'en veux de ne pas avoir été là alors que tu allais si mal !
Toi aussi, tu m'as manqué. Je t'aime !


Il revint se lover contre sa poitrine, lui murmurant des mots à l'oreille.

Je vais laisser passer quelques semaines pour que la peine soit totalement chassée, puis nous organiserons à la Ste Boulasse, une cérémonie pour Epson et Existenz ! Une messe en leur mémoire pour qu'on se rappelle combien c'étaient deux amies formidables ! Kory m'a dit de garder Scannetou, le pigeon d'Epson pour Patience ! Tu es d'accord ?

Bien sûr que je suis d'accord. Ce n'est pas un pigeon qui prendra de la place. Avec la "ménagerie" que nous avons déjà !

Elle ne put s'empêcher d'en sourire en y pensant. Un cheval, une mule, trois chiens, une chouette et maintenant un pigeon. Il ne manquait que le chat pour chasser les souris. Quoique Edwige s'en chargeait quand elle n'était pas en chasse.
Rick l'embrassa ensuite dans le cou, remontant jusqu'à ses lèvres. Elle lui rendit son baiser avec toute la force de son amour et la longue absence qui les avait séparés.


Et si nous allions voir nos trois rejetons pour savoir ce qu'ils font ? Ils doivent avoir faim et Aliénor veut peut-être voir son cadeau en tissu ! Et puis après on ira voir le monstre à quatre pattes que tu nous as ramené ! D'ailleurs, il vient d'où ?

Oui, allons voir ! Nous avons un anniversaire à fêter !
Oh, tu veux parler de la mule ? C'est mon... héritage...


Elle se changea, passa une chemise propre, puis glissa sa main dans celle tendue de son époux. Elle lui sourit pour lui donner autant de courage qu'elle le pouvait. Ils devaient faire bonne figure pour leurs enfants. Ils étaient beaucoup trop jeunes pour comprendre ce que pouvait représenter la mort de quelqu'un.
Ils se dirigèrent ensemble vers la chambre de leurs filles, elles discutaient toujours toutes les deux. Elles devaient avoir beaucoup de choses à se dire.
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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Aliénor le Ven 9 Oct - 19:56

Oi ? Areuh ga ? blbloup

Aliénor n'eut pas à attendre longtemps après sa demande pour que sa soeur lui montre sa vache. Et comme elle le pensait, elle était bien toute douce. Quelle chance elle avait quand même sa soeur ! Elle voulait bien un doudou comme celui-là, elle aussi.
Elle lui montra comment mettre sa main dedans, c'était facile en fait. Aliénor essaya de mettre les deux. Elles y tenaient parfaitement, mais elle n'arrivait pas à faire bouger la vache, juste à la tenir droite.


'Oge gada bada bup ! Raga bep !

Même Georges avait un doudou ? Mais... Mais... Mais... C'était de l'injustice flagrante ! Et pourquoi elle n'avait rien elle ? Peut-être qu'elle pourrait piquer celle de sa soeur après tout ? Fallait bien partager dans la vie ! Non ?!
Et comment ça que Maman était de retour ? Et pourquoi elle n'était pas encore venue la voir ? Elle n'aimait plus Aliénor ?


'ama bo'éle ! 'ama blup gada boum areuh !

Comment ça elle faisait à manger avec Georges ? Et pourquoi lui il avait le droit de faire à manger avec elle ? Rien n'allait plus dans cette maison ! Non, non, non, non, et non !

Ba ! Dagabataaaaaaa ! 'i'or padabougada ! Beuhhhhhhhhhhh !
'i'or Mama !


Elle s'excita un peu toute seule devant tant d'injustice, essayant d'expliquer le tout à sa soeur pour finir par lui dire qu'elle voulait voir Maman tout de suite d'abord !
Quelqu'un dut l'entendre de là haut car quand elle tourna la tête, elle la vit sur le seuil de la porte. Ni une, ni deux, renonçant à faire la belle et à se mettre debout, elle courut à quatre pattes vers sa maman, tendit les mains vers elle pour qu'elle la prenne dans ses bras.


Mama !

Elle lui fit un tas de bisous avant de se lover dans son cou, toute injustice oubliée, tout doudou zappé aussi ! Seuls les bras de Maman comptaient, chauds, doux, un vrai bonheur de les retrouver après si longtemps.
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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Rick le Ven 9 Oct - 23:52

Rick était heureux dans les bras de son épouse retrouvée. Elle lui rappela qu'il aurait dû la faire revenir mais pour rien au monde, il voulait faire passer ses soucis, avant leurs obligations. Certes, c'était puéril ou plutôt très macho comme attitude. Mais au fond de lui, il savait qu'il avait fait le bon choix. Après tout, la grande Tante de Tia, avait pu ainsi partir rejoindre le Soleil dans de meilleures conditions et cela grâce à sa merveilleuse femme médecin. Certes, il avait été malheureux, mais c'était un mal pour un bien, c'est ce qu'il se disait.

Bien sûr que je suis d'accord. Ce n'est pas un pigeon qui prendra de la place. Avec la "ménagerie" que nous avons déjà !

Rick esquissa un sourire. Il faut avouer que la famille était bien dotée en animaux. Chaque événement de leur vie avait été marqué par un animal. Réglisse, la chouette (et pas Edwige Laughing) avait été offert à Tia, à son retour de guerre par Despérado, puis il y eut Inuki que le jeune homme avait offert à son associée de l'époque, avant qu'elle ne parte, une nouvelle fois, sur le front. Les deux chiots, qui n'en étaient plus d'ailleurs maintenant, avaient été offerts par la Chancellerie du Périgord, pour fêter la naissance des jumelles, alors que le jeune homme était ambassadeur là bas. Et maintenant, il s'agissait de Scannetou, le pigeon d'Epson et la mule héritée de la grande Tante de Tia. Heureusement qu'à leur arrivée ici, les deux amoureux avaient opté pour un grand terrain, proche des Jardins de Birgit.

Rick attendait maintenant que son épouse le rejoigne pour retrouver leurs enfants. Il fut surpris de la voir changer de chemise, il ne s'était pas aperçu qu'il avait tant pleuré sur son épaule. Son sourire s'étira malgré lui en découvrant Tia, juste en corsage, le temps d'un changement de vêtement. Il s'accrocha à ce sourire merveilleux qui se voulait plein de courage. La peine s'en irait plus vite, maintenant qu'elle serait là pour le soutenir dans ces moments difficiles.

Il laissa son épouse se positionner le plus près de l'encadrure de la porte pour être bien en vue de leurs filles ! D’ailleurs, ces dernières étaient vraiment bavardes. A croire qu’elles avaient été séparées par une longue absence pour être autant pipelettes. Et alors qu’Aliénor se précipitait vers sa maman, le jeune homme glissa à son épouse.


Attends, ma jolie Tia ! Je crois que j’ai une petite souris à récupérer !

Et en deux temps, trois mouvements, le jeune homme avait récupéré la marionnette manquante dans leur chambre, Tia l'ayant amenée avec elle. Lorsqu’il revint dans le couloir, la petite fille était dans les bras de sa mère, la tête dans le cou, pour une pluie de bisous. Séance au combien touchante. Rick se pencha un petit peu, la main dans la souris, afin que la petite fille puisse la voir ! Et il commença à la bouger devant les yeux d’Aliénor pour lui faire prendre vie.

Bonjour, je suis Bianca, la petite souris ! Je cherche une petite fille toute gentille pour lui faire des bisous !

Le jeune homme donna un baiser sonore sur la joue de la petite fille avec la souris. Puis, il récupéra Patience qui attendait sagement accroché à ses braies. Il fit un bisou à chacune de ses filles, puis un à sa femme, en se disant qu’il avait de la chance d’avoir une famille comme la sienne.

Bon anniversaire Aliénor et bon anniversaire Patience ! Et si on allait retrouver Georges qui doit nous attendre ?

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Re: Les un an de deux petites puces !

Message  Patience le Lun 12 Oct - 15:31

Patience était heureuse de partager sa jolie vache avec son autre elle. Aliénor avait tenté de la faire bouger en mettant ses deux mains dedans, mais elle non plus n’y arrivait pas. Il faudrait redemander à Papa ou à Georges de leur montrer. En fait, c’était plus difficile que ça paraissait, de raconter des histoires avec des animaux. Sa sœur avait essayé de lui expliquer que c’était injuste qu’elle et Georges aient reçu un aussi beau doudou et pas elle. Mais la petite fille avait du mal à répondre à cela. Peut-être n’y avait-il qu’un doudou pour elles deux après tout, vu qu’elles étaient pareilles. Et lorsque son autre elle devint triste en croyant que leur maman ne l’aimait plus, Patience mit sa main sur son épaule et lui dit

Aïnor ut’o’o ! gabadam uit areuh !

C’était assez gênant d’expliquer à sa sœur que c’était elle qui avait dit à leur maman de pas la réveiller parce qu’elle avait passé une mauvaise nuit à cause de ses dents. Elle était sûre par contre que leur maman les aimait tous les trois.

Ba ! Dagabataaaaaaa ! 'i'or padabougada ! Beuhhhhhhhhhhh !
'i'or Mama !


Et maintenant Aliénor commençait à beaucoup parler pour dire que c’était injuste et qu’il fallait aller voir Maman tout de suite. Ça c’était une excellente idée de voir celle qui leur avait tant manqué à tous les quatre.

Mama viiii ! Agadam bada areuh

Mais soudain un bruit à l’entrée de la chambre et là, elle était là, aussi belle que tout à l’heure, le sourire aux lèvres. Et avant que Patience put réagir, Aliénor était déjà partie à quatre pattes et en deux temps, trois mouvements, elle se retrouva dans les bras maternels. La petite fille se mit donc debout, à l’aide du lit, récupéra Marguerite, délaissée par Aliénor et se dirigea vers leurs parents. Les bras de Papa étaient libres, alors la petite fille s’accrocha à ses braies pour être à la même hauteur que sa sœur. Et soudain, une drôle de voix s’éleva.

Bonjour, je suis Bianca, la petite souris ! Je cherche une petite fille toute gentille pour lui faire des bisous !

Patience avait hâte de savoir à qui appartenait cette voix. Elle était très curieuse sur le coup. Papa venait de se baisser et la prit dans ses bras. Là, elle vit sa jumelle dans les bras maternels avec un doudou comme le sien, mais pas le même animal. Maman avait pas oublié son autre fille et elle, elle pourrait garder rien que pour elle sa vache. C’était sûrement elle qui avait pris une drôle de voix tout à l’heure. Un bisou tout plein de chatouilles se posa sur son front, puis un sur celui d’Aliénor.

Aïnor agada bada ra pata zou bidi bap !

Patience racontait à sa sœur qu’elle avait eu tort de s’inquiéter tout à l’heure. Leur maman lui faisait des bisous partout et elle avait elle aussi un joli doudou. Et à nouveau, il y eut la phrase plein de mystères, qui laissa la petite fille interdite.

Bon anniversaire Aliénor et bon anniversaire Patience ! Et si on allait retrouver Georges qui doit nous attendre ?

Il fallait qu’elle demande à sa sœur ce que ça voulait dire.

Aïnor Tada ba do po pi di ba !

Puis elle sauta de joie dans les bras de Papa pour lui dire qu’elle était très heureuse de retourner voir Georges. Avec de tels doudous, il allait pouvoir leur raconter une nouvelle histoire. Et puis, la petite fille avait hâte de goûter au petit déjeuner préparé par son grand frère. Elle bougeait comme un vermicelle dans les bras paternels.

Oge gada pi pou bada !
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